Trump sort les griffes, Xi joue l’arbitre, le pétrole tremble : le Moyen-Orient en mode prolongations dangereuses
Le président américain Donald Trump n’y va pas avec le dos de la cuillère. Lors d’un meeting dans l’Iowa, à la veille des midterms du 3 novembre, il a martelé : « La seule raison pour laquelle nous n’en avons pas fini avec l’Iran, c’est que je veux être gentil. Je veux essayer de préserver toutes les vies si je le peux. » Et d’ajouter, avant le rassemblement, face aux journalistes : « Nous allons régler cela très bientôt d’une manière ou d’une autre. Soit ils concluent un accord, soit nous y mettons simplement fin. »
Le locataire de la Maison-Blanche avait pourtant assuré le 8 octobre qu’aucune frappe n’était prévue avant les élections. Samedi, il parlait de négociations qui « progressent bien », tout en doutant ouvertement de la bonne foi de Téhéran. Selon Axios, il n’aurait pas l’intention de reprendre les frappes immédiatement après le scrutin, préférant encore miser sur le dialogue. Mais le ton a changé.
À Mar-a-Lago, Trump a été encore plus direct : « Nous avons détruit presque tout leur armement… Il nous reste à nous occuper d’un ou deux sites, c’est une affaire d’une dizaine de minutes. » Et de citer nommément « la montagne de la Pioche » (Kuh-e Kolang Gaz La), site que l’Iran qualifie d’allégations sans fondement.
Dans le même temps, le journaliste américain Tucker Carlson a mis le feu aux poudres sur X. Selon lui, sous la pression du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, affaibli par les récentes législatives, l’administration Trump pourrait envisager une frappe nucléaire d’ici quelques jours sur cette même montagne, seule option capable, d’après lui, de percer une protection de près de 100 mètres. Carlson précise toutefois que Trump n’a pas encore tranché et écoute encore ses conseillers, dont le vice-président JD Vance et l’émissaire Steve Witkoff, plutôt favorables à un accord.
Face à cette escalade verbale, le président chinois Xi Jinping a sorti le carton jaune. En recevant le sultan d’Oman Haïtham ben Tariq Al Saïd à Pékin, il a déclaré clairement : « Le Moyen-Orient et la région du Golfe ne doivent pas devenir une arène de rivalité entre les grandes puissances et de conflits géopolitiques. » La Chine, a-t-il insisté, continue de pousser pour un règlement politique et diplomatique et pour un « foyer commun » fondé sur le bon voisinage, le développement et la sécurité.
Sur le terrain, la tension n’est pas que verbale. L’agence britannique UKMTO a rapporté qu’un pétrolier a été touché par deux projectiles non identifiés à 72 milles nautiques à l’est de Ras al-Khafji, en Arabie saoudite, dans le golfe Persique. L’équipage est sain et sauf, aucun impact environnemental signalé. Mais le message est passé.
Résultat immédiat sur les marchés : le contrat à terme du Brent pour livraison en janvier est tombé sous les 111 dollars le baril pour la première fois depuis le 22 octobre, évoluant autour de 110,68-110,98 dollars.
Le match est donc lancé. Trump pousse, Netanyahou presse, Carlson alerte, Xi arbitre, un pétrolier est touché et le pétrole tremble. Les négociations avancent… ou pas. Téhéran refuse les accusations sur de nouveaux sites. Et le monde retient son souffle, en attendant de savoir si les prolongations seront diplomatiques ou autrement plus dures.
Dans ce match à haut risque, chaque déclaration peut faire basculer le score. Reste à voir qui marquera le prochain but… ou la prochaine faute.
Trump Flexes Muscles, Xi Calls for Calm, Oil Shudders: Middle East Enters Dangerous Extra Time
US President Donald Trump is not holding back. At a rally in Iowa ahead of the November 3 midterms, he declared: “The only reason we haven’t finished with Iran is that I want to be nice. I want to try to preserve all lives if I can.” Earlier, he told reporters: “We’re going to settle this very soon one way or another. Either they make a deal, or we simply put an end to it.”
Trump had said on October 8 that no strikes were planned before the elections. On Saturday he claimed talks with Tehran were progressing well while openly questioning Iran’s good faith. According to Axios, he does not intend to resume strikes immediately after the midterms and still prefers negotiations. Yet his tone has hardened.
At Mar-a-Lago he stated: “We’ve destroyed almost all their weaponry… We still have one or two sites left to deal with—that’s a matter of about ten minutes.” He specifically named “Pickaxe Mountain” (Kuh-e Kolang Gaz La), claims Iran dismisses as baseless.
Meanwhile, American commentator Tucker Carlson raised the temperature on X, writing that under pressure from Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu—weakened by recent elections—the Trump administration could strike Iran with a nuclear weapon within days, targeting the same mountain. Carlson noted that Trump has not yet decided and is still consulting advisers, including Vice President JD Vance and special envoy Steve Witkoff, who favour a deal.
Chinese President Xi Jinping issued a clear warning. Meeting Oman’s Sultan Haitham bin Tariq Al Said in Beijing, he said: “The Middle East and the Gulf region must not become an arena for great-power rivalry and geopolitical conflict.” China, he added, continues to push for political and diplomatic solutions and a “common home” based on good-neighbourliness, development and security.
On the ground, tension is tangible. The British maritime agency UKMTO reported that a tanker was hit by two unidentified projectiles 72 nautical miles east of Ras al-Khafji, Saudi Arabia, in the Persian Gulf. The crew is safe and no environmental impact was recorded.
Markets reacted at once: the January Brent futures contract fell below $111 a barrel for the first time since 22 October, trading around $110.68–$110.98.
The match is on. Trump presses, Netanyahu pushes, Carlson warns, Xi referees, a tanker is hit and oil trembles. Negotiations continue—or they don’t. Tehran rejects the new-site accusations. The world holds its breath, waiting to see whether extra time will be diplomatic or far more costly.
In this high-stakes contest, every statement can change the score. The next goal—or the next foul—remains to be seen.
Trump Iran, menace Trump Iran, négociations Iran États-Unis, Xi Jinping Moyen-Orient, Tucker Carlson frappe nucléaire Iran, montagne de la Pioche, pétrolier golfe Persique, prix pétrole Brent, tension Moyen-Orient, Netanyahou Iran
Moussa Nassourou