Depuis l'arrivée nocturne de Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), les forces de sécurité ont quadrillé la zone comme rarement auparavant. Objectif non dissimulé : empêcher l’opposant de tenir une réunion restreinte avec ses responsables locaux.
Dès 15h, l’axe Entrée Bepanda – École publique est hermétiquement fermé à toute circulation. Moto-taxis interdits, véhicules refoulés, passants interrogés. Le siège du MRC, où devait se tenir la réunion, est désormais inaccessible. Maurice Kamto, bloqué à Bonapriso sous haute surveillance, a dénoncé dans une déclaration vidéo cette atteinte à la liberté d’expression et de mouvement, rappelant que toutes les formalités avaient été remplies.
Une démonstration de force et un peuple en colère
Face à cette manœuvre musclée, les partisans du MRC ne reculent pas. À pied, en silence ou en chantant l’hymne national, ils convergent vers le siège du parti. Un acte de défi pacifique, mais puissant. Pour l’avocat et militant républicain Claude Assira, les méthodes utilisées par le régime sont « indignes », « radicalisantes » et « dangereusement rétrogrades ». Il alerte sur le risque d’embrasement : « Il suffirait d’une étincelle… »
Sur place, nos reporters témoignent d’un dispositif militaire impressionnant : Groupement mobile d’intervention, gendarmes, policiers en faction. À Bonapriso, seuls les riverains peuvent circuler. Le silence des autorités locales contraste avec la détermination populaire.
Un retour qui dérange
Après un meeting triomphal à Paris, Maurice Kamto rentrait au Cameroun pour une série de rencontres politiques locales. Son parti avait annoncé publiquement ses intentions. Mais la réaction préfectorale a été radicale : interdiction de réunion, blocus des artères stratégiques, surveillance renforcée du président du MRC.
Jean De Dieu Momo, ministre délégué à la Justice, a justifié les interdictions en interrogeant la légalité de la réunion : « Est-ce que la campagne est ouverte ? Est-ce que les candidatures ont été validées ? » Pour lui, ces activités sont prématurées, voire anarchiques.
En contrepoint, Michèle Ndoki salue la bravoure de ses concitoyens : « Le courage de ça ! Kamerun, Ekomboa Mwaye ! »
Douala on Lockdown: Maurice Kamto Under Siege, Supporters Defiant
A tense Sunday in Cameroon’s economic capital. The Grand Moulin neighborhood in Douala was effectively shut down after Maurice Kamto, leader of the Cameroon Renaissance Movement (MRC), attempted to hold a private meeting with local party officials.
Security forces swiftly surrounded the area, closed the major road between Entrée Bepanda and École Publique, and banned all motorbike taxis. Even private vehicles were blocked. Kamto, confined in Bonapriso under heavy police watch, released a video expressing shock and disapproval of the government’s actions, affirming that all legal protocols had been followed.
Popular Resistance Amid Police Suppression
Despite the crackdown, MRC supporters gathered in large numbers around the party headquarters, chanting and singing the national anthem in defiance. Human rights lawyer Claude Assira condemned the tactics as "shameful," "oppressive," and "unworthy of a republic," warning: "It only takes one spark for everything to explode."
Kamto's residence is under tight surveillance, and only neighborhood residents are allowed nearby. Forces from the GMI and national gendarmerie have locked down the area. According to our reports from, security forces have orders to prevent any public gathering.
Political Anxiety in Yaoundé
Kamto had just returned from a successful rally in Paris and planned a short visit to Douala before returning to Yaoundé. But his arrival triggered an aggressive response from local authorities. Wouri Prefect banned motorbike taxis and prohibited the scheduled meeting.
Minister Delegate for Justice Jean De Dieu Momo criticized Kamto’s actions as premature political campaigning. In contrast, former MRC women's vice president Michèle Ndoki praised the courage of Cameroonian citizens, writing: "Proud of my people today. Kamerun, Ekomboa Mwaye!"
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Ange NGO