Scandale à Natchigal : un sous-lieutenant viole une mineure de 15 ans dans une caserne, l’armée camerounaise sort du silence
Yaoundé, le 11 juin 2026 – C’est un communiqué qui sort de l’ordinaire. Pour une fois, le ministère de la Défense n’a pas choisi la langue de bois. Il a nommé l’auteur présumé, détaillé les faits et annoncé des mesures concrètes. Un rare moment de transparence dans les annales de l’institution militaire camerounaise.
Mercredi 10 juin 2026, aux environs de 15 heures, dans l’enceinte du détachement du 2? Bataillon d’Intervention de la Brigade du Quartier Général cantonné à Natchigal (arrondissement de Ntui, département du Mbam-et-Kim), le sous-lieutenant Mouack Boris s’est rendu coupable d’une agression sexuelle sur une jeune fille de 15 ans.
Selon le communiqué officiel signé du Capitaine de Vaisseau Atonfack Guemo Cyrille Serge, porte-parole du ministère de la Défense, la victime, envoyée par ses parents pour récupérer un colis, se trouvait légitimement dans l’enceinte militaire. C’est grâce aux cris stridents de détresse de l’adolescente que les éléments de garde sont intervenus promptement. L’officier a été maîtrisé sur place, mis aux arrêts et immédiatement transféré à la Division de la Sécurité Militaire (SEMIL) à Yaoundé.
La jeune victime a été prise en charge aux urgences d’une structure sanitaire militaire. Ses parents et ses proches bénéficient d’un suivi psychologique assuré par des spécialistes du ministère de la Défense. Le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense a transmis « sa profonde sollicitude » à la famille tout en assurant la poursuite de la prise en charge psycho-médicale.
Des mesures disciplinaires et judiciaires « promptement engagées
Le communiqué est clair : des enquêtes sont en cours et des sanctions disciplinaires et judiciaires seront appliquées à l’encontre de l’officier fautif. Un signal fort dans un pays où les violences sexuelles contre les enfants, les adolescentes et les femmes ne cessent de prendre des proportions alarmantes.
Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible. L’opinion publique, excédée par la récurrence de ces drames, attend désormais des actes concrets. À titre de comparaison, la Chine a récemment exécuté trois auteurs de viols sur mineurs, une décision radicale qui continue de faire débat sur le continent.
Reste à savoir quelle sera la suite judiciaire réservée à cette affaire. Le sous-lieutenant Mouack Boris sera-t-il jugé avec la sévérité que commande un tel crime ? L’institution militaire, souvent critiquée pour protéger les siens, saura-t-elle cette fois-ci aller jusqu’au bout pour restaurer l’honneur terni de l’armée ?
L’opinion suit. Les familles camerounaises, surtout celles qui ont des filles, attendent des réponses claires et exemplaires.
Scandal in Natchigal: A Sub-Lieutenant Rapes a 15-Year-Old Girl Inside a Military Camp – Cameroon Army Breaks Its Silence
Yaoundé, June 11, 2026 – In a rare move, Cameroon’s Ministry of Defence has publicly named a soldier accused of sexual assault, detailed the facts, and announced disciplinary and judicial measures.
On Wednesday, June 10, 2026, around 3 p.m., Sub-Lieutenant Mouack Boris of the 2nd Intervention Battalion, Brigade du Quartier Général (detachment in Natchigal, Ntui Subdivision, Mbam-et-Kim Division, Centre Region) allegedly sexually assaulted a 15-year-old girl inside the military compound.
According to the official press release signed by Navy Captain Atonfack Guemo Cyrille Serge, the minor had been sent by her parents to collect a parcel. Alerted by the victim’s piercing cries, guards intervened swiftly, subdued the officer, placed him under arrest, and transferred him to the Military Security Division (SEMIL) in Yaoundé.
The young victim received immediate medical care at a military health facility. Her family is benefiting from psychological support provided by qualified specialists of the Ministry of Defence. The Minister Delegate for Defence expressed his deep condolences and assured continued psycho-medical care.
Disciplinary and judicial proceedings to be launched promptly
The communiqué states that investigations are underway and that appropriate sanctions will be taken against the offending officer. This transparency comes amid growing public outrage over the rising number of sexual violence cases against children and women in Cameroon.
The case is being closely watched. Many are demanding exemplary punishment to deter such heinous acts within institutions meant to protect the population.
agression sexuelle mineure, sous-lieutenant Mouack Boris, Natchigal, armée camerounaise, viol caserne militaire, ministère de la Défense Cameroun, violences sexuelles enfants, communiqué ministère Défense, SEMIL Yaoundé, scandale militaire Cameroun, Mbam-et-Kim, Ntui, Atonfack Guemo, sécurité nationale Cameroun
Silognhia Edwige