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Guerre commerciale USA-Canada : Washington dit “on est prêts”… mais seulement si Ottawa s’agenouille

Les États-Unis ouvrent la porte aux négociations… sous conditions. Greer, Trump, Carney et les droits de douane à 50 % : tout ce qui se joue vraiment entre Ottawa et Washington. Lisez l’analyse.

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Guerre commerciale USA-Canada : Washington dit “on est prêts”… mais seulement si Ottawa s’agenouille


Les États-Unis ne bougeront pas d’un pouce. C’est clair, net et sans détour. Le représentant au Commerce américain, Jamieson Greer, vient de le marteler sur CNBC : « Quand les Canadiens voudront parvenir à un accord, nous serons prêts à négocier. » Autrement dit, la balle est dans le camp d’Ottawa. Et seulement dans le camp d’Ottawa.


Greer n’a pas mâché ses mots. Il a rappelé que le président Donald Trump est « extrêmement satisfait » de sa politique commerciale actuelle. Traduction : les droits de douane de 50 % imposés depuis le 22 août sur certaines marchandises canadiennes ne sont pas près de disparaître. Washington estime avoir tendu la main en août avec une offre bilatérale jugée « avantageuse ». Ottawa a dit non. Depuis, les canons tarifaires ont parlé.


Le premier ministre Mark Carney a confirmé la suspension des négociations et a riposté avec des droits de douane de rétorsion, entrés en vigueur le 8 septembre. « Une guerre commerciale a commencé, à l’initiative américaine », a-t-il déclaré. Les deux capitales se regardent désormais en chiens de faïence.


Mais ce n’est pas fini. Trump a déjà annoncé la suite : dès le 1er janvier 2027, de nouveaux droits de douane de 50 % frapperont les automobiles, les pièces détachées et l’acier canadiens. Un coup de massue supplémentaire sur une industrie déjà sous pression.


Dans les couloirs d’Ottawa comme dans ceux de Washington, on sent la tension monter. Les exportateurs canadiens, particulièrement dans l’acier, l’aluminium et l’automobile, scrutent chaque déclaration. Les entreprises américaines, elles, profitent du levier tarifaire. Greer a été limpide : les États-Unis ne mendieront pas. Ils attendent que le Canada « exprime son intérêt ».


Cette posture musclée de l’administration Trump n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une logique de pression maximale pour rééquilibrer ce que Washington considère comme des déséquilibres commerciaux. Le Canada, de son côté, joue la carte de la souveraineté économique et de la rétorsion ciblée. Deux visions s’affrontent. Et le temps joue contre les plus vulnérables.


Pour l’instant, le dialogue est gelé. Greer a laissé la porte entrouverte, mais la clé reste entre les mains d’Ottawa. Si Mark Carney décide de reprendre les pourparlers, Washington sera « prêt ». Sinon, les droits de douane continueront de grimper. Et la guerre commerciale, déjà bien engagée, risque de s’enliser encore plus profondément.


Dans ce bras de fer, chaque déclaration compte. Chaque silence aussi. Les prochaines semaines diront si Ottawa plie ou si les deux géants d’Amérique du Nord s’installent durablement dans une logique de confrontation tarifaire.




US-Canada Trade War: Washington Says “We’re Ready”… But Only If Ottawa Comes Knocking


The United States will not move first. That much is crystal clear. US Trade Representative Jamieson Greer stated on CNBC that America is prepared to resume trade talks with Canada — but only when Ottawa signals it wants a deal.


“When the Canadians want to reach an agreement, we will be ready to negotiate,” Greer said, adding that President Donald Trump is “extremely satisfied” with his current trade policy. In plain language: the 50% tariffs imposed on certain Canadian goods since August 22 are not going anywhere.


Greer recalled that in August, Ottawa walked away from what Washington considered an advantageous bilateral offer. The result was immediate: US tariffs took effect. Canadian Prime Minister Mark Carney confirmed he had suspended negotiations and announced retaliatory tariffs, which came into force on September 8. “A trade war has begun, at the initiative of the United States,” Carney declared.


The pressure is set to intensify. Trump has already announced that starting January 1, 2027, the United States will impose 50% tariffs on Canadian automobiles, auto parts and steel. Another heavy blow for Canadian industry.


Washington’s message is unambiguous. The door is open, but Canada must walk through it. Greer made clear that the US will not chase Ottawa. Trump’s administration remains convinced its hardline approach is delivering results. Canada, for its part, continues to frame the conflict as an American-initiated trade war and is responding with targeted retaliation.


For now, talks remain frozen. Exporters on both sides of the border are watching closely, particularly in the steel, aluminum and automotive sectors. The next move belongs to Ottawa. If Mark Carney decides to re-engage, Washington says it will be ready. If not, the tariff war is only just beginning.


In this high-stakes standoff, silence speaks as loudly as statements. The coming weeks will reveal whether Canada chooses negotiation — or prolonged confrontation.


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Ange NGO

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