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Iran – États-Unis : accord historique en vue ? Trump annonce des « progrès significatifs », Téhéran impose ses lignes rouges

Les négociations entre l’Iran et les États-Unis entrent dans une phase décisive. Trump évoque un accord imminent, tandis que Téhéran exige la levée des sanctions, le dégel de ses avoirs et refuse tout engagement immédiat sur le nucléaire.

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Les discussions indirectes entre Washington et Téhéran semblent atteindre un tournant majeur. Entre annonces de “progrès significatifs”, menaces de reprise des hostilités et négociations secrètes sous médiation pakistanaise, un possible accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran se dessine progressivement. Mais derrière les déclarations optimistes, plusieurs points explosifs restent encore non résolus.


Téhéran pose ses conditions : pas d’accord sans bénéfices économiques


Selon les agences iraniennes Fars et Tasnim, l’Iran refuse catégoriquement de signer un accord préliminaire sans garanties économiques immédiates et concrètes pour sa population. Le pouvoir iranien considère notamment le dégel des avoirs financiers iraniens comme une “ligne rouge” non négociable.


Washington souhaiterait repousser cette question à une phase ultérieure des discussions, une position rejetée par Téhéran. Les autorités iraniennes réclament également la levée rapide des sanctions visant les exportations pétrolières du pays.


D’après Fars, l’Iran pourrait générer près de 10 milliards de dollars en seulement 60 jours si les restrictions sur le pétrole étaient levées durant les futures négociations.


Un mémorandum baptisé “Déclaration d’Islamabad”


La chaîne Al Hadath révèle qu’un projet d’accord préliminaire serait actuellement en préparation sous la forme d’un mémorandum d’entente intitulé “Déclaration d’Islamabad”.


Le Pakistan joue un rôle central dans cette médiation discrète entre les deux puissances ennemies. Selon plusieurs sources proches du dossier, Islamabad pourrait même annoncer le mémorandum sans la présence officielle des délégations américaine et iranienne.


Le prochain cycle de discussions pourrait avoir lieu dès le 5 juin.


Le nucléaire reste le principal point de tension


Malgré les spéculations relayées par plusieurs médias américains, Téhéran assure n’avoir pris aucun engagement concernant la réduction de ses stocks d’uranium enrichi ni la fermeture de ses installations nucléaires.


L’agence Fars qualifie ces informations “d’absolument infondées”.


Reuters confirme également qu’aucun accord n’a été trouvé sur l’exportation de l’uranium hautement enrichi hors d’Iran. Cette question demeure l’un des principaux points de blocage dans les négociations.


Toutefois, selon Al Hadath, l’Iran aurait proposé de limiter pendant dix ans l’enrichissement d’uranium à un seuil maximal de 3,6%, tout en réaffirmant son engagement à ne pas développer d’armes nucléaires.


En échange, Téhéran exige la levée totale des sanctions américaines avant toute avancée supplémentaire.


Trump souffle le chaud et le froid


Donald Trump multiplie les déclarations contradictoires. Le président américain affirme qu’un projet d’accord a déjà été “concerté de façon générale”, tout en maintenant la pression militaire.


Dans une interview accordée à Axios, il a reconnu que les chances d’un accord ou d’une reprise des frappes contre l’Iran étaient “de 50/50”.


“Soit je les frappe plus fort que jamais, soit nous signons un bon accord”, a déclaré le locataire de la Maison-Blanche.


Le président américain doit réunir son équipe de négociation composée notamment de Marco Rubio, Steve Witkoff et Jared Kushner avant de prendre une décision finale.


Marco Rubio évoque des “progrès significatifs”


Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a confirmé que des avancées importantes avaient été enregistrées ces dernières heures.


Selon lui, les discussions portent également sur la réouverture sécurisée du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.


Rubio insiste cependant sur un point : Washington continue d’exiger l’élimination des stocks d’uranium enrichi iraniens.


“La question de l’uranium enrichi devra être réglée”, a martelé le chef de la diplomatie américaine.


Le détroit d’Ormuz au cœur des négociations


Le détroit d’Ormuz devient l’un des principaux leviers diplomatiques de Téhéran.


Selon Al Arabiya, l’Iran aurait proposé d’ouvrir totalement le détroit en échange de compensations américaines et de garanties économiques.


Les autorités iraniennes veulent également discuter des sanctions et du dégel des avoirs avant toute signature officielle.


Pendant ce temps, les forces navales du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont annoncé que 25 navires commerciaux avaient traversé le détroit ces dernières 24 heures sous supervision iranienne.


Les Émirats craignent un embrasement régional


Les Émirats arabes unis appellent ouvertement à une solution diplomatique.


Le conseiller diplomatique du président émirien, Anwar Gargash, estime qu’un second affrontement militaire pourrait “détruire toute la région”.


Il affirme également que plus de 3.300 missiles et drones iraniens ont visé les Émirats depuis le début du conflit impliquant les États-Unis et Israël.


Malgré cette tension extrême, Abou Dhabi considère toujours qu’un règlement pacifique reste possible.


Macron entre dans le dossier


Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec Donald Trump au sujet de la situation au Moyen-Orient et de la sécurité dans le détroit d’Ormuz.


L’Élysée confirme également des échanges avec la Jordanie, le Qatar et l’Arabie saoudite, signe de l’inquiétude grandissante des puissances régionales face au risque d’escalade.


Un accord encore fragile


Malgré les signaux positifs, plusieurs divergences majeures subsistent entre Washington et Téhéran.


Les négociations avancent, mais le dossier nucléaire, les sanctions économiques et le contrôle du détroit d’Ormuz restent des sujets extrêmement sensibles.


Pour l’instant, les deux camps semblent privilégier la voie diplomatique. Mais à Washington comme à Téhéran, personne ne veut apparaître comme celui qui cédera le premier.




Iran-US Deal Near? Trump Announces “Significant Progress” as Tehran Draws Red Lines


Indirect negotiations between the United States and Iran appear to be entering a decisive phase. While President Donald Trump says a draft agreement is “generally agreed upon,” Tehran insists that any preliminary deal must bring immediate economic benefits to the Iranian people.


According to Iranian agencies Fars and Tasnim, Tehran is demanding the unfreezing of Iranian assets and the lifting of oil sanctions before committing to any final agreement.


A preliminary memorandum reportedly called the “Islamabad Declaration” is being discussed under Pakistani mediation, with a new round of talks potentially scheduled for June 5.


The nuclear issue remains the biggest obstacle. Iran denies reports claiming it agreed to reduce enriched uranium stockpiles or shut down nuclear facilities. Reuters also reports that no agreement has been reached regarding the export of highly enriched uranium outside the country.


However, sources cited by Al Hadath claim Iran proposed limiting uranium enrichment above 3.6% for ten years in exchange for full sanctions relief.


US Secretary of State Marco Rubio confirmed “significant progress” in negotiations but stressed that Washington still insists on eliminating Iran’s enriched uranium stockpile.


Trump warned that the situation could evolve either toward peace or renewed military action.


“Either I hit them harder than ever, or we sign a good deal,” Trump said.


Meanwhile, the Strait of Hormuz has become central to negotiations. Iran reportedly offered to reopen maritime traffic fully in exchange for compensation and economic guarantees from the United States.


Regional powers including France, the UAE, Saudi Arabia, Jordan and Qatar are closely monitoring developments amid fears of a wider Middle East escalation.


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Moussa Nassourou

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