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Viol de Joyce Nawal, 3 ans : Le ministre Etoundi Ngoa brandit la menace de fermeture, le Cameroun en émoi

Affaire Joyce Nawal : envoyé par Paul Biya, le ministre de l'Éducation de base menace de fermer l'école Olympic Glory d'Odza si sa culpabilité est prouvée. Commission d'enquête ouverte.

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Viol de Joyce Nawal, 3 ans : le ministre Etoundi Ngoa brandit la menace de fermeture, le Cameroun en émoi


L’affaire de la petite Joyce Nawal, 3 ans, a pris un tournant solennel ce jeudi 28 mai 2026. Face à la foule en colère, massée depuis 6h du matin devant les grilles du groupe scolaire bilingue La Gloire Olympique à Odza, le ministre de l’Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa, a débarqué porteur d’un message clair du sommet de l’État. « Nous sommes venus appeler tout le monde au calme. C’est ce que le président de la République nous a demandé de faire », a-t-il lancé d’emblée.


Dans ce quartier populaire de Yaoundé IV, l’émotion est à son comble. Le sous-préfet AKONDI Elvis Mbahangwen a craqué en pleurs sur les lieux. Des femmes, des hommes, des enfants, des mères en pagne, des pères désemparés, tous ont entonné l’hymne national pour réclamer justice pour cette fillette, victime présumée d’un viol le lundi 25 mai au sein de son établissement scolaire. Un « tonton », un adulte familier, aurait brisé l’innocence de cette enfant à l’endroit même où elle devait être en sécurité après la maison. Un acte ignoble, barbare, qui soulève le cœur de tout un pays.


Mais ce jeudi matin, la manifestation pour la justice a failli virer à l’affrontement. Les forces de l’ordre ont tenté de disperser les manifestants. L’onde de choc est d’autant plus brutale que la maman de la petite Joyce est aujourd’hui poursuivie pour diffamation et cybercriminalité par l’établissement. La doublure peine : une enfant à l’hôpital, une mère traînée en justice. C’est dans ce climat électrique que le ministre, mandaté par le chef de l’État Paul Biya, a tenu à faire des annonces fortes.


La menace présidentielle plane sur l’école


Laurent Serge Etoundi Ngoa n’est pas venu les mains vides. Lors d’une rencontre avec la direction de l’école et la famille, il a planté le décor avec des mots qui resteront gravés. « Si l’école était incriminée d’une manière ou d’une autre, des mesures seront prises, allant de la suspension à la fermeture de l’établissement. » La foudre est sur la tête de l’Olympic Glory. Le ministre a précisé que les responsables, s’ils sont identifiés, seront sévèrement punis.


Il a tenu à rassurer sur le sort de la victime : « L’école pourra continuer à fonctionner avec ceux qui sont là, avec la petite Nawal qui ne restera pas éternellement à l’hôpital. » Mais le message de fond est sans équivoque : la protection de l’enfance sera défendue coûte que coûte, et l’État ne tergiversera pas avec les défaillances.


Une commission d’enquête et des questions brûlantes


Dans la foulée, le délégué régional de l’Éducation de base du Centre a instruit une commission d’enquête administrative. Sa mission, telle que consignée dans la correspondance adressée au délégué départemental du Mfoundi, est triple : vérifier l’authenticité et la matérialité des faits allégués ; recueillir les déclarations et témoignages du personnel, des parents et des riverains ; examiner les dispositifs de surveillance, de contrôle d’accès et de sécurisation des enfants mis en place par l’établissement. Les enquêteurs sont attendus sur le terrain ce même jeudi. L’heure est à la vérité, rien que la vérité.


Pendant ce temps, la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Abena Ondoua, a également franchi les portes de l’école Olympic Glory. Signe que l’exécutif prend la pleine mesure du traumatisme. La tante de Joyce Nawal, effondrée, a décrit un traumatisme profond. L’enfant porte les stigmates d’une souillure que rien ne pourra effacer. Le personnel qui devait veiller sur elle est dans le viseur des manifestants. Le cri s’élève de la rue : que les responsables soient arrêtés, interrogés, sanctionnés.


Le droit, la rue et le silence brisé


Dans les colonnes de la rue camerounaise, la colère ne désenfle pas. Les protestataires exigent justice et protection des enfants. L’absence d’une réaction officielle rapide du ministre avait d’abord nourri une indignation silencieuse, que la déclaration de ce jour vient quelque peu éteindre, mais les braises restent chaudes. L’appel au calme, s’il est entendu, ne saurait devenir un enterrement du dossier.


Pour beaucoup, il est temps d’envisager des mesures radicales. La vox populi, relayée dans les rassemblements, va jusqu’à réclamer l’irréparable : la peine capitale pour les violeurs de bébés. Sans aller jusqu’à ce débat sociétal, l’État camerounais, sous les ordres de Paul Biya, a promis une action ferme. « Si des responsables sont identifiés, ils seront sévèrement punis », martèle le ministre Etoundi Ngoa.


Ce jeudi à Odza, le Cameroun a vu un sous-préfet pleurer, une mère défiler, un ministre menacer de fermer une école, une ministre de la Femme se recueillir sur le lieu présumé du crime, et une commission administrative se mettre en branle. La petite Joyce Nawal est toujours hospitalisée, mais sa voix, à travers celle de milliers de Camerounais debout, a fini par secouer jusqu’au sommet de l’État. La suite, c’est la justice qui doit l’écrire — sans faiblesse et sans délai.




Joyce Nawal Rape Case: Minister Etoundi Ngoa Threatens School Closure as Cameroon Demands Justice


The tragic case of 3-year-old Joyce Nawal took a decisive turn on Thursday, May 28, 2026. Facing an outraged crowd gathered since 6 a.m. at the gates of Olympic Glory Bilingual School in Odza, Cameroon's Minister of Basic Education, Laurent Serge Etoundi Ngoa, delivered a presidential message. "We have come to call for calm. This is what the President of the Republic asked us to do," he declared, sent directly by President Paul Biya.


In this working-class neighborhood of Yaoundé IV, emotions ran raw. The sub-prefect, Akondi Elvis Mbahangwen, broke down in tears on site. Women, men, and children sang the national anthem to demand justice for Joyce, who was allegedly raped on Monday, May 25, within her own school. A familiar adult, a "tonton," is believed to have shattered the innocence of a child in what should have been a safe haven.


Following a meeting with the school administration and the victim's family, Minister Etoundi Ngoa issued a stark warning: "If the school is implicated in any way, measures will be taken, ranging from suspension to the closure of the institution." He added that any identified officials would be severely punished. The Minister also sought to reassure: "The school can continue to operate with those present, with little Nawal, who will not remain in the hospital forever."


The gravity of the moment is amplified by the fact that Joyce’s mother is currently being sued by the school for defamation and cybercrime. As public fury mounts, the Regional Delegate for Basic Education has ordered an administrative commission to "verify the authenticity and materiality of the alleged facts," gather testimonies, and examine the school's security and child protection measures.


Minister of Women's Empowerment and the Family, Abena Ondoua, also visited the site, underscoring the government's high-level engagement. In the streets, protesters demand arrests and accountability. The call for calm, stressed by the Minister, is tied to an ironclad promise: perpetrators will face the full force of the law. As Joyce Nawal remains hospitalized, a nation waits for swift, uncompromising justice.


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Ange NGO

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