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Pétrolier en feu au large d’Ormuz : l’Iran resserre l’étau pendant que Trump promet la fin de la guerre « très bientôt »

Un pétrolier en flammes dans le golfe d’Oman, navires américains introuvables, carburant marin au plus haut… Pendant que Trump annonce la fin imminente du conflit avec l’Iran, l’Europe et l’Irak comptent déjà des dizaines de milliards de pertes. Décryptage.

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Il y a quelques heures à peine, les radars de la marine iranienne ont repéré un pétrolier en feu dans le golfe d’Oman, à l’est du détroit d’Ormuz. Le service de presse de l’armée iranienne, cité par l’agence Tasnim, ne mâche pas ses mots : le navire avait « désactivé ses systèmes de suivi » et tentait de traverser une zone interdite. Scène de guerre froide en pleine mer, version 2026.


Pendant ce temps, le conseiller du chef du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), Ali Fadavi, lâche une bombe : pour la première fois depuis des décennies, plus aucun navire américain n’est visible dans le golfe Persique, le détroit d’Ormuz (sous contrôle de Téhéran depuis des mois), la mer d’Oman ni même dans le nord de l’océan Indien. Les Américains auraient « fuit » à plus de mille kilomètres. Message clair de Téhéran : on tient le robinet.


Mais tenir le robinet ne règle pas tout. Côté marché, la pénurie de carburant marin continue de mordre. Kieran Gallagher, responsable Asie du géant Vitol, le dit sans détour : l’augmentation des livraisons de pétrole par Ormuz n’est pas la panacée. « Plus de pétrole ne signifie pas automatiquement plus de mazout à haute teneur en soufre », souligne-t-il, cité par Bloomberg. Les raffineries privilégient le diesel, plus rentable. Résultat : à Singapour, premier hub mondial, les prix du carburant marin ont grimpé à leur plus haut niveau depuis avril, selon ClearLynx.


À Washington, Donald Trump tente de calmer le jeu… ou de gagner du temps. Dans une interview à Newsmax, le président américain affirme que « la guerre avec l’Iran va se terminer très bientôt », « d’une manière ou d’une autre ». Les négociations continuent, dit-il. Le 8 octobre, il avait déjà précisé que les États-Unis n’avaient pas l’intention de frapper Téhéran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.


Rappel des faits pour ceux qui ont perdu le fil : les États-Unis et Israël ont déclenché l’offensive contre l’Iran le 28 février. En juin, un mémorandum d’entente prévoyait la cessation des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais dans la nuit du 7 au 8 juillet, Washington a repris les frappes massives, accusant Téhéran d’avoir violé les accords sur le détroit d’Ormuz – ce passage par lequel transitent environ 25 % du commerce mondial de pétrole et près de 20 % du GNL. Depuis, l’administration américaine a basculé vers une stratégie d’asphyxie économique par sanctions.


Le prix de cette guerre se paie cash, loin des champs de bataille. À son arrivée à Bruxelles pour un sommet européen, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a lâché le chiffre : plus de 100 milliards d’euros de pertes pour l’Union européenne depuis le début du conflit. « La vie des Européens devient plus chère, le prix de l’énergie grimpe, le pouvoir d’achat et la compétitivité des entreprises sont menacés », a-t-il déclaré. Un conflit qu’il qualifie d’« injuste et injustifiable ».


Même écho à Rome. Le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hussein, a chiffré les pertes de son pays à environ 60 milliards de dollars. « Le conflit en cours entre les États-Unis et l’Iran a entraîné des pertes économiques… L’Irak a subi des pertes estimées à environ 60 milliards de dollars », a-t-il indiqué à l’issue de pourparlers avec l’Italie. Et d’appeler les Européens à pousser pour la paix, car la sécurité économique mondiale est en jeu.


Entre un pétrolier en feu, des navires américains absents, un marché du carburant marin en crise et des factures qui s’accumulent en Europe et en Irak, le détroit d’Ormuz reste le nerf de la guerre. Trump promet une fin « très bientôt ». Téhéran, lui, montre qu’il tient toujours les clés du passage. Le monde entier, lui, continue de payer l’addition.




Oil Tanker Ablaze Near Hormuz: Iran Tightens Grip as Trump Claims War Will End ‘Very Soon’


Just hours ago, Iranian navy monitoring teams spotted a tanker on fire in the Gulf of Oman, east of the Strait of Hormuz. According to a statement from Iran’s army press service relayed by Tasnim news agency, the vessel had “disabled its tracking systems and was attempting to cross a prohibited zone in the Gulf of Oman.”


Meanwhile, Ali Fadavi, adviser to the chief of the Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC), dropped a striking claim: for the first time, no U.S. vessels are present in the Persian Gulf, the Strait of Hormuz (under Tehran’s control for months), the Sea of Oman, or the northern Indian Ocean.


Yet more oil flowing through Hormuz is not solving the marine fuel shortage. Kieran Gallagher, head of Vitol’s Asian division, told Bloomberg that rising crude volumes do not automatically mean more high-sulfur fuel oil. Refineries are prioritising higher-margin products such as diesel. ClearLynx data shows marine fuel prices in Singapore, the world’s largest bunkering hub, have hit their highest level since April.


U.S. President Donald Trump struck a different note. In a Newsmax interview, he declared that “the war with Iran is going to end very soon,” “one way or the other.” Negotiations are ongoing, he said. On October 8, Trump had already stated the United States had no intention of striking Iran before the November 3 midterm elections.


The conflict began on February 28 when the United States and Israel launched military operations against Iran. A June memorandum of understanding called for an immediate halt to hostilities on all fronts, including Lebanon. But in the night of July 7-8, the U.S. resumed massive strikes, accusing Iran of violating the agreements regarding the Strait of Hormuz — through which roughly 25% of global oil trade and nearly 20% of LNG transit. Washington has since largely shifted from large-scale military force to economic pressure through sanctions.


The economic toll is mounting far from the battlefield. Spanish Prime Minister Pedro Sánchez, arriving in Brussels for a summit, put the cost to the European Union at more than 100 billion euros. “The cost of living for Europeans is rising, energy prices are climbing, which undermines citizens’ purchasing power and the competitiveness of industrial companies,” he said, calling the conflict “unjust and unjustifiable.”


Iraq has also paid a heavy price. Foreign Minister Fouad Hussein stated after talks in Rome that the country has suffered losses of around 60 billion dollars due to the U.S.-Iran conflict. He warned of the negative impact on global economic security and urged European countries to actively support peace initiatives.


A burning tanker, absent American warships, a stubborn marine fuel crisis, and ballooning bills in Europe and Iraq: the Strait of Hormuz remains the critical choke point. Trump promises an end “very soon.” Tehran shows it still holds the keys. The rest of the world keeps paying the price.


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Moussa Nassourou

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