Sonara : l’État camerounais porte sa participation à 98,09 % et relance la course aux blocs pétroliers
Le Cameroun renforce son contrôle sur la Société nationale de raffinage (Sonara) grâce à une opération de recapitalisation de 381,12 milliards de FCFA, tout en ouvrant une nouvelle campagne d’attribution de six blocs pétroliers. Entre consolidation financière de la raffinerie et relance de l’exploration, le secteur des hydrocarbures entre dans une nouvelle phase stratégique.
L’État du Cameroun renforce considérablement sa position dans l’industrie pétrolière nationale. D’un côté, il détient désormais directement 98,09 % du capital de la Sonara, contre 81,95 % auparavant. De l’autre, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) remet six blocs pétroliers en compétition afin d’attirer de nouveaux investisseurs, avec des offres attendues jusqu’au 28 mai 2027.
Ces deux évolutions, intervenant dans un contexte de restructuration du secteur des hydrocarbures, illustrent les deux enjeux majeurs de la politique pétrolière camerounaise : consolider les fonds propres de l’outil national de raffinage et rechercher de nouvelles ressources susceptibles de soutenir la production future.
Sonara : l’État détient désormais 98,09 % du capital
La nouvelle répartition du capital de la Sonara ressort d’un avis notarié établi le 14 octobre 2026 à Limbé. Le document détaille les conséquences des opérations de recapitalisation approuvées lors de l’assemblée générale extraordinaire du 17 juin 2026.
Sur les 3 216 058 actions composant désormais le capital de la raffinerie, l’État en détient 3 154 660, soit 98,09 %. Cette progression s’accompagne d’une forte dilution des autres actionnaires, dont les participations diminuent en pourcentage malgré le maintien de leurs nombres d’actions.
TotalEnergies Marketing Afrique conserve ainsi ses 13 592 titres, mais sa participation tombe de 4 % à 0,42 %. La Société nationale des hydrocarbures (SNH) passe de 6,06 % à 0,64 %, tandis que la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) voit sa part reculer de 4,22 % à 0,45 %. La Société nationale d’investissement (SNI) passe, quant à elle, de 3,77 % à 0,40 %.
Au total, les actionnaires publics détiennent désormais 99,58 % du capital de la Sonara, contre 96 % dans la configuration antérieure documentée par le rapport ITIE 2023 du Cameroun, publié en décembre 2025.
Cette évolution conforte la prépondérance de l’État dans la gouvernance de la raffinerie. Si celui-ci disposait déjà d’une majorité suffisante pour contrôler les décisions des assemblées générales, sa nouvelle participation réduit davantage le poids collectif des actionnaires minoritaires.
Une opération de 381 milliards de FCFA pour renforcer les fonds propres
Cette recomposition du capital résulte d’une opération financière dite de « coup d’accordéon », qui combine des réductions successives de capital et une augmentation réservée à l’État.
La première étape a consisté à annuler 278 777 actions, correspondant exactement au nombre de titres que détenait directement l’État dans l’ancienne configuration. Cette opération a entraîné une réduction du capital de 16,03 milliards de FCFA.
La Sonara a ensuite procédé à l’émission de 6 628 200 actions nouvelles, d’une valeur nominale de 57 500 FCFA chacune. L’intégralité de cette émission, représentant 381,12 milliards de FCFA, a été souscrite par l’État, avec suppression du droit préférentiel des autres actionnaires.
Une seconde réduction de capital, de 199,73 milliards de FCFA, a suivi, par annulation de 3 473 540 actions.
Au terme de ces mouvements, le capital social de la Sonara est passé de 19,56 milliards à 184,92 milliards de FCFA, soit une augmentation nette de 165,36 milliards de FCFA.
L’écart entre le montant de l’émission d’actions nouvelles et la hausse nette du capital s’explique par les deux réductions, qui totalisent 215,76 milliards de FCFA.
Des créances converties en capital, sans apport équivalent de trésorerie
L’avis notarié apporte une précision importante sur la nature de cette recapitalisation : l’augmentation de capital a été réalisée par compensation de « créances certaines, liquides et exigibles » détenues par l’État du Cameroun en compte courant.
Concrètement, des sommes que la Sonara devait à son actionnaire public ont été converties en capital social. Ce mécanisme permet de réduire les obligations correspondantes de la raffinerie envers l’État et de renforcer ses fonds propres, sans qu’un versement équivalent de trésorerie nouvelle soit nécessaire au titre de cette conversion.
Sur le plan financier, cette opération modifie donc la structure du bilan de l’entreprise : une partie des sommes dues à l’État est transformée en participation au capital. Elle ne signifie toutefois pas, à elle seule, que la Sonara dispose d’un montant équivalent de liquidités immédiatement mobilisables.
Autre limite du document : l’avis notarié ne précise pas l’origine détaillée des créances converties ni leur ventilation entre les différentes catégories de dettes de la raffinerie.
Les actionnaires minoritaires perdent du poids
La nouvelle répartition a également des conséquences sur les possibilités d’action collective des actionnaires minoritaires.
Ensemble, les quatre actionnaires autres que l’État — TotalEnergies Marketing Afrique, la SNH, la CSPH et la SNI — ne détiennent plus que 1,91 % du capital, contre 18,05 % auparavant.
Or, l’article 159 de l’Acte uniforme OHADA relatif au droit des sociétés commerciales prévoit un seuil de participation de 10 % pour demander en justice la désignation d’un expert chargé d’examiner certaines opérations de gestion.
Dans l’ancienne configuration, ces actionnaires pouvaient atteindre ce seuil en se regroupant. Avec leurs participations actuelles, ils ne peuvent plus le réunir seuls.
Cette évolution renforce donc la concentration du capital et réduit les moyens dont disposent ces actionnaires pour engager collectivement cette procédure particulière. Elle ne signifie cependant pas la disparition de l’ensemble de leurs droits : ceux-ci restent soumis aux dispositions légales et réglementaires applicables.
La SNH relance l’exploration avec six blocs pétroliers
Pendant que l’État consolide sa position au sein de la Sonara, la SNH cherche à attirer de nouveaux opérateurs dans l’exploration pétrolière.
Le 12 octobre 2026, au Cap, en Afrique du Sud, l’entreprise publique a présenté une nouvelle campagne portant sur six blocs pétroliers. Les investisseurs intéressés ont jusqu’au 28 mai 2027 pour soumettre leurs offres, les résultats étant annoncés pour juin 2027.
Cette campagne comprend quatre blocs déjà proposés lors du précédent appel d’offres lancé en août 2025 : Ndian River et Bakassi, dans le bassin du Rio del Rey, ainsi que Bomono et Kombe-Nsepe, dans le bassin de Douala/Kribi-Campo.
Sur les neuf périmètres alors mis en compétition, seuls cinq avaient été attribués le 24 avril 2026, en vue de négocier des contrats de partage de production (CPP).
L’américain Murphy West Africa avait été retenu pour les blocs Etinde Exploration, Tilapia, Elombo et Ntem. Octavia Energy avait obtenu le bloc Bolongo Exploration.
La remise en compétition des quatre autres périmètres ouvre ainsi une nouvelle possibilité aux compagnies pétrolières souhaitant prendre position dans les bassins sédimentaires camerounais.
Zina et Makary : le retour d’un dossier interrompu par Boko Haram
La nouveauté majeure de cette campagne réside dans l’intégration de deux blocs situés dans le bassin du Logone-Birni, dans la région de l’Extrême-Nord : Zina et Makary.
Ces zones étaient auparavant regroupées dans le bloc Zina-Makary, couvert par un contrat de partage de production conclu en 2009 avec la société chinoise Yan Chang.
Les activités d’exploration avaient été interrompues le 21 mai 2014 en raison des menaces sécuritaires liées à Boko Haram dans l’Extrême-Nord. Une résolution signée le 10 mars 2016 par la SNH et l’entreprise chinoise avait formellement reconnu la situation de force majeure.
Le dossier est toutefois resté présent dans les documents officiels plusieurs années après l’arrêt des opérations. Selon le rapport ITIE 2023 du Cameroun, publié en décembre 2025, Zina-Makary figurait encore, au 31 décembre 2023, parmi les quatre autorisations exclusives de recherche en vigueur dans le pays, avec Yan Chang comme opérateur.
Dans son bulletin SNH Infos n° 78, consacré notamment aux activités de 2024, la société publique indiquait qu’un comité d’opérations spécial était attendu pour lever la force majeure et permettre la reprise des activités.
La présentation de Zina et Makary comme deux blocs distincts dans la nouvelle campagne marque une évolution de l’approche de la SNH. L’entreprise cherche désormais à proposer ces périmètres à de nouveaux investisseurs.
Il reste néanmoins une question importante : quel est le statut juridique actuel du contrat conclu avec Yan Chang en 2009 ? Les informations présentées lors de la campagne du 12 octobre ne précisent ni les décisions éventuellement prises concernant la levée de la force majeure, ni les modalités de clôture ou de réaménagement de l’ancien contrat. Les superficies individuelles des deux nouveaux blocs ne sont pas non plus communiquées.
Des données sismiques pour attirer les investisseurs
Selon African Energy Week, organisateur de la rencontre au cours de laquelle Pierre Eric Nkoa Nkoa, directeur adjoint de l’exploration de la SNH, a présenté la campagne, les six blocs disposent de données sismiques 2D.
Ces relevés permettent aux compagnies d'étudier les structures géologiques du sous-sol et d'identifier des zones présentant un potentiel pétrolier. Ils constituent une base technique pour évaluer l'intérêt d'un périmètre avant d'engager des travaux d'exploration supplémentaires.
La présence de ces données ne garantit cependant ni la découverte de gisements commercialement exploitables ni la rentabilité des futurs investissements. Les entreprises intéressées devront notamment apprécier le potentiel géologique, les coûts d'exploration, les risques opérationnels et les conditions contractuelles proposées.
L'échéance du 28 mai 2027 constituera ainsi une étape déterminante pour mesurer l'intérêt des investisseurs pour les six périmètres.
Deux leviers stratégiques pour l'industrie pétrolière camerounaise
La recapitalisation de la Sonara et la relance de l'appel d'offres de la SNH répondent à deux objectifs différents, mais complémentaires.
Pour la raffinerie de Limbé, la conversion de créances publiques en capital renforce les fonds propres et consolide le contrôle de l'État. Elle ne renseigne toutefois pas, à elle seule, sur les besoins de trésorerie, les investissements industriels nécessaires ou les perspectives de retour à une exploitation durable.
Pour l'exploration, la remise en compétition de six blocs constitue une tentative d'attirer de nouveaux partenaires et de valoriser le potentiel des bassins pétroliers camerounais. L'intérêt réel de cette initiative dépendra des offres reçues, des négociations contractuelles et des résultats des travaux futurs.
Le prochain rendez-vous se situe en juin 2027, lorsque les résultats de la campagne d'attribution doivent être annoncés. D'ici là, deux éléments mériteront une attention particulière : la transparence sur les créances converties lors de la recapitalisation de la Sonara et la clarification du statut contractuel des blocs Zina et Makary.
Pour le Cameroun, l'enjeu dépasse donc la seule répartition du capital d'une entreprise publique ou l'attribution de nouveaux permis. Il s'agit de consolider l'outil national de raffinage, d'attirer des investissements dans l'exploration et de mieux documenter les engagements financiers et contractuels qui structurent son industrie pétrolière.
Cameroon Raises Its Stake in SONARA to 98.09% as Six Oil Blocks Return to the Market
Cameroon is tightening its grip on the National Refining Company (SONARA) following a CFAF 381.12 billion recapitalisation, while the National Hydrocarbons Corporation (SNH) launches a new tender for six oil blocks. The two developments highlight the country's parallel efforts to strengthen its refining company and attract fresh investment into oil exploration.
Cameroon is reshaping its oil industry on two fronts. The state now directly owns 98.09% of SONARA's share capital, up from 81.95%, following a major capital restructuring. At the same time, the SNH is offering six oil blocks to potential investors, with bids due by May 28, 2027, and results expected in June.
The changes come as the country seeks to strengthen its domestic refining capacity while encouraging renewed exploration across its sedimentary basins.
Cameroon now owns 98.09% of SONARA
A notarised notice dated October 14, 2026, in Limbe details the new ownership structure following recapitalisation measures approved at SONARA's extraordinary general meeting on June 17, 2026.
Of the 3,216,058 shares now making up the company's capital, the Cameroonian state holds 3,154,660, equivalent to 98.09%.
The restructuring has sharply reduced the percentage stakes of the other shareholders, even though their shareholdings remain unchanged.
TotalEnergies Marketing Afrique retains its 13,592 shares, but its stake has fallen from 4% to 0.42%. The National Hydrocarbons Corporation (SNH) now holds 0.64%, down from 6.06%. The Hydrocarbons Price Stabilisation Fund (CSPH) has seen its stake decline from 4.22% to 0.45%, while the National Investment Company (SNI) has dropped from 3.77% to 0.40%.
Combined, public-sector shareholders now control 99.58% of SONARA, compared with 96% under the previous ownership structure documented in Cameroon's 2023 Extractive Industries Transparency Initiative (EITI) report, published in December 2025.
The state already had sufficient voting power to control general assembly decisions. The new structure further concentrates ownership and reduces the collective influence of minority shareholders.
CFAF 381 billion share issue underpins recapitalisation
The restructuring followed a financial operation known as an accordion-style capital adjustment, combining capital reductions with a capital increase.
First, SONARA cancelled 278,777 shares, exactly matching the number directly held by the state under the previous ownership structure. This reduced the company's capital by CFAF 16.03 billion.
The company then issued 6,628,200 new shares, each with a nominal value of CFAF 57,500. The entire issue, worth CFAF 381.12 billion, was subscribed by the state, with the pre-emptive subscription rights of the other shareholders waived.
A second capital reduction followed, amounting to CFAF 199.73 billion, through the cancellation of 3,473,540 shares.
After these transactions, SONARA's share capital rose from CFAF 19.56 billion to CFAF 184.92 billion, representing a net increase of CFAF 165.36 billion.
The difference between the CFAF 381.12 billion share issue and the net increase in capital reflects the two reductions, which together amounted to CFAF 215.76 billion.
Debt converted into equity rather than equivalent new cash
The notarised notice specifies that the capital increase was carried out by offsetting “certain, liquid and due claims” held by the Cameroonian state in its shareholder current account.
In practical terms, amounts owed by SONARA to the state were converted into equity. This reduces the company's corresponding liabilities to its public shareholder and strengthens its equity base without requiring an equivalent cash injection for the conversion itself.
The distinction is important: a stronger equity position does not automatically mean that SONARA has received an equivalent amount of fresh cash available to finance its immediate operations.
The notice does not provide a detailed breakdown of the claims converted into capital, their origins or their distribution across the refinery's different categories of liabilities.
Minority shareholders lose collective leverage
The new ownership structure also affects the ability of minority shareholders to act collectively.
The four shareholders other than the state — TotalEnergies Marketing Afrique, SNH, CSPH and SNI — now hold a combined 1.91% of SONARA, down from 18.05%.
Article 159 of the OHADA Uniform Act relating to commercial companies sets a 10% shareholding threshold for seeking a court-appointed expert to investigate certain management transactions.
Under the previous structure, these shareholders could potentially meet the threshold by acting together. Their combined stake is now insufficient to reach it on their own.
This increases the concentration of ownership and limits their ability to initiate that particular procedure collectively. It does not, however, eliminate all their other rights as shareholders under the applicable legal framework.
SNH launches a new tender for six oil blocks
While the state consolidates its position in SONARA, the SNH is seeking new partners for oil exploration.
On October 12, 2026, in Cape Town, South Africa, the state-owned company presented a new licensing campaign covering six oil blocks. Interested companies have until May 28, 2027, to submit bids, with results expected in June 2027.
Four of the blocks — Ndian River, Bakassi, Bomono and Kombe-Nsepe — were already included in a previous tender launched in August 2025.
Ndian River and Bakassi are located in the Rio del Rey basin, while Bomono and Kombe-Nsepe lie in the Douala/Kribi-Campo basin.
Of the nine blocks offered in the previous campaign, five were awarded on April 24, 2026, for negotiations towards production-sharing contracts (PSCs).
US-based Murphy West Africa was selected for Etinde Exploration, Tilapia, Elombo and Ntem. Octavia Energy was selected for Bolongo Exploration.
The four remaining blocks are now being offered again, giving other companies an opportunity to enter or expand their presence in Cameroon's oil sector.
Zina and Makary: exploration interrupted by Boko Haram
The main addition to the new campaign is the inclusion of Zina and Makary, two blocks located in the Logone-Birni basin in Cameroon's Far North Region.
The areas were previously grouped under the Zina-Makary block, covered by a production-sharing contract signed in 2009 with Chinese company Yan Chang.
Exploration activities were suspended on May 21, 2014, because of security threats linked to Boko Haram in the Far North. A resolution signed by the SNH and Yan Chang on March 10, 2016, formally acknowledged the force majeure situation.
Despite the suspension, the contract remained in official records for years. According to Cameroon's 2023 EITI report, published in December 2025, Zina-Makary was still listed as one of four active exclusive exploration licences as of December 31, 2023, with Yan Chang identified as the operator.
In issue No. 78 of its SNH Infos bulletin, which covered activities including those in 2024, the state-owned company said a special operations committee was expected to lift the force majeure status and enable activities to resume.
The decision to offer Zina and Makary separately to new investors marks a shift in the SNH's approach.
However, the presentation on October 12 did not clarify the current legal status of the 2009 contract, whether the force majeure procedure had been formally concluded, or how the former contractual arrangement would be terminated or restructured. The individual surface areas of the two new blocks were also not disclosed.
2D seismic data available to prospective investors
According to African Energy Week, which organised the event where Pierre Eric Nkoa Nkoa, the SNH's deputy director of exploration, presented the campaign, all six blocks have 2D seismic data available.
These surveys help oil companies assess underground geological structures and identify areas that may contain hydrocarbon resources. They provide a technical starting point for evaluating a block before committing to additional exploration work.
However, seismic data alone do not guarantee the discovery of commercially viable oil deposits or the profitability of future projects. Investors will also need to assess geological prospects, exploration costs, operational risks and the proposed contractual terms.
The May 28, 2027, submission deadline will be an important milestone in determining the level of investor interest in the six blocks.
Two strategic priorities for Cameroon's oil industry
SONARA's recapitalisation and the SNH's new licensing campaign address different but complementary challenges.
For SONARA, converting public-sector claims into equity strengthens the company's capital base and consolidates state ownership. It does not, by itself, establish the refinery's immediate liquidity position, its investment requirements or its prospects for sustainable operations.
For exploration, reopening six blocks to competition offers a route to attracting new partners and assessing the potential of Cameroon's oil basins. The outcome will depend on the bids received, subsequent contract negotiations and the results of future exploration work.
The next key milestone is June 2027, when the SNH is expected to announce the results of the licensing campaign.
In the meantime, two issues warrant close attention: greater transparency regarding the claims converted into SONARA equity and clarification of the contractual status of the Zina and Makary blocks.
For Cameroon, the broader challenge is to strengthen its domestic refining industry, attract investment in exploration and improve transparency around the financial and contractual commitments underpinning its oil sector.
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Mouahna Divine