Publicité

Soweto et Durban s’embrasent : magasins pillés, voitures en flammes, la colère anti-migrants explose en Afrique du Sud

Des émeutes violentes secouent Soweto et Durban. Magasins étrangers saccagés, dizaines de voitures brûlées, affrontements entre militants anti-migrants et étrangers. La police renforce ses effectifs. Voici ce qui se passe vraiment sur le terrain.

Publicité

Afrique du Sud : Soweto et Durban sous tension après des émeutes anti-migrants


Des scènes de chaos se sont déroulées mercredi et jeudi dans deux grandes villes d’Afrique du Sud. À Soweto et à Durban, des protestations contre la présence de migrants ont tourné à la violence, avec des magasins pillés, des véhicules incendiés et des affrontements de rue. La radio EWN et la SABC ont rapporté les faits en direct.


À Soweto, ville limitrophe de Johannesburg, des militants du mouvement anti-migrants ont pris d’assaut un magasin tenu par des étrangers. Les marchandises ont été sorties et étalées sur le trottoir. Au moins dix voitures ont été brûlées. Des membres du groupe « Révolte à Soweto 2026 » sont apparus dans les rues. Leur revendication est claire : tous les magasins et entreprises appartenant à des étrangers doivent passer aux mains de citoyens sud-africains. Des bagarres ont éclaté entre migrants et militants locaux.


Le ministre de la Police, Firoz Cachalia, s’est rendu en urgence sur place. Des renforts policiers ont été déployés pour tenter de reprendre le contrôle.


À Durban, capitale économique du KwaZulu-Natal, la situation a également dégénéré. Dans le centre-ville, plusieurs magasins appartenant à des étrangers ont été saccagés. Certains ont été incendiés. Quatorze voitures ont brûlé. Des affrontements ont opposé partisans de l’expulsion des migrants et étrangers présents sur place. La direction de la police de Durban a demandé l’aide d’autres provinces pour rétablir l’ordre.


Jeudi matin, un autre foyer de tension s’est allumé rue Che Guevara, devant le centre pour réfugiés du ministère de l’Intérieur. Des centaines de migrants, majoritairement originaires du Bangladesh, du Malawi, du Pakistan et de Somalie, s’étaient rassemblés dès l’aube pour déposer des demandes d’asile. Un important dispositif de police bloquait l’accès. Le bureau n’a pas ouvert. La foule, exaspérée, a commencé à réclamer l’ouverture. Un point de collecte de ferraille situé à côté a été incendié. La fumée a rapidement enveloppé le secteur.


La police a utilisé des moyens spéciaux pour disperser les manifestants. Les migrants ont été repoussés. Dans le même temps, des activistes du mouvement antimigrants March and March sont arrivés sur les lieux. La veille, ils avaient déjà dispersé une foule de migrants à coups de fouets et de bâtons. Ils ont affirmé qu’ils n’accepteraient pas un dépôt massif de dossiers de demande d’asile.


Le consulat général des États-Unis à Durban a immédiatement diffusé un avertissement. Les citoyens américains sont invités à éviter le centre-ville. Les employés des institutions américaines ont reçu pour instruction de faire preuve de la plus grande prudence dans le secteur de la rue Che Guevara.


Ces événements s’inscrivent dans un climat de tensions xénophobes récurrentes en Afrique du Sud, où la colère contre la concurrence économique et la pression migratoire s’exprime parfois de manière brutale. Les autorités tentent de calmer la situation, mais les images de magasins détruits et de voitures en flammes continuent de circuler.


La police sud-africaine reste mobilisée dans les deux villes.




South Africa: Soweto and Durban erupt in anti-migrant riots – shops looted, cars set ablaze


Violent unrest broke out in two major South African cities after protests against migration turned chaotic. In Soweto and Durban, shops belonging to foreigners were looted, vehicles were set on fire, and street clashes erupted between anti-migrant activists and foreign nationals. The incidents were reported by radio stations EWN and SABC.


In Soweto, which shares an administrative border with Johannesburg, anti-migrant militants stormed a shop owned by foreigners. Goods were dragged out and spread across the pavement. At least ten cars were torched. Members of the group “Revolt in Soweto 2026” appeared on the streets, demanding that all shops and businesses owned by foreigners be transferred to South African citizens. Street confrontations took place between migrants and local activists.


South African Police Minister Firoz Cachalia rushed to Soweto. Additional police units were deployed to the area.


In central Durban, the largest city in KwaZulu-Natal province, shops owned by foreigners were also ransacked. Some were set alight. Fourteen vehicles were burned. Clashes broke out between supporters of migrant expulsion and foreign nationals. Durban police requested assistance from other provinces to contain the unrest.


On Thursday morning, another flashpoint emerged on Che Guevara Street in central Durban, outside the Department of Home Affairs refugee centre. Hundreds of migrants – mainly from Bangladesh, Malawi, Pakistan and Somalia – gathered early to submit asylum applications. A heavy police cordon blocked access and the office did not open. Frustrated migrants began demanding entry. At that moment, unknown individuals set fire to a nearby scrap-metal collection point. Smoke quickly filled the area and disorder spread.


Police used special equipment to disperse the crowd and pushed the migrants away from the smoke-filled building. Activists from the anti-migrant movement March and March then arrived. The previous day they had already scattered a crowd of migrants with sjamboks and sticks. They declared they would not allow mass submission of asylum documents by undocumented migrants.


The US Consulate General in Durban issued a security alert, advising American citizens to avoid the central districts. All US government employees were instructed to exercise extreme caution in the Che Guevara Street area.


These events form part of recurring xenophobic tensions in South Africa, where anger over economic competition and migration pressure sometimes turns violent. Authorities are working to restore order, but images of destroyed shops and burning cars continue to circulate.


Police remain heavily deployed in both cities.


émeutes anti-migrants Afrique du Sud, violence xénophobe Soweto, troubles Durban, magasins étrangers saccagés, voitures brûlées Soweto, Révolte à Soweto 2026, March and March, Firoz Cachalia, police Afrique du Sud, migrants Bangladesh Malawi Pakistan Somalie, centre réfugiés rue Che Guevara, avertissement consulat américain Durban, xénophobie Afrique du Sud 2026, affrontements migrants Durban, pillage magasins étrangers


Didier Cebas K.

Publicité