Publicité

Guerre des sanctions : Deutsche Bank traîne Linde en justice à Francfort pour 260 millions d’euros

Deutsche Bank et UniCredit attaquent Linde en justice pour récupérer des centaines de millions d’euros perdus après le retrait du géant allemand de Russie. Première audience ce 14 juillet à Francfort : qui paiera la facture des sanctions ? Un bras de fer qui secoue l’Europe.

Publicité

Guerre des sanctions : les banques européennes mettent Linde au pied du mur !


Francfort, le 14 juillet 2026 – Pendant que l’Europe continue de serrer la vis à Moscou, ce sont ses propres champions qui se tirent désormais dans les pieds. Deutsche Bank et UniCredit ont décidé de passer à l’offensive judiciaire contre le groupe allemand Linde, réclamant des dommages et intérêts colossaux pour les pertes causées par le retrait précipité de l’entreprise de Russie.


Selon des informations du Financial Times, confirmées par les audiences en cours, les grandes banques européennes veulent récupérer plusieurs centaines de millions d’euros gelés par les tribunaux russes. Deutsche Bank parle de pertes avoisinant les 244 millions d’euros, UniCredit monte à 460 millions, et Commerzbank n’est pas en reste avec environ 90 millions d’euros.


Ce mardi 14 juillet, le tribunal régional de Francfort examine la première manche : Deutsche Bank réclame 260 millions d’euros à Linde. L’affaire sent le soufre et pourrait faire jurisprudence dans ce casse-tête post-sanctions.


L’origine du scandale ? Un contrat juteux signé en 2021.  
Un consortium mené par Linde s’était engagé aux côtés de Ruskhimalliance (filiale de Gazprom) pour construire une usine de traitement de gaz à Oust-Louga, près de Saint-Pétersbourg. Les Russes ont versé près d’un milliard d’euros d’avances. En garantie, les banques européennes – dont Deutsche Bank, UniCredit et d’autres – ont émis des cautions de paiement anticipé et de bonne exécution.


Mais en 2022, boom ! Linde suspend ses activités en Russie pour respecter les sanctions européennes. Les banques refusent alors d’honorer les garanties, arguant qu’un paiement violerait les mesures de l’UE. Résultat : les tribunaux russes ont gelé les actifs et saisi l’argent. Aujourd’hui, les banques, qui ont perdu gros, se retournent contre Linde, celui qui a appuyé sur le frein.


Du côté camerounais et africain, on observe ce feuilleton avec un mélange d’amusement et de lucidité. Pendant que l’Occident fait la morale au monde sur le respect des contrats et de la parole donnée, voilà que ses fleurons industriels et bancaires se livrent une bataille rangée pour savoir qui va éponger la note salée des sanctions. Une chose est sûre : quand l’argent parle, même les meilleurs alliés deviennent adversaires.


Ce bras de fer judiciaire révèle surtout une vérité amère : les sanctions, censées affaiblir la Russie, finissent parfois par coûter très cher aux Européens eux-mêmes. Qui paiera finalement ? Les contribuables, les actionnaires ou les géants industriels ? L’audience de Francfort n’est que le début d’un long marathon juridique dont les répercussions pourraient dépasser les frontières allemandes.


L’Europe, championne des sanctions, est-elle en train de manger son propre pain ? L’avenir le dira.




Sanctions Backfire: European Banks Sue Germany’s Linde for Hundreds of Millions


Frankfurt, July 14, 2026 – While Europe maintains pressure on Moscow, its own corporate champions are now turning on each other. Deutsche Bank and UniCredit have launched legal action against German industrial giant Linde, seeking massive compensation for losses triggered by the company’s exit from Russia.


According to the Financial Times, leading European banks are fighting to recover hundreds of millions of euros frozen by Russian courts. Deutsche Bank reportedly lost around €244 million, UniCredit €460 million, and Commerzbank about €90 million.


Today, the Frankfurt Regional Court hears the first case, with Deutsche Bank claiming €260 million in damages from Linde.


The dispute stems from a major 2021 contract: a Linde-led consortium was to build a gas processing plant in Ust-Luga for RusChemAlliance. The Russian side paid approximately €1 billion in advances. European banks issued advance payment and performance guarantees.


In 2022, Linde suspended operations in Russia to comply with EU sanctions. The banks then refused to honor the guarantees, citing potential violation of European restrictions. Russian courts seized the assets in response. Now, the banks are holding Linde accountable.


This high-stakes legal battle highlights the unintended costs of sanctions on European businesses and could set a significant precedent.



Deutsche Bank Linde, procès Linde Francfort, sanctions Russie banques européennes, UniCredit Linde, Oust-Louga Linde, pertes sanctions Russie, audience Deutsche Bank 14 juillet, guerre sanctions Europe, Linde Russie justice, banques allemandes Russie


Ekanga Ekanga Fernand

Publicité