Publicité

L'hôpital de référence de Buéa abandonné dans la broussaille

Comme la plupart de grands travaux dans les régions anglophones du Cameroun, cette formation sanitaire qui devait améliorer les conditions de vie des populations est à l'abandon.

Publicité





L'attaque séparatiste qui a couté la vie au la vie la 2 mars dernier au sous préfet et au maire  d'Ekondo Titi en autres dans la région du Sud-Ouest, marque la recrudescence de la violence dans ces régions anglophones crisogènes.





Lire aussi : Le gouvernement camerounais confirme le décès du sous préfet et du maire d'Ekondo Titi dans une attaque séparatiste





Les symboles de l'Etat sont de plus en plus attaqués, lorsqu'ils ne sont pas simplement abandonnés, comme c'est le cas de l'hôpital de référence de Buéa.



Tout ceci au détriment de la population locale qui n'aspire qu'au bien être et au retour de la paix.



Tataw A. regrette que les travaux de cet hôpital qui employait plusieurs techniciens comme lui soient abandonnés. Il comprend cependant la décision des autorités, car la sécurité des travailleurs était devenue impossible avec les balles qui sifflaient tous les jours autour du chantier.



Malheureusement, pour certaines interventions sanitaires, l'on est obligé de transférer les malades dans la ville de Douala dans le Littoral, à cause du plateau technique de moindre qualité. Un déficit que cet hôpital devait combler, que la guerre empêche jusqu'aujourd'hui.



Les régions anglophones du Cameroun sont frappés par un violent conflit qui oppose l'armée régulière à des séparatistes qui réclament l'indépendance de leurs régions.



Le conflit a déjà fait plus de 18 000 morts et un million de réfugiés et déplacés internes selon des ONGs locales internationales et 3 000 selon le gouvernement.



Le Sénat américains menace de sanctions ciblées les différents protagonistes gouvernementaux et séparatistes qui violent les Droits de l'Homme.



Plusieurs partis de l'opposition réunis au sein des forces pour le changement, la sécurité et la paix au Cameroun ont débuté le 22 septembre 2020 une série de manifestations pour demander au gouvernement de mettre fin à cette guerre.





 

Lucien ABEMBE (Stagiaire)

Publicité