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Exode tragique au Soudan : 73 000 femmes et enfants fuient les massacres des FSR, la famine les attend

Catastrophe humanitaire au Soudan : après une attaque des Forces de soutien rapide, 73 000 personnes – surtout des femmes et des enfants – ont fui Kurmuk vers Ed Damazin. Pénurie d’eau, de nourriture, d’abris : les besoins dépassent les capacités locales. Appel urgent aux partenaires internationaux. L’Éthiopie mise en cause.

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Soudan : 73 000 âmes sur les routes, les FSR frappent fort – et l’Éthiopie dans le viseur


Kurmuk, ville stratégique à la frontière éthiopienne, a sombré dans l’enfer des milices. En une semaine, près de 73 000 civils – des femmes, des enfants pour l’essentiel – ont pris la poudre d’escampette. Direction : le camp surchargé d’Ed Damazin. Mais sur place, c’est la galère absolue : pas d’eau potable, à peine de quoi manger, et des abris qui n’existent que sur le papier.


Selon les informations du Sudan Tribune, relayées par le centre d’aide humanitaire de l’État du Nil Bleu, l’offensive des Forces de soutien rapide (FSR) a tout emporté sur son passage. Les FSR, épaulées par le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N), ont pris le contrôle de Kurmuk le 24 mars dernier. Une prise jugée « stratégique » à plus d’un titre : la ville est une porte vers l’Éthiopie.


Mais l’ombre d’Addis-Abeba plane. Les autorités soudanaises l’affirment sans ambages : l’Éthiopie aurait soutenu l’attaque. Une accusation lourde, qui risque de raviver les braises d’une région déjà trop martyrisée.


« Les besoins dépassent nos capacités »


Dans le camp d’Ed Damazin, l’arrivée massive des déplacés a transformé l’urgence en cauchemar logistique. « 73 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, sont arrivées ces derniers jours », confirme le centre humanitaire. Mais sur le terrain, les organisations locales sont dépassées. Nourriture insuffisante, eau rare, absence de toits décents… La détresse est là, brute.


Le centre tire la sonnette d’alarme : appel urgent aux partenaires internationaux et régionaux. Sans une intervention rapide, ces milliers de vies vont basculer dans la famine et les épidémies.


Une crise oubliée au cœur de l’Afrique


Pendant que les projecteurs mondiaux braquent ailleurs, le Soudan s’enfonce un peu plus dans le chaos. Les FSR, déjà accusées de multiples exactions, étendent leur emprise. Et les civils paient le prix fort.


L’Afrique, encore une fois, regarde impuissante. Reste à savoir si la communauté internationale sortira de sa torpeur avant qu’il ne soit trop tard.




Sudan: 73,000 Flee Kurmuk After RSF Attack – Ethiopia Accused of Backing Militias


Kurmuk, a strategic town on the Ethiopian border, has fallen into the hands of the Rapid Support Forces (RSF). In just a few days, nearly 73,000 civilians – mostly women and children – have fled to the overcrowded Ed Damazin refugee camp. On the ground: severe shortages of food, clean water, and shelter.


According to Sudan Tribune, citing the Blue Nile state humanitarian aid center, the RSF and the Sudan People’s Liberation Movement-North (SPLM-N) seized Kurmuk on March 24. Sudanese authorities have openly accused Ethiopia of supporting the attack.


The humanitarian center warns that local capacities are overwhelmed. “The needs far exceed what we can provide,” a source said, urging international and regional partners to step in immediately.


Without urgent aid, thousands of displaced families risk starvation and disease. Once again, a silent crisis is unfolding in Africa – and the world is looking away.


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Moussa Nassourou

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