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AliExpress sanctionnée à 550 millions d'euros : la Chine prise en faute en Europe, pendant qu'elle relance le TAZARA en Afrique

L’Union européenne inflige une amende record de 550 millions d'euros à AliExpress pour produits dangereux et contrefaits. Au même moment, la Chine lance en Tanzanie un ambitieux projet de modernisation du TAZARA à plus de 1,4 milliard de dollars. Entre sanctions et conquête africaine, Pékin joue-t-il sur tous les tableaux ? Analyse.

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AliExpress dans le viseur de Bruxelles : 550 millions d'euros d'amende, la Chine rappelée à l'ordre


Yaoundé, le 20 juillet 2026 – Pendant que Pékin consolide son empreinte historique sur le continent africain à travers de grands chantiers, l’Europe inflige un sévère coup de semonce à l’un de ses fleurons du e-commerce. La Commission européenne a annoncé ce lundi une amende de 550 millions d'euros à l’encontre d’AliExpress pour manquements graves aux obligations de la Loi sur les services numériques (DSA).


Selon le communiqué officiel de l’exécutif européen, la plateforme chinoise n’a pas suffisamment évalué ni atténué les risques liés à la vente de produits illégaux, dangereux ou contrefaits. « Le système de contrôle des produits d’AliExpress ne fonctionne pas », a tranché la Commission, qui reproche à l’entreprise de n’avoir « pas réussi à réduire le volume d’échanges de produits contrefaits ». Un constat accablant pour un géant qui domine des millions de consommateurs à travers le monde.


Bruxelles ira même plus loin : une nouvelle évaluation des pratiques d’AliExpress sera effectuée dans six mois. En cas de persistance des dysfonctionnements, de nouvelles sanctions financières, potentiellement plus lourdes, pourraient tomber. Un signal fort envoyé à Pékin sur le respect des règles du marché unique européen.


Au même moment, en Afrique : la Chine écrit un nouveau chapitre du TAZARA


Pendant que l’Europe sanctionne, la coopération sino-africaine avance à grands pas. En Tanzanie, les travaux de construction d’un centre de formation et d’un centre de contrôle ferroviaire ont officiellement démarré dans le cadre de la modernisation du chemin de fer Tanzanie-Zambie (TAZARA).


Ce projet pharaonique, estimé à plus de 1,4 milliard de dollars, est porté par l’entreprise chinoise China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC). Le futur centre de contrôle, équipé de systèmes modernes de communication, de surveillance et de gestion des données, coordonnera la circulation sur les plus de 1 800 kilomètres de ligne reliant Dar es Salam à New Kapiri Mposhi en Zambie.


Le centre de formation, qui s’étendra sur 21 800 mètres carrés, formera ingénieurs, conducteurs, contrôleurs et tout le personnel ferroviaire nécessaire à l’exploitation moderne de cette artère vitale. Financé par la Chine, ce projet s’inscrit dans la continuité de l’histoire : construite entre 1970 et 1975 grâce à l’appui technique et financier de Pékin, la ligne TAZARA reste un symbole fort de la solidarité sino-africaine.


Après modernisation, la capacité annuelle de la ligne devrait passer de 100 000 tonnes à 2,4 millions de tonnes, permettant à la Zambie, pays enclavé, d’exporter plus efficacement son cuivre et d’importer du pétrole via la Tanzanie. Un enjeu économique et stratégique majeur pour l’Afrique australe et centrale.


Un géant aux deux visages ?


D’un côté, les autorités européennes accusent AliExpress de laxisme face aux contrefaçons et produits dangereux qui inondent ses rayons virtuels. De l’autre, la Chine continue d’investir massivement dans les infrastructures africaines, prolongeant une relation historique qui a façonné le paysage du continent depuis plus d’un demi-siècle.


Pour de nombreux observateurs camerounais et africains, ce contraste illustre parfaitement la stratégie globale de Pékin : conquérir les marchés du Sud par le hard power des infrastructures tout en affrontant, parfois difficilement, les régulations strictes du Nord. Le match est loin d’être terminé. Dans six mois, l’Europe dira si AliExpress a compris le message. En Tanzanie, les trains, eux, continueront de rouler… avec l’empreinte chinoise.




AliExpress Hit with €550 Million EU Fine: China Faces Heat in Europe While Powering Ahead in Africa


Yaoundé, July 20, 2026 – While Beijing strengthens its historic footprint across the African continent through major infrastructure projects, Europe has delivered a stern warning to one of its e-commerce flagships. The European Commission announced on Monday a €550 million fine against AliExpress for serious breaches of the Digital Services Act (DSA).


According to the EU executive’s statement, the Chinese platform failed to adequately assess and mitigate risks related to the sale of illegal, dangerous, or counterfeit products. “AliExpress’ product control system does not work,” the Commission stated bluntly, accusing the company of failing to reduce the volume of counterfeit goods traded on its platform.


Brussels will conduct a new assessment of AliExpress’ practices in six months. Persistent issues could lead to even heavier penalties.


Meanwhile in Africa: China turns the page on TAZARA


As Europe cracks down, Sino-African cooperation is accelerating. In Tanzania, construction has begun on a training centre and a railway control centre as part of the modernization of the Tanzania-Zambia Railway (TAZARA).


The massive project, valued at over $1.4 billion, is led by the Chinese firm China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC). The new control centre, equipped with modern communication, surveillance, and data management systems, will coordinate traffic across the 1,800+ km line linking Dar es Salaam to New Kapiri Mposhi in Zambia.


The training centre, spanning 21,800 square meters, will prepare engineers, drivers, controllers, and other railway staff. Funded by China, the initiative continues a historic partnership: built between 1970 and 1975 with Chinese technical and financial support, TAZARA remains a powerful symbol of Sino-African solidarity.


Upon completion, the line’s annual capacity is expected to surge from 100,000 tonnes to 2.4 million tonnes, offering landlocked Zambia a vital route for copper exports and petroleum imports via Tanzania.


A Giant with Two Faces?


On one hand, European authorities accuse AliExpress of laxity toward counterfeits and dangerous goods. On the other, China continues to invest heavily in African infrastructure. For many Cameroonian and African observers, this contrast perfectly illustrates Beijing’s global strategy: conquering Southern markets through infrastructure muscle while sometimes struggling with strict Northern regulations.


The game is far from over. In six months, Europe will assess whether AliExpress has learned its lesson. In Tanzania, the trains will keep rolling… with a distinct Chinese signature.


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Didier Cebas K.

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