Publicité

Houthis en feu : deux pétroliers saoudiens frappés en mer Rouge, le blocus tient bon

Deux pétroliers saoudiens (Encelia et Layla) touchés en riposte au « pillage » des richesses yéménites selon les Houtis. Incendie confirmé sur l’Encelia, Aspides recommande d’éviter la zone. L’Arabie Saoudite et les USA réagissent : tensions explosives en mer Rouge. Découvrez les détails exclusifs.

Publicité

Les rebelles yéménites houthis ne plaisantent plus ! Dans un communiqué diffusé mercredi, les forces armées yéménites ont revendiqué des frappes contre deux pétroliers saoudiens qui violaient ouvertement le blocus maritime imposé à Riyad en mer Rouge. Il s’agit des navires Encelia et Layla, ciblés avec une combinaison de drones, missiles balistiques et de croisière.


« Les forces armées yéménites ont mené une opération au cours de laquelle deux pétroliers saoudiens, qui avaient violé le blocus imposé par les forces armées en mer Rouge, ont été frappés », martèle le communiqué houthi. Mieux : une dizaine d’autres navires auraient été contraints de faire demi-tour, signe que le blocus pétrolier annoncé le 20 juillet produit déjà ses effets.


Du côté saoudien, l’agence officielle SPA confirme l’attaque sur l’Encelia. Un incendie s’est déclaré à l’avant du navire, mais tous les membres d’équipage sont sains et saufs, selon les autorités de Riyad. Pour le second tanker, Layla, le silence reste assourdissant de l’autre côté du Golfe.


Ce coup de force intervient quelques jours seulement après l’annonce par les Houthis d’un blocus maritime contre l’Arabie saoudite. Ils accusent le royaume wahhabite de piller depuis des années les richesses nationales du Yémen, notamment ses ressources pétrolières. Une réponse directe aux souffrances d’un peuple yéménite laminé par près d’une décennie de conflit.


L’Europe et les États-Unis sur le qui-vive  
La mission européenne Aspides, chargée de protéger la navigation en mer Rouge, n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué clair, elle recommande aux navires liés aux États-Unis, à Israël et à l’Arabie saoudite d’éviter purement et simplement les routes passant par la mer Rouge ou le golfe d’Aden « jusqu’à ce que le niveau de menace diminue ». Une mise en garde qui en dit long sur la gravité de la situation.


De son côté, la coalition arabe menée par Riyad a promis une réponse « ferme et résolue ». Son porte-parole, Turki al-Maliki, a qualifié les actions houthies de « piraterie maritime » et annoncé des mesures pour sécuriser le détroit stratégique de Bab-el-Mandeb.


À Manille, en marge de la réunion de l’Asean, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a exprimé l’espoir d’une « désescalade rapide ». Washington, qui manque de leviers directs sur les Houthis, multiplie les contacts avec Riyad. « Nous espérons une désescalade de la situation », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant les limites de l’influence américaine sur Ansar Allah.


Un bras de fer aux conséquences mondiales  
Ce nouvel épisode illustre la capacité des Houthis à perturber l’une des artères vitales du commerce mondial. La mer Rouge et Bab-el-Mandeb sont le passage obligé pour une grande partie du pétrole et des marchandises destinées à l’Europe et au-delà. Toute escalade pourrait faire flamber les prix de l’or noir et relancer les craintes d’une crise énergétique.


Les Houthis, soutenus par l’Iran selon de nombreuses capitales occidentales, se positionnent en défenseurs de la souveraineté yéménite face à ce qu’ils qualifient de « pillage pluriannuel ». Riyad, de son côté, voit dans ces attaques une menace directe à sa sécurité et à ses intérêts économiques.


Au Cameroun et sur le continent africain, où les hausses des prix des carburants se ressentent immédiatement dans le quotidien des ménages, cette crise lointaine pourrait avoir des répercussions concrètes. Les observateurs camerounais suivent avec attention : dans un monde interconnecté, la fumée d’un pétrolier en feu en mer Rouge peut vite atteindre les côtes du Golfe de Guinée.


L’heure est à la vigilance. Les prochaines heures diront si ce bras de fer va s’intensifier ou si la diplomatie parviendra à ramener le calme dans ces eaux tumultueuses.




Houthis Strike Hard: Two Saudi Oil Tankers Hit in Red Sea as Blockade Holds Strong


Yemen’s Houthi rebels mean business! In a bold statement on Wednesday, Yemeni armed forces claimed precision strikes on two Saudi oil tankers violating their newly imposed maritime blockade in the Red Sea. The vessels, Encelia and Layla, were targeted using drones, ballistic missiles, and cruise missiles.


The Houthis also reported forcing nearly a dozen other ships to turn back, signaling that the petroleum blockade announced on July 20 is already biting.


Saudi Press Agency (SPA) confirmed the strike on the Encelia, reporting a fire at the bow but confirming all crew members are safe. No immediate confirmation was available for the Layla.


The attacks follow the Houthis’ declaration of a naval blockade against Saudi Arabia, accusing the Kingdom of years of plundering Yemen’s national wealth, particularly its oil resources.


The European Aspides mission urged vessels linked to the US, Israel, and Saudi Arabia to avoid the Red Sea and Gulf of Aden. The Saudi-led coalition vowed a “firm and resolute” response, labeling the actions “maritime piracy.”


US Secretary of State Marco Rubio, speaking in Manila, expressed hope for rapid de-escalation while noting limited direct leverage over the Houthis.


This escalation threatens global energy routes through Bab-el-Mandeb, with potential ripple effects on fuel prices worldwide, including in Africa.


Houthis, pétroliers saoudiens, mer Rouge, blocus maritime, Encelia, Layla, Arabie Saoudite, Aspides, Marco Rubio, Bab-el-Mandeb, attaque drones missiles, Yémen, crise mer Rouge, piraterie maritime, actualité internationale 2026


Moussa Nassourou

Publicité