Issa Tchiroma appelle l’armée camerounaise à organiser son retour d’exil : une nouvelle sortie qui relance le débat politique
L'ancien ministre et président du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), Issa Tchiroma Bakary, a une nouvelle fois créé l'événement sur la scène politique camerounaise. Depuis son exil, qu'il situe en Gambie, il a exhorté lundi les forces armées camerounaises à « prendre leurs responsabilités » et à organiser son retour au Cameroun.
Cette déclaration intervient dans un climat politique toujours sensible, près de neuf mois après l'élection présidentielle d'octobre 2025, dont les résultats continuent d'être contestés par l'ancien candidat.
Une demande adressée directement aux forces armées
Dans sa prise de parole, Issa Tchiroma affirme vouloir rentrer au Cameroun, mais estime que ce retour devrait être facilité par l'armée nationale.
Selon ses déclarations, il invite les militaires à venir le chercher en Gambie, où il affirme vivre un « exil forcé ».
L'ancien ministre maintient également sa position sur l'élection présidentielle de 2025. Il continue d'affirmer qu'il est le véritable vainqueur du scrutin et soutient que ses partisans poursuivent leurs efforts afin que ce qu'il présente comme sa victoire soit, selon lui, reconnue.
Une annonce autour du 14 août
Au cours de cette même intervention, Issa Tchiroma a annoncé son intention de célébrer, le 14 août, la fête nationale des forces armées.
Il considère cette célébration comme une « obligation constitutionnelle » liée à ce qu'il décrit comme sa qualité de « chef de l'État et commandant en chef des armées ».
Ces affirmations reflètent sa position personnelle et contestent les institutions ayant proclamé les résultats officiels de la présidentielle.
Une localisation qui continue d'alimenter les spéculations
La localisation exacte de l'ancien ministre demeure incertaine.
Une partie des observateurs estime qu'il aurait quitté la Gambie pour les États-Unis, s'appuyant notamment sur le ton plus offensif adopté dans ses récentes interventions publiques.
D'autres analystes soutiennent au contraire qu'il séjourne toujours à Banjul, où des discussions diplomatiques lui permettraient désormais de communiquer plus librement sur la situation politique au Cameroun.
À ce stade, aucune confirmation indépendante ne permet d'établir avec certitude son lieu de résidence actuel.
Les résultats officiels demeurent inchangés
Le Conseil constitutionnel du Cameroun avait proclamé Paul Biya vainqueur de l'élection présidentielle d'octobre 2025. Cette décision demeure, à ce jour, la référence juridique en vigueur.
De son côté, Issa Tchiroma continue de rejeter ces résultats et revendique toujours la victoire.
Par ailleurs, le député Jean Michel Nintcheu avait récemment saisi le Conseil constitutionnel afin qu'il constate une éventuelle vacance du pouvoir. Jusqu'à présent, aucune décision des institutions compétentes n'a modifié la situation institutionnelle du pays.
Une séquence politique sous haute tension
Les dernières déclarations d'Issa Tchiroma interviennent dans un contexte où les questions relatives à la gouvernance, à la stabilité institutionnelle et à la situation politique continuent d'alimenter le débat public.
Les autorités camerounaises n'ont pas officiellement réagi aux propos de l'ancien ministre au moment de la publication de cet article.
En l'absence de confirmation officielle sur plusieurs éléments avancés, ces déclarations doivent être considérées comme les positions exprimées par leur auteur, tandis que les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel restent les seuls ayant une valeur juridique.
Issa Tchiroma Calls on Cameroon’s Army to Organize His Return from Exile
Former Cameroonian minister and leader of the Front for the National Salvation of Cameroon (FSNC), Issa Tchiroma Bakary, has called on the Cameroonian military to "assume its responsibilities" and organize his return to Cameroon from what he describes as forced exile in The Gambia.
Nearly nine months after the October 2025 presidential election, Tchiroma continues to claim that he won the vote despite the Constitutional Council officially declaring President Paul Biya the winner.
Tchiroma also announced that he intends to commemorate the August 14 Armed Forces Day, arguing that it is his constitutional duty as what he describes as the country's "Head of State and Commander-in-Chief."
Meanwhile, uncertainty remains over his exact whereabouts. Some observers believe he has relocated from The Gambia to the United States, while others maintain that he is still in Banjul, where diplomatic discussions may have allowed him greater freedom to comment publicly on Cameroon's political situation.
No independent confirmation has established his current location.
Separately, opposition lawmaker Jean Michel Nintcheu recently petitioned the Constitutional Council to declare a vacancy in the presidency. As of now, Cameroon’s institutions have not announced any change to the country's constitutional order.
The Cameroonian authorities had not officially reacted to Tchiroma's latest statements at the time of publication.
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Didier Cebas K.