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Cameroun : la Chambre nationale des experts criminels ouvre une enquête après les lourdes accusations d'Effoudou Awussi Kenneth Romuald

La Chambre nationale des experts criminels du Cameroun annonce l'ouverture d'investigations après les déclarations controversées d'Effoudou Awussi Kenneth Romuald dans l'émission « Master Class ». Les autorités judiciaires et sécuritaires au cœur de la polémique.

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Cameroun : la Chambre nationale des experts criminels ouvre une enquête après les lourdes accusations d'Effoudou Awussi Kenneth Romuald


La Chambre nationale des experts criminels du Cameroun (CNECC) est officiellement sortie de son silence. Dans un communiqué rendu public, cette organisation annonce l'ouverture d'investigations techniques, juridiques et criminologiques à la suite des déclarations d'Effoudou Awussi Kenneth Romuald, ancien capitaine des Forces de défense, formulées dans l'émission « Master Class », intitulée « L'Enfer du Paradis de Paul Biya ».


Cette réaction intervient alors que les propos de l'ancien officier, largement relayés sur les réseaux sociaux, continuent d'alimenter les débats au sein de l'opinion publique camerounaise.


Des accusations visant de hauts responsables de l'État


Dans son communiqué, la Chambre nationale des experts criminels indique avoir pris connaissance « avec une profonde consternation » des déclarations tenues par Effoudou Awussi Kenneth Romuald au cours de cette émission de près de 27 minutes.


Selon le document, l'ancien capitaine, révoqué par le décret présidentiel n°2026/234 du 25 juin 2026 pour « inconduite habituelle résultant d'une longue absence injustifiée », aurait formulé de graves accusations mettant en cause plusieurs hautes personnalités de l'État.


Le communiqué souligne que ces accusations ont également visé la Gendarmerie nationale, présentée par l'ancien officier comme un prétendu « centre de torture ».


La CNECC évoque l'absence de preuves publiques


Dans sa réaction officielle, la Chambre nationale des experts criminels estime que ces accusations ont été rendues publiques sans production d'éléments de preuve permettant d'en apprécier la crédibilité.


L'organisation relève également que certaines déclarations concernant le chef de l'État pourraient relever d'infractions prévues par le Code pénal camerounais. Il s'agit toutefois d'une appréciation formulée par la CNECC dans son communiqué ; il appartient aux autorités judiciaires compétentes d'apprécier les suites éventuelles à donner à cette affaire.


Une commission d'experts mise en place


Face à l'ampleur médiatique de cette affaire, le président de la Chambre nationale des experts criminels du Cameroun, Maître Bony Eugène, annonce avoir ordonné la création immédiate d'un collectif d'experts criminels.


Cette équipe est placée sous la coordination de Maître Thierry Atangana.


Selon le communiqué, la mission de ce collectif consiste à conduire des investigations :



  • techniques ;

  • juridiques ;

  • criminologiques ;


afin de vérifier les différentes allégations formulées par Effoudou Awussi Kenneth Romuald.


La Chambre précise que le communiqué publié constitue une première restitution des constatations réalisées, les investigations étant toujours en cours.


L'affaire « Pat Diamant » également évoquée


Le communiqué revient également sur l'affaire dite « Pat Diamant », citée lors de l'émission.


D'après les vérifications présentées par la CNECC, cette procédure judiciaire serait née de deux plaintes déposées auprès du Groupement de Gendarmerie territoriale et du Service central des recherches judiciaires (SCRJ) du Secrétariat d'État à la Défense (SED).


Ces plaintes auraient été introduites par l'ONG Observatoire du Développement Sociétal (ODS), dirigée à l'époque par feu Lilian Koulou Engoulou, assisté de son conseil, Maître Thierry Atangana.


Toujours selon la Chambre, certains éléments recueillis dans le cadre de ses vérifications viendraient contredire les déclarations d'Effoudou Awussi Kenneth Romuald concernant son implication dans cette affaire. L'organisation précise néanmoins qu'il appartiendra aux autorités compétentes d'en apprécier la portée juridique.


Une affaire suivie de près


Avec cette prise de position officielle, la Chambre nationale des experts criminels entre à son tour dans un dossier particulièrement sensible, où se croisent accusations publiques, questions de sécurité nationale et procédures judiciaires.


À ce stade, les allégations formulées par Effoudou Awussi Kenneth Romuald font l'objet de contestations de la part de la CNECC, tandis que les investigations annoncées par cette dernière se poursuivent. D'éventuelles suites judiciaires dépendront des autorités compétentes, qui demeurent seules habilitées à apprécier les faits et les responsabilités éventuelles.




Cameroon: National Council of Crime Experts launches investigation following serious allegations by Effoudou Awussi Kenneth Romuald


The Cameroon National Council of Crime Experts (CNCCE) has officially reacted to controversial statements made by former Defence Forces Captain Effoudou Awussi Kenneth Romuald during the television program "Master Class", titled "The Hell of Paul Biya's Paradise".


In a press release, the organization announced the establishment of a team of criminal experts to conduct technical, legal and criminological investigations into the allegations made during the interview, which has generated significant attention on social media.


According to the CNCCE, the former officer, who was dismissed by Presidential Decree No. 2026/234 of June 25, 2026, accused several senior state officials and high-ranking officers of the National Gendarmerie of serious criminal acts without publicly presenting evidence to support his claims.


The council stated that the investigation team, coordinated by Maître Thierry Atangana and established on the instructions of Maître Bony Eugène, President of the CNCCE, will examine the credibility of the allegations and their legal implications.


The press release also revisits the so-called "Pat Diamant" case, stating that preliminary findings differ from some of the claims made by Effoudou Awussi Kenneth Romuald regarding his alleged role in the matter. According to the CNCCE, it will ultimately be up to the competent judicial authorities to assess the legal significance of the findings.


The organization emphasizes that its investigation remains ongoing and that the published statement represents only an initial assessment. Any judicial consequences arising from the case will depend on the competent authorities.


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Ange NGO

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