La Formule 1 débarque enfin en Afrique : le Rwanda décroche un Grand Prix historique pour les années 2030
La course reine pose ses valises au pays des mille collines. Après plus de trois décennies d'absence, le continent africain retrouve sa place dans le calendrier mondial de Formule 1. Une victoire diplomatique et sportive pour Kigali qui rêve grand.
C'est une nouvelle qui secoue le monde du sport automobile et redonne espoir à tout un continent. La Formule 1 a officiellement conclu un contrat de dix ans pour l'organisation d'une manche du championnat du monde au Rwanda. L'annonce a été faite par le service de presse de la "course reine", confirmant ce que beaucoup espéraient depuis des mois.
Le premier Grand Prix d'Afrique est prévu pour le début des années 2030. Un horizon qui peut paraître lointain, mais qui marque un tournant symbolique majeur. Pour rappel, la dernière fois que la Formule 1 a organisé une course en Afrique remonte à 1993, avec le Grand Prix d'Afrique du Sud. Trente-sept ans d'attente. Une éternité pour les millions de fans africains de sports mécaniques.
Le Rwanda, qui a déjà accueilli avec succès le gala de la FIA en 2024, confirme son ambition de devenir un hub continental du sport et de l'événementiel. Kigali mise sur cette visibilité mondiale pour accélérer son développement économique et touristique. Une stratégie audacieuse qui pourrait inspirer d'autres nations africaines.
Le Ghana rapatrie près de 2 000 citoyens face à la vague xénophobe en Afrique du Sud
Pendant que le continent célèbre ses avancées sportives, une autre réalité, plus sombre, continue de frapper l'Afrique australe. Le Ghana a évacué près de 2 000 de ses ressortissants d'Afrique du Sud sur fond de manifestations xénophobes. Une opération d'envergure saluée par les autorités ghanéennes elles-mêmes.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a annoncé que son pays avait rapatrié avec succès 1 964 Ghanéens. "Le Ghana mérite d'être salué pour avoir évacué près de 2 000 de ses citoyens qui fuient les attaques xénophobes", a-t-il écrit dans un message publié sur la page Facebook du ministère. "Il y a eu plusieurs vagues d'attaques xénophobes, mais c'est la première fois que le gouvernement ghanéen agit avec autant de détermination pour rapatrier tous nos citoyens qui le souhaitaient."
Selon le chef de la diplomatie ghanéenne, son pays est le premier à avoir rapatrié d'Afrique du Sud tous les ressortissants qui en avaient besoin. Un leadership assumé face à une crise qui secoue toute la région.
Les manifestations contre les étrangers en Afrique du Sud ont fait cinq morts parmi les ressortissants mozambicains, quatre parmi les Ghanéens et un parmi les Ougandais. Depuis juin, plusieurs pays africains organisent le rapatriement de leurs ressortissants : le Nigeria en a évacué plus de 2 000, le Ghana près de 2 000, le Mozambique plus de 700 et le Malawi au moins 170. Une mobilisation continentale sans précédent qui témoigne de la gravité de la situation.
Ebola en RDC : le cap des 9 000 cas franchi, l'Ituri sous tension
La République démocratique du Congo traverse la plus grave épidémie d'Ebola de son histoire. Les chiffres donnent le vertige. Et la situation sécuritaire dans l'Est du pays complique dramatiquement la riposte sanitaire.
Le nombre de cas confirmés de fièvre Ebola en RDC a dépassé les 9 000 depuis mai, et plus de 4 300 malades sont décédés, a annoncé le ministère de la Santé publique, de l'Hygiène et de la Prévoyance sociale. Selon son bulletin d'information, 9 066 cas confirmés et 4 381 décès ont été enregistrés depuis le début de l'épidémie, soit une létalité de 48,3 %. L'épicentre reste la province d'Ituri, qui concentre 73,8 % du nombre total de cas et 63,6 % des nouveaux cas. Au total, l'épidémie a touché 65 des 167 zones de santé (38,9 %) réparties dans sept provinces du pays.
L'épidémie actuelle a débuté le 15 mai en RDC et en Ouganda. Les autorités ougandaises ont annoncé le 28 juillet la fin de l'épidémie sur leur territoire, information confirmée par l'OMS le 25 août. Le 6 octobre, les autorités kényanes ont signalé le premier cas d'infection dans le pays : un ressortissant kényan revenu de RDC, décédé à l'hôpital.
Mais au-delà du virus, c'est la guerre qui tue. Au moins cinq organisations humanitaires ont suspendu, depuis fin septembre, leurs activités dans la province de l'Ituri en raison de la situation tendue liée aux combats. La montée de l'instabilité complique l'aide à la population civile ainsi que la lutte contre la fièvre Ebola, a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) de l'ONU.
"La détérioration de la situation sécuritaire en Ituri expose davantage les familles déplacées aux risques et perturbe les opérations humanitaires dans une région où les besoins sont déjà considérables et qui est confrontée à une flambée de fièvre Ebola", alerte l'organisation humanitaire. "La montée de l'instabilité entrave l'acheminement de l'aide et compromet les mesures de lutte contre Ebola."
Selon les informations reçues par le BCAH, les combats survenus le 12 octobre près du camp de déplacés de Rhôe, dans le territoire de Djugu, ont fait "au moins quatre morts parmi les civils". Plus de 50 000 personnes déplacées vivent dans ce camp. Un établissement de santé a été incendié, "limitant l'accès aux soins de plus de 5 000 personnes". Le BCAH a averti que "la dégradation de la situation sécuritaire pourrait encore entraver les mesures de lutte contre Ebola, notamment la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts et l'orientation des personnes susceptibles d'être malades vers des établissements de santé".
Le Kenya durcit ses règles funéraires pour contenir Ebola
Face à la menace, Nairobi ne prend aucun risque. Le Kenya a interdit le rapatriement des corps de citoyens morts de la fièvre Ebola à l'étranger. Une mesure radicale mais jugée nécessaire.
Les autorités kényanes ont interdit le rapatriement des corps de citoyens du pays morts de la fièvre Ebola à l'étranger, dans le cadre de nouvelles mesures visant à prévenir la propagation de la maladie, a rapporté le journal The Star, citant les règles publiées par le ministère de la Santé.
Selon ses informations, le document, entré en vigueur le 12 octobre, prévoit l'inhumation obligatoire des personnes mortes d'Ebola dans le pays où le décès est survenu. Le transport des corps de personnes décédées de la maladie à l'intérieur du Kenya n'est autorisé qu'avec l'accord des autorités médicales et dans le respect de mesures antiépidémiques spéciales.
Les nouvelles règles interdisent également le lavage, l'embaumement et le changement de vêtements des corps de personnes mortes d'Ebola avant les funérailles. Leur manipulation n'est autorisée qu'à un personnel spécialement formé, utilisant des équipements de protection. Les corps doivent être placés dans des sacs hermétiques, dont l'ouverture n'est autorisée qu'exclusivement pour des examens médicaux nécessaires. L'inhumation doit être effectuée sans retards injustifiés.
En outre, les personnes ayant été en contact avec des infectés sont soumises à une quarantaine d'une durée allant jusqu'à 21 jours. La violation des exigences sanitaires établies, notamment la soustraction à la quarantaine et la dissimulation d'informations sur une possible infection, peut entraîner une amende allant jusqu'à 50 000 shillings kényans (environ 344 euros) ou une privation de liberté d'une durée allant jusqu'à six mois. Les nouvelles règles seront en vigueur pendant un an, sauf si elles sont abrogées par anticipation.
Les mesures ont été introduites après la détection du premier cas d'infection par Ebola au Kenya. Le malade s'est révélé être un citoyen du pays arrivé de la République démocratique du Congo via l'Ouganda. L'homme est décédé début octobre dans un hôpital de Nairobi. Selon les dernières informations du ministère de la Santé du Kenya, aucun nouveau cas d'infection n'a été détecté dans le pays. Plus de 100 personnes ont été placées en quarantaine.
Pétrole : le Nigeria accélère, la raffinerie Dangote affiche des profits records
Bonne nouvelle pour l'économie nigériane. La production pétrolière repart à la hausse et la plus grande raffinerie d'Afrique affiche des résultats spectaculaires.
La production quotidienne totale de pétrole et de condensats de gaz au Nigeria a progressé en moyenne de 2,34 % en septembre, pour atteindre 1,72 million de barils. Certains jours, elle s'est élevée à 1,84 million de barils, rapporte le journal Punch, citant la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier.
Parallèlement, la raffinerie Dangote, la plus grande du Nigeria et d'Afrique, a fait état de recettes de 22,5 milliards de dollars et d'un bénéfice de 4,7 milliards de dollars pour les neuf premiers mois de l'année, contre une perte de 117,2 millions de dollars sur la même période de l'année précédente. Un retournement spectaculaire qui témoigne du potentiel industriel du géant ouest-africain.
Le 25 septembre, le président de l'Association des technologies de raffinage du pétrole, Wole Ogunsanya, a déclaré que le Nigeria pourrait accroître sa production de pétrole de 500 000 barils par jour (bpj) au cours des trois à cinq prochaines années, grâce à l'exploitation de nouveaux gisements en eaux profondes. Une perspective qui pourrait transformer durablement le paysage énergétique africain.
Éthiopie : les troupes fédérales reprennent Zalambessa, tensions avec l'Érythrée
La guerre revient dans le nord de l'Éthiopie. Les forces gouvernementales ont repris la ville stratégique de Zalambessa, à la frontière érythréenne. Une escalade qui ravive les vieilles blessures de la Corne de l'Afrique.
Les troupes gouvernementales éthiopiennes sont entrées dans la ville de Zalambessa, à la frontière de l'Érythrée, qui était sous contrôle du mouvement rebelle Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), fait savoir Reuters.
Selon l'agence, les militaires éthiopiens sont arrivés à Zalambessa le 13 octobre, lors d'une offensive lancée dans le nord du pays. Les forces gouvernementales ont précédemment délogé les rebelles de plusieurs localités de la région du Tigré, les contraignant à battre en retraite vers le nord. Toutefois, le passage de Zalambessa aux mains des forces fédérales n'est pas officiellement annoncé. Un représentant d'une unité armée pro-gouvernementale n'a pas été en mesure de confirmer la prise de la ville.
Selon des témoins, les militaires érythréens ont franchi la semaine dernière la frontière et sont entrés dans Zalambessa afin de soutenir les rebelles. On ignore s'ils se trouvaient encore dans la ville au moment de l'avancée de l'armée éthiopienne. Les autorités érythréennes nient la présence de leurs troupes dans le pays voisin.
L'Éthiopie a précédemment accusé l'Érythrée d'avoir lancé une incursion jusqu'à 60 km à l'intérieur du territoire éthiopien. Asmara a rejeté ces accusations et a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures à l'encontre d'Addis-Abeba. Des consultations à huis clos sur la situation dans la Corne de l'Afrique étaient prévues pour le 13 octobre.
Les hostilités ont repris dans le Tigré fin septembre, à la suite d'une offensive des formations rebelles dirigées par le FLPT. Cette nouvelle escalade intervient sur fond de détérioration des relations entre l'Éthiopie et l'Érythrée qui avaient conclu un accord de paix en 2018 après des années de confrontation.
Niger-France : Niamey dénonce une "ingratitude grave" après l'expulsion de deux diplomates
La rupture est consommée. Le Niger condamne fermement l'expulsion par la France de deux employés de son ambassade à Paris. Une nouvelle crise diplomatique qui illustre la dégradation continue des relations entre les deux pays.
Le Niger a condamné l'expulsion par la France de deux employés de son ambassade à Paris et l'a qualifiée d'"acte d'ingratitude grave et inacceptable", informe la chaîne Africanews.
Selon le média, le ministre nigérien de la Justice, Alio Daouda, a déclaré que l'un des employés expulsés, Abdoul-Razak Ibrahim Moussa Toro, avait été grièvement blessé en 2014 lors d'une mission conjointe avec l'armée française et avait été évacué en France pour y être soigné.
"Voilà comment la France remercie ceux qui ont servi à ses côtés", a-t-il lancé avec amertume.
L'officier méritait "reconnaissance et protection" plutôt qu'une expulsion du territoire français, a souligné Alio Daouda.
Paris a déclaré deux employés de l'ambassade du Niger personae non gratae le 16 septembre. Selon les médias français, les deux hommes sont soupçonnés d'activités de surveillance visant des représentants de l'opposition nigérienne résidant en France. Le ministère français des Affaires étrangères n'a pas fait de commentaires.
Les relations entre le Niger et la France se sont fortement détériorées après le coup d'État militaire de juillet 2023, qui a renversé le président Mohamed Bazoum. Les militaires arrivés au pouvoir sous la direction d'Abdourahamane Tiani ont rompu les accords de coopération militaire avec Paris et les quelque 1 500 soldats français ont quitté le pays. En décembre 2023, la France a fermé son ambassade à Niamey.
Tchad-France : une nouvelle coopération défensive après la rupture
N'Djamena et Paris tournent la page. Une déclaration d'intention a été signée pour redéfinir leur coopération en matière de défense. Un partenariat revisité, sans retour des troupes françaises.
Le Tchad et la France ont signé une déclaration d'intention visant à développer leur coopération en matière de défense après la rupture des accords militaires en 2024 et le retrait des troupes françaises du pays africain, a rapporté le portail Tchadinfos.
Selon le média, le document a été signé le 13 octobre à Paris lors de la visite de travail du président tchadien Mahamat Idriss Déby, qui s'est entretenu avec son homologue français Emmanuel Macron. La déclaration a été signée par les ministres des Armées française, Catherine Vautrin, et tchadien, Issakha Maloua Djamous.
Le document prévoit le développement de la coopération dans les domaines de la formation militaire, de l'échange d'expérience, ainsi que de l'industrie et des technologies de défense. Une attention particulière sera portée au renforcement des capacités des forces armées tchadiennes, notamment par l'intégration de technologies modernes, indique le site.
Les modalités concrètes de mise en œuvre de ces accords restent à définir. Par ailleurs, la déclaration d'intention signée ne constitue pas un nouvel accord de coopération militaire, et sa signature ne s'est accompagnée d'aucune annonce concernant le retour d'un contingent militaire français au Tchad.
Énergie : l'Afrique veut son propre modèle de développement
Le continent refuse de subir les décisions des autres. Lors de la Semaine africaine de l'énergie au Cap, le Sénégal a appelé à une souveraineté énergétique africaine. Un discours de rupture qui trouve un écho grandissant.
L'Afrique doit élaborer et appliquer son propre modèle de développement énergétique, a affirmé El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre sénégalais de l'Énergie, du Pétrole et des Mines, dans le cadre de la Semaine africaine de l'énergie qui se tient au Cap.
"Il faut donner à l'Afrique la possibilité de développer son propre modèle énergétique", a-t-il plaidé.
Il a plaidé, dans son discours, pour une meilleure valorisation des ressources naturelles de l'Afrique afin de contribuer à la souveraineté énergétique du continent, à son développement industriel et à la création d'emplois. L'objectif est de développer l'industrie africaine grâce à l'accès à l'énergie et de réaliser la transformation économique de l'Afrique dans l'intérêt de ses peuples, a-t-il indiqué, précisant que l'heure était à l'établissement d'interconnexions entre les systèmes énergétiques des pays africains.
El Hadji Abdourahmane Diouf a également réaffirmé que le Sénégal était ouvert aux investisseurs et aux partenaires au développement, accordant la priorité à la coopération mutuellement avantageuse dans le domaine de l'énergie.
Le secteur énergétique sénégalais est actuellement en plein essor : le pays se transforme rapidement en un acteur important sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz. L'exploitation industrielle des hydrocarbures sénégalais a été lancée à l'été 2024 avec la mise en service du premier champ pétrolifère en eaux profondes, Sangomar, situé sur le plateau continental de l'Atlantique. Au cours des six premiers mois de l'année, 17,9 millions de barils de pétrole ont été extraits par le pays. L'extraction de gaz naturel a débuté en janvier 2025 et aujourd'hui, le gouvernement met sur le marché mondial 104 nouveaux blocs pétroliers et gaziers, ce qui suscite un grand intérêt de la part des grandes compagnies énergétiques.
La Semaine africaine de l'énergie, qui a ouvert lundi, réunit 10 000 représentants de tous les segments du secteur énergétique, notamment des employés de 1 500 entreprises de plus de 100 pays. Le sommet est organisé autour du thème "Avenir énergétique de l'Afrique : des ressources à la prospérité". Une mission commerciale russe réunit treize sociétés sous la marque Made in Russia sous les auspices du Centre des exportations de Russie. Le Forum d'investissement énergétique Russie-Afrique, prévu pour le 15 octobre, présentera des programmes en vue de transformer les partenariats en projets commercialement rentables.
Migrants à Ceuta : l'Espagne promet de normaliser la situation
La crise migratoire à Ceuta n'est pas terminée. Madrid reconnaît que des migrants clandestins se trouvent toujours dans la ville autonome espagnole, mais promet de travailler jusqu'à une normalisation complète.
Des migrants clandestins se trouvent toujours dans la ville autonome espagnole de Ceuta, mais les autorités espagnoles continueront de travailler jusqu'à la normalisation complète de la situation dans la ville, a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares.
"Ils [les migrants clandestins] sont encore là, mais la plupart sont déjà rentrés. Nous continuerons à travailler comme aujourd'hui jusqu'à ce que la situation à Ceuta soit totalement normalisée", a déclaré le ministre dans un entretien à la chaîne Euronews.
À propos de la crise de Ceuta sur les relations entre l'Espagne et le Maroc, José Manuel Albares a souligné que l'Espagne avait intérêt à bâtir de bonnes relations avec le pays nord-africain, "fondées sur les principes de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale". Le ministre a également souligné la nécessité de respecter les principes de la Déclaration conjointe de l'Espagne et du Maroc de 2022. Cette déclaration prévoit notamment des efforts conjoints de lutte contre la migration clandestine.
Pour rappel, fin juillet dernier, des dizaines de milliers de migrants clandestins ont réussi à atteindre Ceuta à la nage et à gué, en contournant la digue qui sépare la ville du Maroc. Face à cette crise, Madrid a décidé de mobiliser des militaires pour assurer la sécurité dans la localité. Selon les autorités, jusqu'à 80 000 personnes auraient pu pénétrer dans la ville, mais la grande majorité serait déjà retournée au Maroc. Le chef du Parti populaire (PP) espagnol, Alberto Nunez Feijoo, a déclaré que la crise avait été "provoquée et coordonnée par le Maroc". Le président du gouvernement en exercice, Pedro Sanchez, a pour sa part qualifié l'afflux de migrants d'atteinte à l'intégrité territoriale de l'Espagne, tout en rejetant la thèse d'une éventuelle implication des autorités marocaines dans cette crise.
Migrations : 81 000 morts et disparus en dix ans, les enfants invisibles du bilan
Un rapport glaçant de l'Organisation internationale pour les migrations révèle l'ampleur tragique des décès de migrants dans le monde. Et le chiffre est probablement sous-évalué.
Presque 81 000 migrants, dont plus de 4 000 enfants, sont morts ou ont disparu dans le monde au cours des dix dernières années, affirme dans un nouveau rapport l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui fait partie du système des Nations unies.
"Entre 2014 et 2025, au moins 4 414 enfants sont morts au cours de leurs parcours migratoires à travers le monde et le nombre réel est probablement bien plus élevé."
Sur la même période, l'OIM a recensé près de 81 000 décès et disparitions de migrants dans le monde mais plus de la moitié de ces signalements, soit 55,5 %, ne contiennent aucune information sur l'âge, note le rapport. "Ce qui signifie qu'un nombre indéterminé d'enfants pourrait ne pas figurer dans le bilan global des décès." Ainsi, sur l'itinéraire passant par la Méditerranée centrale, les enfants représentaient 19 % des arrivées en Italie et à Malte en 2024 mais seulement 2 % des décès enregistrés, ce qui prouve les lacunes dans les données démographiques "et l'invisibilité dans laquelle peuvent demeurer les décès d'enfants migrants".
Dans ce contexte, l'OIM appelle les pays à perfectionner la documentation des décès de migrants, surtout des enfants. Ce qui suppose notamment "d'enregistrer systématiquement l'âge et le statut migratoire des personnes décédées et d'améliorer le partage des données entre les forces de l'ordre, les médecins légistes et les organisations humanitaires".
Ce qu'il faut retenir
- Formule 1 : Le Rwanda accueillera un Grand Prix dans les années 2030, marquant le retour de l'Afrique dans le calendrier mondial après 1993.
- Ghana : Près de 2 000 citoyens rapatriés d'Afrique du Sud face aux attaques xénophobes.
- Ebola en RDC : Plus de 9 000 cas et 4 300 décès. L'Ituri, épicentre de l'épidémie, est paralysée par les combats.
- Kenya : Nouvelles règles strictes pour les funérailles des victimes d'Ebola.
- Nigeria : Production pétrolière en hausse, raffinerie Dangote affiche des bénéfices records.
- Éthiopie : Reprise de Zalambessa par les forces fédérales, tensions avec l'Érythrée.
- Niger-France : Expulsion de deux diplomates nigériens, crise diplomatique majeure.
- Tchad-France : Signature d'une déclaration d'intention pour une nouvelle coopération défensive.
- Énergie : L'Afrique appelle à un modèle énergétique souverain lors de la Semaine africaine de l'énergie.
- Ceuta : L'Espagne promet de normaliser la situation migratoire.
- Migrations : 81 000 morts et disparus en dix ans, dont plus de 4 000 enfants.
Formula 1 Finally Comes to Africa: Rwanda Secures Historic Grand Prix for the 2030s
The premier racing series is heading to the land of a thousand hills. After more than three decades of absence, the African continent regains its place in the Formula 1 world calendar. A diplomatic and sporting victory for Kigali that dreams big.
It's news that has shaken the world of motorsport and given hope to an entire continent. Formula 1 has officially signed a ten-year contract to host a round of the world championship in Rwanda. The announcement was made by the press service of the "premier racing series," confirming what many had been hoping for months.
The first African Grand Prix is scheduled for the early 2030s. A horizon that may seem distant, but one that marks a major symbolic turning point. The last time Formula 1 held a race in Africa was in 1993, with the South African Grand Prix. Thirty-seven years of waiting. An eternity for the millions of African motorsport fans.
Rwanda, which already successfully hosted the FIA gala in 2024, confirms its ambition to become a continental hub for sport and events. Kigali is betting on this global visibility to accelerate its economic and tourism development. An audacious strategy that could inspire other African nations.
Ghana Repatriates Nearly 2,000 Citizens Amid Xenophobic Wave in South Africa
While the continent celebrates its sporting advances, another, darker reality continues to hit Southern Africa. Ghana has evacuated nearly 2,000 of its nationals from South Africa amid xenophobic demonstrations. A large-scale operation praised by Ghanaian authorities themselves.
Ghanaian Foreign Minister Samuel Okudzeto Ablakwa announced that his country had successfully repatriated 1,964 Ghanaians. "Ghana deserves to be commended for evacuating nearly 2,000 of its citizens fleeing xenophobic attacks," he wrote in a message published on the Foreign Ministry's Facebook page. "There have been several waves of xenophobic attacks, but this is the first time the Ghanaian government has acted with such determination to repatriate all our citizens who wanted to."
According to the head of Ghanaian diplomacy, his country is the first to have repatriated from South Africa all nationals who needed it. An assumed leadership in the face of a crisis shaking the entire region.
The anti-foreigner demonstrations in South Africa have killed five Mozambican nationals, four Ghanaians, and one Ugandan. Since June, several African countries have been organizing the repatriation of their nationals: Nigeria has evacuated more than 2,000, Ghana nearly 2,000, Mozambique more than 700, and Malawi at least 170. An unprecedented continental mobilization that reflects the gravity of the situation.
Ebola in DRC: 9,000 Cases Milestone Breached, Ituri Under Pressure
The Democratic Republic of Congo is experiencing the worst Ebola outbreak in its history. The figures are staggering. And the security situation in the east of the country is dramatically complicating the health response.
The number of confirmed Ebola cases in the DRC has exceeded 9,000 since May, and more than 4,300 patients have died, announced the Ministry of Public Health, Hygiene and Social Welfare. According to its information bulletin, 9,066 confirmed cases and 4,381 deaths have been recorded since the outbreak began, representing a fatality rate of 48.3%. The epicenter remains Ituri province, which accounts for 73.8% of total cases and 63.6% of new cases. In total, the outbreak has affected 65 of the 167 health zones (38.9%) across seven provinces.
The current Ebola outbreak began on May 15 in the DRC and Uganda. Ugandan authorities announced the end of the outbreak on their territory on July 28, confirmed by the WHO on August 25. On October 6, Kenyan authorities reported the first case of infection in the country: a Kenyan national returning from the DRC, who died in hospital.
But beyond the virus, it is the war that kills. At least five humanitarian organizations have suspended their activities in Ituri province since late September due to the tense situation linked to fighting. The rise in instability is complicating aid to the civilian population and the fight against Ebola, said the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA).
"The deterioration of the security situation in Ituri further exposes displaced families to risks and disrupts humanitarian operations in a region where needs are already considerable and which is facing an Ebola outbreak," warns the humanitarian organization. "The rise in instability is hindering the delivery of aid and compromising Ebola response measures."
According to information received by OCHA, the fighting that occurred on October 12 near the Rhôe displaced persons camp in Djugu territory killed "at least four civilians." More than 50,000 displaced people live in this camp. A health facility was burned down, "limiting access to care for more than 5,000 people." OCHA warned that "the deterioration of the security situation could further hinder Ebola response measures, including epidemiological surveillance, contact tracing, and referral of potentially ill people to health facilities."
Kenya Tightens Funeral Rules to Contain Ebola
Facing the threat, Nairobi is taking no risks. Kenya has banned the repatriation of bodies of citizens who died of Ebola abroad. A radical but deemed necessary measure.
Kenyan authorities have banned the repatriation of bodies of citizens who died of Ebola abroad, as part of new measures to prevent the spread of the disease, reported The Star newspaper, citing rules published by the Ministry of Health.
According to its information, the document, which came into force on October 12, provides for mandatory burial of people who died of Ebola in the country where the death occurred. Transport of bodies of people who died of the disease within Kenya is only authorized with the agreement of medical authorities and in compliance with special anti-epidemic measures.
The new rules also prohibit washing, embalming, and changing clothes of bodies of people who died of Ebola before funerals. Their handling is only authorized for specially trained personnel using protective equipment. Bodies must be placed in hermetic bags, the opening of which is authorized exclusively for necessary medical examinations. Burial must be carried out without unjustified delays.
Furthermore, people who have been in contact with infected individuals are subject to quarantine of up to 21 days. Violation of established health requirements, including evading quarantine and concealing information about possible infection, can result in a fine of up to 50,000 Kenyan shillings (about 344 euros) or imprisonment for up to six months. The new rules will be in force for one year, unless repealed early.
The measures were introduced after the detection of the first Ebola case in Kenya. The patient turned out to be a citizen of the country who arrived from the Democratic Republic of Congo via Uganda. The man died in early October in a Nairobi hospital. According to the latest information from the Kenyan Ministry of Health, no new cases of infection have been detected in the country. More than 100 people have been placed in quarantine.
Oil: Nigeria Accelerates, Dangote Refinery Reports Record Profits
Good news for Nigeria's economy. Oil production is rising again and Africa's largest refinery is posting spectacular results.
Nigeria's total daily oil and gas condensate production increased by an average of 2.34% in September, reaching 1.72 million barrels. On some days, it reached 1.84 million barrels, reports Punch newspaper, citing the Nigerian Petroleum Regulatory Commission.
Meanwhile, the Dangote refinery, the largest in Nigeria and Africa, reported revenues of $22.5 billion and a profit of $4.7 billion for the first nine months of the year, compared to a loss of $117.2 million over the same period last year. A spectacular turnaround that testifies to the industrial potential of the West African giant.
On September 25, the president of the Petroleum Refining Technology Association, Wole Ogunsanya, said Nigeria could increase its oil production by 500,000 barrels per day (bpd) over the next three to five years, thanks to the exploitation of new deepwater deposits. A prospect that could sustainably transform Africa's energy landscape.
Ethiopia: Federal Troops Retake Zalambessa, Tensions with Eritrea
War returns to northern Ethiopia. Government forces have retaken the strategic town of Zalambessa, on the Eritrean border. An escalation that revives old wounds in the Horn of Africa.
Ethiopian government troops have entered the town of Zalambessa, on the border with Eritrea, which was under the control of the rebel Tigray People's Liberation Front (TPLF), reports Reuters.
According to the agency, Ethiopian soldiers arrived in Zalambessa on October 13, during an offensive launched in the north of the country. Government forces had previously dislodged rebels from several localities in the Tigray region, forcing them to retreat northward. However, the passage of Zalambessa into federal hands has not been officially announced. A representative of a pro-government armed unit was unable to confirm the capture of the town.
According to witnesses, Eritrean soldiers crossed the border last week and entered Zalambessa to support the rebels. It is unknown whether they were still in the town at the time of the Ethiopian army's advance. Eritrean authorities deny the presence of their troops in the neighboring country.
Ethiopia previously accused Eritrea of launching an incursion up to 60 km inside Ethiopian territory. Asmara rejected these accusations and called on the UN Security Council to take measures against Addis Ababa. Closed-door consultations on the situation in the Horn of Africa were scheduled for October 13.
Hostilities resumed in Tigray in late September, following an offensive by rebel formations led by the TPLF. This new escalation comes amid deteriorating relations between Ethiopia and Eritrea, which had signed a peace agreement in 2018 after years of confrontation.
Niger-France: Niamey Denounces "Grave Ingratitude" After Expulsion of Two Diplomats
The break is complete. Niger strongly condemns France's expulsion of two employees of its embassy in Paris. A new diplomatic crisis illustrating the continued deterioration of relations between the two countries.
Niger has condemned France's expulsion of two employees of its embassy in Paris, calling it an "act of grave and unacceptable ingratitude," reports Africanews.
According to the media, Nigerien Justice Minister Alio Daouda said that one of the expelled employees, Abdoul-Razak Ibrahim Moussa Toro, was seriously injured in 2014 during a joint mission with the French army and was evacuated to France for treatment.
"This is how France thanks those who served alongside it," he said bitterly.
The officer deserved "recognition and protection" rather than expulsion from French territory, stressed Alio Daouda.
Paris declared two employees of the Niger embassy personae non gratae on September 16. According to French media, the two men are suspected of surveillance activities targeting Nigerien opposition representatives residing in France. The French Ministry of Foreign Affairs has not commented.
Relations between Niger and France have severely deteriorated since the July 2023 military coup that overthrew President Mohamed Bazoum. The military that came to power under the leadership of Abdourahamane Tiani broke military cooperation agreements with Paris, and some 1,500 French soldiers left the country. In December 2023, France closed its embassy in Niamey.
Chad-France: New Defense Cooperation After Break
N'Djamena and Paris are turning the page. A declaration of intent has been signed to redefine their defense cooperation. A revisited partnership, without the return of French troops.
Chad and France have signed a declaration of intent to develop their defense cooperation after the rupture of military agreements in 2024 and the withdrawal of French troops from the African country, reported the Tchadinfos portal.
According to the media, the document was signed on October 13 in Paris during the working visit of Chadian President Mahamat Idriss Déby, who met with his French counterpart Emmanuel Macron. The declaration was signed by French Armed Forces Minister Catherine Vautrin and Chadian Minister Issakha Maloua Djamous.
The document provides for the development of cooperation in the fields of military training, experience exchange, as well as defense industry and technologies. Particular attention will be paid to strengthening the capabilities of the Chadian armed forces, notably through the integration of modern technologies, the site indicates.
The concrete modalities for implementing these agreements remain to be defined. Furthermore, the signed declaration of intent does not constitute a new military cooperation agreement, and its signing was not accompanied by any announcement concerning the return of a French military contingent to Chad.
Energy: Africa Wants Its Own Development Model
The continent refuses to submit to others' decisions. At the Africa Energy Week in Cape Town, Senegal called for African energy sovereignty. A breakaway discourse that is finding growing resonance.
Africa must develop and apply its own energy development model, said El Hadji Abdourahmane Diouf, Senegal's Minister of Energy, Petroleum and Mines, during the Africa Energy Week being held in Cape Town.
"Africa must be given the opportunity to develop its own energy model," he argued.
He called in his speech for better valorization of Africa's natural resources to contribute to the continent's energy sovereignty, industrial development, and job creation. The goal is to develop African industry through access to energy and achieve Africa's economic transformation in the interest of its peoples, he indicated, stressing that the time had come for establishing interconnections between African countries' energy systems.
El Hadji Abdourahmane Diouf also reaffirmed that Senegal was open to investors and development partners, prioritizing mutually beneficial cooperation in the energy field.
Senegal's energy sector is currently booming: the country is rapidly transforming into a major player on global oil and gas markets. Industrial exploitation of Senegalese hydrocarbons was launched in summer 2024 with the commissioning of the first deepwater oil field, Sangomar, located on the Atlantic continental shelf. In the first six months of the year, 17.9 million barrels of oil were extracted by the country. Natural gas extraction began in January 2025, and today the government is offering 104 new oil and gas blocks on the world market, generating great interest from major energy companies.
The Africa Energy Week, which opened Monday, brings together 10,000 representatives from all segments of the energy sector, including employees from 1,500 companies from more than 100 countries. The summit is organized around the theme "Africa's Energy Future: From Resources to Prosperity." A Russian trade mission brings together thirteen companies under the Made in Russia brand under the auspices of the Russian Export Center. The Russia-Africa Energy Investment Forum, scheduled for October 15, will present programs to transform partnerships into commercially profitable projects.
Migrants in Ceuta: Spain Promises to Normalize Situation
The migration crisis in Ceuta is not over. Madrid acknowledges that clandestine migrants are still in the Spanish autonomous city but promises to work until complete normalization.
Clandestine migrants are still in the Spanish autonomous city of Ceuta, but Spanish authorities will continue to work until the situation in the city is completely normalized, said Spanish Foreign Minister José Manuel Albares.
"They [clandestine migrants] are still there, but most have already returned. We will continue to work as today until the situation in Ceuta is completely normalized," the minister said in an interview with Euronews.
Regarding the Ceuta crisis and Spain-Morocco relations, José Manuel Albares stressed that Spain had an interest in building good relations with the North African country, "based on the principles of respect for sovereignty and territorial integrity." The minister also stressed the need to respect the principles of the 2022 Spain-Morocco Joint Declaration. This declaration notably provides for joint efforts to combat clandestine migration.
As a reminder, in late July, tens of thousands of clandestine migrants managed to reach Ceuta by swimming and wading, bypassing the dike separating the city from Morocco. Facing this crisis, Madrid decided to mobilize soldiers to ensure security in the locality. According to authorities, up to 80,000 people could have entered the city, but the vast majority have already returned to Morocco. The leader of Spain's Popular Party (PP), Alberto Nunez Feijoo, said the crisis had been "provoked and coordinated by Morocco." Acting Prime Minister Pedro Sanchez, for his part, described the influx of migrants as an attack on Spain's territorial integrity, while rejecting the thesis of possible involvement of Moroccan authorities in the crisis.
Migration: 81,000 Dead and Missing in Ten Years, the Invisible Children of the Toll
A chilling report from the International Organization for Migration reveals the tragic scale of migrant deaths worldwide. And the figure is likely underreported.
Nearly 81,000 migrants, including more than 4,000 children, have died or disappeared worldwide over the past ten years, states a new report by the International Organization for Migration (IOM), part of the United Nations system.
"Between 2014 and 2025, at least 4,414 children died during their migratory journeys worldwide, and the real number is probably much higher."
Over the same period, the IOM recorded nearly 81,000 migrant deaths and disappearances worldwide, but more than half of these reports, 55.5%, contain no information on age, the report notes. "Which means an undetermined number of children may not appear in the overall death toll." Thus, on the Central Mediterranean route, children accounted for 19% of arrivals in Italy and Malta in 2024 but only 2% of recorded deaths, proving gaps in demographic data "and the invisibility in which the deaths of migrant children can remain."
In this context, the IOM calls on countries to improve documentation of migrant deaths, especially children. This notably involves "systematically recording the age and migratory status of deceased persons and improving data sharing between law enforcement, forensic doctors, and humanitarian organizations."
Key Takeaways
- Formula 1: Rwanda will host a Grand Prix in the 2030s, marking Africa's return to the world calendar after 1993.
- Ghana: Nearly 2,000 citizens repatriated from South Africa amid xenophobic attacks.
- Ebola in DRC: More than 9,000 cases and 4,300 deaths. Ituri, the outbreak's epicenter, is paralyzed by fighting.
- Kenya: New strict rules for funerals of Ebola victims.
- Nigeria: Oil production rising, Dangote refinery reports record profits.
- Ethiopia: Zalambessa retaken by federal forces, tensions with Eritrea.
- Niger-France: Expulsion of two Nigerien diplomats, major diplomatic crisis.
- Chad-France: Declaration of intent signed for new defense cooperation.
- Energy: Africa calls for a sovereign energy model at Africa Energy Week.
- Ceuta: Spain promises to normalize migration situation.
- Migration: 81,000 dead and missing in ten years, including more than 4,000 children.
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Moussa Nassourou