DECLARATION SUR LE TRAFIC DE CARTES NATIONALES D'IDENTITÉ EN LIEN AVEC LE SCRUTIN PRÉSIDENTIEL À VENIR.
Grâce à la vigilance des Camerounais, nous avons connaissance d'une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Cette vidéo scandaleuse montre un individu, vraisemblablement un militant du RDPC si l'on en juge par son accoutrement, assis devant un important stock de cartes nationales d'identité.
Les commentaires qui accompagnent la vidéo font ressortir le nom d'un ancien député de la Vina, dans l'Adamaoua, monsieur Ali BACHIR, comme pouvant être celui qui, dans l'ombre, mettrait en place, avec les autorités de la police nationale et d'ELECAM, ce dispositif de fraudes électorales.
Cette vidéo, qui n'est pas une preuve isolée des fraudes électorales massives en préparation par le régime RDPC, ne présage rien de bon pour le scrutin présidentiel à venir.
Ces fraudes en préparation annoncent des temps difficiles pour notre pays : en 2018 où on s'était contenté de dénoncer les faux sondages, les faux observateurs internationaux de Transparency International, les trafics de cartes électorales, les exclusions de nos représentants de nombreux bureaux de vote, les achats de votes et autres formes de corruption électorale, la falsification des procès-verbaux, et j'en passe, et à la fin, comme vous l'avez vécu en direct, le Conseil Constitutionnel nous avait volé la victoire;
Pour le scrutin présidentiel de 2025, le Peuple du Changement par l'Alternance ne tolérera plus cette barbarie des fraudes électorales d'où qu'elles viennent.
Il faut mettre fin immédiatement à ces actes de provocation du peuple camerounais, ces actes criminels contre l'État de droit et la démocratie. Ils ne pourront plus rester impunis.
Aussi, j'invite monsieur le Délégué Général à la Sûreté nationale, qui s'est remis, je l'espère, des secousses des routes défoncées, à s'expliquer sur ces scandales récurrents au sujet des cartes nationales d'identité en lien avec les élections à venir.
Car à la lumière de la vidéo sus-citée, la responsabilité de la police nationale est désormais engagée sur tout ce qui adviendra lors du prochain scrutin présidentiel en lien avec les fraudes électorales basées sur l'utilisation de la carte nationale d'identité.
Le directeur général d'ELECAM doit expliquer aux Camerounais pourquoi tous les cas allégués de préparation des fraudes électorales mettent toujours en scène son organisme et le parti au pouvoir, le RDPC.
Or voici que ce parti est, une fois encore, au cœur des préparatifs des fraudes électorales. L'obligation de loyauté de son président national, monsieur Paul BIYA, envers la République lui impose de s'expliquer sur ces implications répétées de son parti dans ces fraudes électorales endémiques. La réaction déterminée des populations de Massagam, dans le Département du Noun, Région de l'Ouest, en avril 2024 à la suite de la découverte des kits d'inscription sur les listes électorales et de production de cartes nationales d'identité clandestins chez un militant du RDPC devrait conduire le président national de ce parti à se désolidariser expressément de toutes les fraudes électorales en cours à son profit. Au risque de voir sa responsabilité personnelle engagée en cas de crise pré ou post-électorale dans notre pays.
Les autorités judiciaires, en ce qui les concerne, doivent ouvrir de toute urgence une enquête sur ce scandale électoral aux conséquences incalculables pour la paix dans notre pays.
Monsieur Ali BACHIR, membre du comité central du RDPC et président de section de ce parti dans la Vina, dont le nom est cité dans la vidéo doit être interpellé pour enquête.
Fait à Yaoundé le 19/12/2024
Le Président National du MRC,
Maurice KAMTO
A STATEMENT ON THE TRAFFICKING OF NATIONAL ID CARDS IN CONNECTION WITH THE UPCOMING PRESIDENTIAL ELECTIONS.
Thanks to the vigilance of Cameroonians, we are aware of a video that has gone viral on social networks. This scandalous video shows an individual, probably a CPDM activist judging by his attire, sitting in front of a large stock of national identity cards.
The comments accompanying the video mention the name of Ali Bachir, a former member of parliament for the Vina in Adamaoua, as the person who, behind the scenes, is allegedly setting up this electoral fraud scheme with the national police and ELECAM authorities.
This video, which is not isolated evidence of the massive electoral fraud being prepared by the CPDM regime, does not augur well for the forthcoming presidential elections.
These frauds in the making herald difficult times for our country: in 2018, we were content to denounce the fake polls, the fake international observers from Transparency International, the trafficking of electoral cards, the exclusion of our representatives from many polling stations, the buying of votes and other forms of electoral corruption, the falsification of reports (procès verbaux), and so on, and in the end, as you experienced live, the Constitutional Council stole victory from us;
For the 2025 presidential election, the People of Change through Alternance will no longer tolerate this barbaric electoral fraud, wherever it may come from.
These acts of provocation of the Cameroonian people, these criminal acts against the rule of law and democracy, must be stopped immediately. They can no longer go unpunished.
I also invite the General Delegate for National Security, who I hope has recovered from the shocks of the broken roads, to explain these recurring scandals concerning national identity cards in connection with the forthcoming elections.
In the light of the above-mentioned video, the responsibility of the national police is now engaged for everything that will happen during the next presidential elections in connection with electoral fraud based on the use of the national identity card.
The Director General of ELECAM must explain to Cameroonians why all the alleged cases of electoral fraud always involve his organisation and the ruling CPDM party.
Yet once again, this party is at the heart of the preparations for electoral fraud. The obligation of loyalty of its national president, Mr Paul BIYA, to the Republic requires him to explain the repeated involvement of his party in these endemic electoral frauds. The determined reaction of the people of Massagam, in the Division of Noun, Western Region, in April 2024 following the discovery of clandestine voter registration and national identity card production kits at the home of a CPDM militant should lead the National President of this party to expressly disassociate himself from all electoral fraud currently being perpetrated for his benefit. At the risk of being held personally liable in the event of a pre- or post-electoral crisis in our country.
The judicial authorities, for their part, must urgently open an enquiry into this electoral scandal with incalculable consequences for peace in our country.
Mr Ali BACHIR, member of the CPDM central committee and president of the CPDM section in Vina, whose name is mentioned in the video, must be arrested for investigation.
Done in Yaoundé on 19/12/2024
The National President of the CRM,
Maurice KAMTO