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Carburants, gaz et solaire : les trois batailles énergétiques qui coûtent cher au Cameroun

Le gasoil importé coûte désormais 984 FCFA le litre au Cameroun. Entre subventions record, 853 milliards de retombées annoncées par Golar LNG et offensive du solaire, découvrez les enjeux du secteur énergétique.

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Énergie au Cameroun : le gasoil flambe, le gaz de Kribi rapporte gros et le solaire veut conquérir les ménages


Entre la flambée du coût d'importation des carburants, le bilan financier du projet gazier Hilli Episeyo et l'arrivée de nouvelles offres solaires, le secteur énergétique camerounais traverse une période de profondes mutations. Derrière les chiffres, trois enjeux se dessinent : la soutenabilité des subventions publiques, la valorisation des ressources gazières et la recherche d'alternatives aux défaillances de l'approvisionnement électrique.


Le secteur énergétique camerounais est à la croisée des chemins. Alors que le gouvernement continue de supporter une partie importante du coût réel des carburants pour préserver les prix à la pompe, le départ du navire-usine Hilli Episeyo met fin à huit années d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au large de Kribi. Dans le même temps, de nouveaux opérateurs misent sur le solaire pour répondre aux besoins des ménages et des entreprises confrontés aux interruptions d'électricité.


Ces évolutions révèlent les tensions qui traversent l'économie énergétique nationale : dépendance aux importations pétrolières, poids croissant des compensations publiques, retombées des projets gaziers et émergence de solutions décentralisées de production électrique.


Gasoil : le coût d'importation atteint 984 FCFA le litre


La pression sur les finances publiques reste particulièrement visible dans la structure des prix des produits pétroliers. Selon la nouvelle grille de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), applicable du 1er au 30 novembre 2026 au dépôt de Douala-Bonabéri, le coût d'importation du gasoil atteint désormais 984,46 FCFA le litre, contre 974,93 FCFA en octobre.


Cette progression de 9,53 FCFA porte le soutien unitaire inscrit dans la structure tarifaire à 439,83 FCFA par litre, contre 430,30 FCFA un mois auparavant. Pourtant, le prix réglementé à la pompe reste fixé à 828 FCFA à Douala. Autrement dit, le seul coût d'importation dépasse déjà de 156,46 FCFA le prix payé par le consommateur.


La situation est encore plus marquée pour le pétrole lampant. Sa compensation unitaire grimpe à 722,34 FCFA le litre en novembre, contre 660,09 FCFA en octobre, soit une augmentation de 62,25 FCFA (+9,4 %). Son coût d'importation atteint 912,93 FCFA, alors que le prix de détail reste maintenu à 350 FCFA.


Le super affiche une évolution différente. Son coût d'importation recule légèrement, passant de 702,60 à 701,82 FCFA le litre. Le soutien unitaire baisse également, de 205,76 à 204,98 FCFA, tandis que son prix à la pompe demeure fixé à 840 FCFA.


La progression du gasoil reste néanmoins spectaculaire sur plusieurs mois. Entre septembre et octobre, son coût d'importation avait bondi de 114,83 FCFA, soit 13,4 %. La hausse ralentit à 0,98 % entre octobre et novembre. Mais depuis juillet, lorsque ce coût s'établissait à 653,85 FCFA, il a augmenté de 330,61 FCFA, soit 50,6 %. Le soutien inscrit dans la structure tarifaire a progressé exactement dans les mêmes proportions, passant de 109,22 à 439,83 FCFA par litre.


Des subventions qui accentuent la pression budgétaire


Cette évolution intervient dans un contexte de contraintes budgétaires. Dans un entretien publié le 14 octobre 2026 par Investir au Cameroun, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, avait évalué à 57 milliards de FCFA le soutien aux carburants pour le seul mois de septembre.


Le Fonds monétaire international (FMI) avait également averti, le 1er octobre, que le niveau élevé des subventions aux carburants contribuerait à une nouvelle dégradation du solde budgétaire camerounais en 2026.


Il convient toutefois de distinguer le soutien unitaire affiché dans la structure des prix de la dépense réellement exécutée par l'État. Les 439,83 FCFA par litre pour le gasoil ou les 722,34 FCFA pour le pétrole lampant ne permettent pas, à eux seuls, de calculer la facture budgétaire totale. Celle-ci dépend notamment des volumes concernés, des compensations reconnues et des paiements effectivement réalisés.


La structure tarifaire montre néanmoins comment s'opère le mécanisme. Pour le gasoil, le prix du produit importé est de 848,53 FCFA le litre. Après intégration des droits de douane, de la TVA, des prélèvements et des frais liés à l'importation, le coût atteint 984,46 FCFA. Le soutien de 439,83 FCFA contribue ensuite à ramener le prix d'entrée au dépôt de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) à 565,37 FCFA TTC.


Le prix final de 828 FCFA intègre encore plusieurs charges, notamment 65 FCFA de taxe spéciale sur les produits pétroliers, 54,50 FCFA de péréquation transport, 47,88 FCFA de soutien à la raffinerie et 22,50 FCFA destinés à la modernisation des infrastructures.


Gaz de Kribi : Golar LNG revendique plus de 853 milliards de FCFA de retombées


Pendant que les importations de carburants pèsent sur les finances publiques, le bilan du projet gazier Hilli Episeyo apporte un autre éclairage sur la valorisation des ressources naturelles camerounaises.


Selon Golar LNG, l'exploitation de ce navire-usine au large de Kribi a généré plus de 1,5 milliard de dollars de flux financiers au bénéfice d'intérêts liés à l'État camerounais entre 2018 et 2026. Converti au taux de change du 13 août 2026, ce montant représente plus de 853 milliards de FCFA.


Ce chiffre figure dans le bilan présenté aux investisseurs par le groupe à l'issue de son contrat de huit ans au Cameroun. Il est également repris dans son rapport environnemental, social et de gouvernance (ESG) 2025, publié le 23 octobre 2026.


Mais attention à l'interprétation : ces 853 milliards de FCFA ne correspondent pas nécessairement à des recettes directement encaissées par le Trésor public. Golar parle de revenus monétaires générés pour des intérêts de l'État camerounais sans fournir de ventilation détaillée des bénéficiaires.


Il reste donc impossible, sur la base des informations publiées, de déterminer la part revenant à la Société nationale des hydrocarbures (SNH), celle éventuellement transférée au budget de l'État ou les autres flux associés aux intérêts publics camerounais.


La conversion repose par ailleurs sur une contre-valeur indicative calculée à partir du cours publié par la Banque de France le 13 août 2026. Elle ne constitue pas une reconstitution des recettes effectivement encaissées au cours des huit années d'exploitation.


Plus de 45 milliards de FCFA d'achats auprès des fournisseurs locaux


Au-delà des flux financiers revendiqués, Golar met en avant les retombées économiques locales de son activité. Le groupe affirme avoir consacré plus de 80 millions de dollars aux achats de biens et services auprès de fournisseurs camerounais pendant la durée du projet, soit environ 45,5 milliards de FCFA.


Plus de 70 entreprises et prestataires locaux auraient participé aux opérations. En 2025, les achats locaux auraient atteint 12 millions de dollars, soit environ 6,8 milliards de FCFA, hors salaires.


Sur le volet de l'emploi, l'entreprise déclare avoir employé plus de 100 Camerounais pendant le projet. Le personnel local aurait représenté plus de 40 % des effectifs embarqués à bord du Hilli Episeyo.


Le groupe mentionne également 400 formations organisées, plus de 30 promotions accordées à des salariés camerounais et 70 bénéficiaires de dispositifs de soutien éducatif, notamment des bourses universitaires et des aides à la formation professionnelle.


Ces chiffres restent toutefois des indicateurs communiqués par l'entreprise. Les publications disponibles ne détaillent ni le montant total des salaires versés localement, ni la valeur des contrats obtenus par chaque fournisseur.


10,79 millions de tonnes de GNL exportées avant le départ du Hilli Episeyo


Sur le plan industriel, le bilan est tout aussi significatif. Entre juin 2018 et juillet 2026, le Hilli Episeyo a produit 10,79 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié, réparties sur 156 cargaisons.


La dernière cargaison a été chargée le 27 juillet 2026. Le 4 août suivant, le navire a quitté les eaux camerounaises, accompagné de deux remorqueurs, pour rejoindre les chantiers Seatrium à Singapour.


Golar LNG prévoit d'y réaliser des travaux de modernisation et de prolongation de la durée d'exploitation de l'installation avant son redéploiement en Argentine. Son nouveau contrat de vingt ans avec Southern Energy SA doit débuter au second semestre 2027.


Ce départ marque la fin de huit années de production de GNL destiné à l'exportation au large de Kribi. Dans une note publiée le 5 juillet 2026, la SNH avait expliqué cette décision par le déclin naturel du gisement exploité et la diminution de la rentabilité de l'installation sur ce champ.


L'entreprise publique avait néanmoins précisé que le gaz naturel provenant des champs encore en production continuerait d'alimenter la centrale thermique de Kribi, exploitée par Kribi Power Development Company (KPDC), pour la production d'électricité.


La SNH indiquait également que d'autres contrats d'achat de gaz avec de grandes entreprises étaient en négociation. Leur conclusion n'avait toutefois pas été annoncée.


Golar LNG n'exclut pas un retour au Cameroun. Son directeur général, Karl Fredrik Staubo, a exprimé le souhait de collaborer de nouveau avec la SNH et Perenco sur des projets de valorisation du gaz. Aucun nouveau contrat n'a cependant été annoncé.


Solaire : META Energy propose du courant à 133 FCFA le kWh


Alors que le pays cherche à sécuriser son approvisionnement énergétique, le solaire attire de nouveaux investisseurs. Le 27 octobre 2026 à Yaoundé, META Energy a officiellement lancé ses activités en partenariat avec la société canadienne Eclipse Énergies Renouvelables.


Filiale du groupe META Invest, l'entreprise propose des installations solaires avec batteries, financées par des paiements échelonnés sur dix ans. Son positionnement cible notamment les ménages et les entreprises qui souhaitent réduire leur dépendance au réseau électrique et aux groupes électrogènes.


La formule résidentielle la plus puissante nécessite un versement initial de 499 900 FCFA, suivi de mensualités de 49 900 FCFA. Sur dix ans, le client débourse ainsi 6,49 millions de FCFA avant de devenir propriétaire de son installation.


Selon les caractéristiques commerciales communiquées par l'entreprise, le système peut fournir 13,4 kWh d'électricité par jour, dont 9,2 kWh pendant la nuit.


En supposant que cette production soit effectivement atteinte et intégralement consommée quotidiennement pendant dix ans, le coût théorique ressort à environ 133 FCFA le kWh. Ce calcul englobe les équipements, l'installation, le financement et l'entretien.


À titre de comparaison, le tarif réglementé applicable aux ménages consommant entre 401 et 800 kWh par mois est de 94 FCFA hors taxes, soit environ 112 FCFA TTC. Sur cette base, l'offre de META Energy revient théoriquement environ 18 % plus cher que le tarif résidentiel comparable.


La référence tarifaire est celle précédemment publiée sous Eneo et utilisée pour Socadel, la société publique qui lui a succédé après le rachat par l'État camerounais des 51 % du capital détenus par le fonds britannique Actis.


Cette comparaison doit cependant être interprétée avec prudence. La production réelle des installations, le niveau de consommation des ménages et les performances des batteries peuvent modifier sensiblement le coût effectif. META Energy n'a pas non plus précisé si les prix annoncés incluent la TVA.


Une deuxième formule à 181 FCFA le kWh


META Energy commercialise également une installation résidentielle de capacité inférieure, avec un versement initial de 249 900 FCFA et des mensualités de 24 900 FCFA.


Présenté comme capable de fournir 4,9 kWh par jour, dont 2,7 kWh pendant la nuit, ce système est destiné à alimenter des équipements courants tels qu'un réfrigérateur, un téléviseur, des ventilateurs et des appareils de connexion à Internet.


Sur dix ans, le montant total à payer atteint 3,24 millions de FCFA. Rapporté à la production quotidienne annoncée, cela correspond à un coût théorique d'environ 181 FCFA par kWh.


La comparaison avec le tarif réglementé est moins favorable : celui-ci est de 79 FCFA hors taxes pour les ménages situés dans la tranche de consommation de 111 à 400 kWh mensuels.


Paradoxalement, la formule la plus puissante est donc plus coûteuse à l'achat, mais moins chère par unité d'électricité théoriquement produite.


Pour les consommateurs, l'enjeu sera de vérifier la production réellement disponible, l'autonomie des batteries et la durée de vie des équipements avant de s'engager sur dix années de paiements.


Les coupures d'électricité ouvrent un nouveau marché


L'intérêt commercial de ces installations solaires s'explique aussi par les difficultés persistantes de l'approvisionnement électrique.


Selon l'enquête Enterprise Surveys 2024 de la Banque mondiale, 93,3 % des entreprises interrogées au Cameroun ont déclaré subir des coupures d'électricité. La moyenne atteint 10,4 interruptions par mois, contre 6,9 en Afrique subsaharienne.


Cette enquête porte sur 615 entreprises formelles et ne représente donc pas l'ensemble des acteurs économiques du pays. Elle donne néanmoins une indication de l'ampleur des difficultés rencontrées par les opérateurs.


Pour les commerces, restaurants, hôtels et entreprises de services, une interruption de courant peut entraîner des dépenses supplémentaires et perturber les activités. Le coût réel de l'électricité ne se limite donc pas à la facture payée au fournisseur : il faut aussi intégrer les groupes électrogènes, le carburant, la maintenance et les éventuelles pertes d'exploitation.


META Energy propose une troisième formule destinée aux commerces, aux industries et aux grandes propriétés. Son prix n'est pas standardisé et doit être déterminé après une évaluation des besoins du client.


Pour cette clientèle professionnelle, le véritable enjeu sera de comparer le coût cumulé de l'électricité achetée à Socadel et des équipements de secours avec celui d'une installation solaire complète. Les informations disponibles ne permettent pas encore de déterminer quel modèle est le plus économique.


META Energy vise 2 500 installations en 2027


L'entreprise affiche des ambitions commerciales importantes. Elle prévoit de réaliser 400 installations avant la fin de 2026, puis de porter ce nombre à 2 500 en 2027.


META Energy annonce également la création de plus de 50 emplois directs et envisage une expansion au Gabon en 2027, avant de cibler le Tchad et la République centrafricaine.


Le modèle de paiement sur dix ans représente cependant un défi financier. Pour les deux offres résidentielles, plus de 92 % des sommes dues doivent être encaissées progressivement sur cette période. L'entreprise doit donc mobiliser les ressources nécessaires pour financer les équipements et les installations avant de percevoir l'intégralité des paiements.


Plusieurs paramètres restent également à documenter : les performances réelles des équipements, la durée d'autonomie des batteries pendant les coupures prolongées, leur comportement après plusieurs jours de faible ensoleillement et les conditions précises de maintenance.


Un secteur énergétique face à trois défis majeurs


Les évolutions observées en novembre 2026 mettent en évidence trois problématiques complémentaires pour le Cameroun.


La première concerne la dépendance aux importations pétrolières et le coût croissant du maintien des prix administrés. La deuxième porte sur la capacité du pays à transformer ses ressources gazières en recettes publiques clairement identifiables, en emplois et en valeur ajoutée locale. La troisième concerne la diversification de l'approvisionnement électrique, avec l'émergence d'opérateurs privés proposant des solutions solaires financées sur plusieurs années.


Le défi ne consiste donc pas uniquement à produire davantage d'énergie. Il s'agit également de réduire le coût de l'approvisionnement, de garantir la continuité du service, d'améliorer la transparence des retombées économiques et de rendre les alternatives accessibles aux ménages comme aux entreprises.


Entre les subventions qui pèsent sur le budget, les ressources gazières à mieux valoriser et les promesses du solaire, le Cameroun doit désormais trouver un équilibre entre sécurité énergétique, soutenabilité financière et pouvoir d'achat.












Cameroon’s Energy Sector: Rising Fuel Costs, Kribi Gas Revenues and Solar Power Ambitions


As fuel import costs continue to rise, Cameroon faces growing pressure from petroleum subsidies. Meanwhile, the departure of the Hilli Episeyo marks the end of eight years of LNG exports off Kribi, while new solar energy providers are seeking to tap into the market created by persistent electricity shortages.


Cameroon's energy sector is undergoing significant changes. The government is struggling to contain the financial burden of keeping fuel prices affordable, the departure of the Hilli Episeyo has ended a major phase of offshore liquefied natural gas production, and private companies are increasingly promoting solar installations as alternatives to unreliable electricity supplies.


These developments highlight three major challenges: dependence on imported petroleum products, the economic returns from natural gas resources, and the need to diversify electricity generation.


Diesel import costs reach CFAF 984 per litre


The latest pricing structure published by Cameroon's Hydrocarbons Price Stabilisation Fund (CSPH), covering November 1–30, 2026, shows that the import cost of diesel has reached CFAF 984.46 per litre, up from CFAF 974.93 in October.


The CFAF 9.53 increase has pushed the government support component to CFAF 439.83 per litre, compared with CFAF 430.30 a month earlier. However, the regulated retail price in Douala remains unchanged at CFAF 828 per litre. The import cost alone is therefore CFAF 156.46 higher than the price paid by consumers.


Kerosene faces an even greater subsidy requirement. Its government compensation component has increased to CFAF 722.34 per litre, from CFAF 660.09 in October, representing a 9.4% increase. Its import cost stands at CFAF 912.93, while the retail price remains fixed at CFAF 350.


Premium petrol is following a different trend. Its import cost has slightly decreased from CFAF 702.60 to CFAF 701.82 per litre. The corresponding government support has also fallen from CFAF 205.76 to CFAF 204.98, while the pump price remains CFAF 840.


Diesel import costs have nevertheless increased by 50.6% since July 2026, rising from CFAF 653.85 to CFAF 984.46 per litre. The government support component has increased by the same amount, from CFAF 109.22 to CFAF 439.83.


Fuel subsidies add to fiscal pressure


The rising cost of maintaining regulated fuel prices is placing additional pressure on public finances.


In an interview published on October 14 by Investir au Cameroun, Finance Minister Louis Paul Motaze estimated government fuel support at CFAF 57 billion for September 2026 alone.


The International Monetary Fund (IMF) also warned on October 1 that substantial fuel subsidies would contribute to a further deterioration of Cameroon's fiscal balance in 2026.


However, the per-litre support figures in the pricing structure should not be confused with actual government expenditure. The final budgetary cost depends on the volumes concerned, recognised compensation claims and payments effectively made.


For diesel, the imported product costs CFAF 848.53 per litre. After customs duties, VAT, other levies and import-related charges, the cost rises to CFAF 984.46. Government support of CFAF 439.83 then helps reduce the price entering the Cameroon Petroleum Depots Company (SCDP) depot to CFAF 565.37, including tax.


The final retail price also incorporates distribution costs and other charges, including CFAF 65 in special petroleum product tax, CFAF 54.50 in transport equalisation, CFAF 47.88 in refinery support and CFAF 22.50 allocated to infrastructure modernisation.


Kribi gas project: Golar LNG reports more than CFAF 853 billion in financial flows


While imported fuel costs are putting pressure on government finances, the financial assessment of the Hilli Episeyo project highlights another dimension of Cameroon's energy industry.


According to Golar LNG, the operation of its floating liquefied natural gas facility off Kribi generated more than US$1.5 billion in financial flows benefiting interests linked to the Cameroonian state between 2018 and 2026.


Using the exchange rate applicable on August 13, 2026, this represents more than CFAF 853 billion.


The figure was presented to investors following the completion of Golar's eight-year contract in Cameroon and was also included in the company's Environmental, Social and Governance (ESG) report for 2025, published on October 23, 2026.


However, Golar has not provided a detailed breakdown of these financial flows. The amount should therefore not be interpreted as CFAF 853 billion directly collected by the Cameroonian Treasury.


The available documents do not establish how much went to the National Hydrocarbons Corporation (SNH), how much may have been transferred to the state budget, or what other public interests benefited from the project.


More than CFAF 45 billion spent on local suppliers


Golar also highlights the project's contribution to the domestic economy.


The company says it spent more than US$80 million on goods and services purchased from Cameroonian suppliers over the project's lifetime, equivalent to approximately CFAF 45.5 billion.


More than 70 local companies and service providers reportedly participated in the operations. In 2025 alone, local procurement reached US$12 million, or approximately CFAF 6.8 billion, excluding salaries.


Regarding employment, Golar says it employed more than 100 Cameroonians during the project. Local workers accounted for over 40% of the offshore workforce.


The company also reports 400 training programmes, more than 30 promotions awarded to Cameroonian employees and 70 beneficiaries of educational support initiatives, including university scholarships and vocational training assistance.


These figures are company-reported indicators. The published documents do not provide a detailed breakdown of local salaries or the value of contracts awarded to individual suppliers.


10.79 million tonnes of LNG exported before the vessel's departure


Between June 2018 and July 2026, the Hilli Episeyo produced 10.79 million tonnes of liquefied natural gas across 156 cargoes.


The final cargo was loaded on July 27, 2026. On August 4, the vessel left Cameroonian waters with the assistance of two tugboats, heading for the Seatrium shipyards in Singapore.


Golar plans to modernise the facility and extend its operational life before redeploying it to Argentina. A new 20-year contract with Southern Energy SA is scheduled to begin in the second half of 2027.


The departure marks the end of eight years of LNG production for export off the coast of Kribi.


In a statement published on July 5, 2026, the SNH attributed the end of operations to the natural decline of the exploited gas field and the reduced profitability of the installation at that location.


The state-owned company nevertheless indicated that natural gas from fields still in production would continue to supply the Kribi thermal power plant, operated by Kribi Power Development Company (KPDC).


The SNH also said negotiations were underway for additional gas purchase agreements with major companies, without announcing any concluded contracts.


Golar LNG has not ruled out returning to Cameroon. Its chief executive, Karl Fredrik Staubo, expressed interest in working again with the SNH and Perenco on future gas development projects. No new agreement has yet been announced.


Solar power: META Energy offers electricity at CFAF 133 per kWh


As Cameroon seeks to improve electricity supply, solar power is attracting new private investment.


On October 27, 2026, in Yaoundé, META Energy officially launched its operations in partnership with Canadian company Eclipse Renewable Energy.


A subsidiary of META Invest Group, META Energy markets solar installations equipped with batteries and financed through a ten-year payment plan.


Its largest residential package requires an initial payment of CFAF 499,900, followed by monthly instalments of CFAF 49,900. The total amount paid over ten years reaches CFAF 6.49 million, after which the customer becomes the owner of the installation.


According to the company's specifications, the system can generate 13.4 kWh of electricity daily, including 9.2 kWh at night.


Assuming that the advertised production is achieved and fully consumed every day for ten years, the theoretical cost amounts to approximately CFAF 133 per kWh.


This figure includes equipment, installation, financing and maintenance costs.


For comparison, the regulated residential electricity tariff for households consuming between 401 and 800 kWh per month stands at CFAF 94 excluding VAT, or approximately CFAF 112 including VAT.


On this basis, META Energy's largest residential package is theoretically around 18% more expensive than the comparable regulated electricity tariff.


However, this comparison remains indicative. Actual production, household consumption and battery performance will determine the effective cost. META Energy has also not specified whether its advertised prices include VAT.


A smaller package costs CFAF 181 per kWh


META Energy also offers a smaller residential installation requiring an initial payment of CFAF 249,900 and monthly instalments of CFAF 24,900.


The system is advertised as capable of generating 4.9 kWh per day, including 2.7 kWh at night. It is designed to power household appliances such as refrigerators, televisions, fans and internet equipment.


Over ten years, the total payment reaches CFAF 3.24 million. Based on the advertised daily output, this represents a theoretical cost of approximately CFAF 181 per kWh.


The comparable regulated tariff for households consuming between 111 and 400 kWh per month is CFAF 79 excluding VAT.


Interestingly, the larger installation is more expensive overall but offers a lower theoretical cost per unit of electricity produced.


Actual savings will depend on the system's performance, household consumption and the additional energy expenses it can eliminate.


Electricity outages create opportunities for solar providers


The commercial potential of solar installations is closely linked to Cameroon's electricity supply challenges.


According to the World Bank's 2024 Enterprise Surveys, 93.3% of surveyed companies in Cameroon reported experiencing power outages. The average number of interruptions reached 10.4 per month, compared with 6.9 across Sub-Saharan Africa.


The survey covered 615 formal businesses and does not represent every economic activity in the country. Nevertheless, it illustrates the difficulties faced by many companies.


For shops, restaurants, hotels and service businesses, power interruptions can generate additional costs and disrupt operations.


The real cost of electricity therefore goes beyond the regulated tariff. Businesses must also account for backup generators, fuel, maintenance and potential operating losses.


META Energy is also targeting businesses, industries and large properties through a third package whose price is determined after an assessment of customer requirements.


For these customers, the relevant comparison is between the combined cost of electricity purchased from Socadel and existing backup systems, and the cost of installing and operating a solar system.


Available information is not yet sufficient to establish which solution is more economical.


META Energy targets 2,500 installations in 2027


The company has announced ambitious expansion plans.


META Energy expects to complete 400 installations before the end of 2026 and aims to reach 2,500 installations in 2027.


It also plans to create more than 50 direct jobs and is considering expansion into Gabon in 2027, followed by Chad and the Central African Republic.


However, its ten-year financing model presents a significant funding challenge. More than 92% of the amounts owed under the two residential packages are expected to be collected gradually over ten years.


The company must therefore finance equipment and installation costs before receiving the full payments from customers. The precise funding arrangements for this expansion have not been disclosed.


Other issues also require independent verification, particularly actual electricity production, battery autonomy during prolonged outages and performance after several days of limited sunshine.


Three major challenges for Cameroon's energy future


The developments of November 2026 reveal three interconnected challenges for Cameroon.


First, the country must manage its dependence on imported petroleum products and the growing fiscal cost of maintaining regulated fuel prices.


Second, it must ensure that its natural gas resources generate clearly identifiable public revenues, local employment and greater domestic economic value.


Third, it must diversify electricity supply while making alternative energy solutions financially accessible to households and businesses.


The challenge is no longer simply to produce more energy. Cameroon must also reduce supply costs, improve service reliability, strengthen transparency around the economic benefits of energy projects and expand access to reliable electricity.


With rising fuel subsidies, the end of the Hilli Episeyo's LNG operations and the emergence of private solar providers, the country's energy transition is entering a new phase.






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Mouahna Divine





 
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