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États-Unis : Donald Trump chute à 36%, crise énergétique, frappes controversées… L’Amérique déboussolée

Popularité en chute libre, flambée des prix du carburant, tensions avec l’Iran, frappes controversées en Équateur : Donald Trump fait face à une tempête politique et énergétique majeure. Décryptage complet.

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Donald Trump à 36% : le plus bas niveau depuis son retour à la Maison-Blanche


La pression monte à Washington. Selon un sondage Reuters/Ipsos réalisé du 20 au 23 mars auprès de 1 272 adultes américains, la cote de popularité du président Donald Trump est tombée à 36%. Il s’agit de son plus bas niveau depuis son investiture du 20 janvier 2025.


Dans le détail, 62% des personnes interrogées désapprouvent sa gestion, contre seulement 36% d’opinions favorables. Jusqu’ici, son taux d’approbation n’était jamais descendu sous la barre des 38% durant son second mandat. Son pic avait été atteint en janvier 2025 avec 47%.


Cette chute intervient dans un contexte explosif mêlant crise énergétique, tensions militaires et crispations diplomatiques.


Iran : des frappes qui divisent l’opinion américaine


Les frappes américaines contre l’Iran ne convainquent pas. Seuls 35% des sondés les jugent positives, tandis que 61% les évaluent négativement.


Au-delà de la dimension militaire, c’est l’impact économique qui inquiète. À peine 25% des Américains estiment que l’administration Trump agit efficacement pour faire baisser les prix dans le pays.


Or, les prix de l’essence ont atteint leur plus haut niveau depuis 2022.


Crise énergétique : le spectre d’une panique mondiale


Selon le Wall Street Journal, les conséquences de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran pourraient s’étendre brutalement aux États-Unis et à d’autres régions du monde.


Le nœud stratégique reste le détroit d’Ormuz. Un blocage durable du transport pétrolier entraînerait une flambée durable des prix. L’analyste Helge André Martinsen (DNB Carnegie) prévient : sans résolution rapide, les marchés pourraient entrer dans un état de “panique totale”.


Même en cas de retour à la normale, les traders estiment que les pays du Golfe devraient renoncer à leurs réductions de production pour stabiliser les cours. À cela s’ajoute une autre variable sensible : un assouplissement durable des sanctions occidentales contre l’Iran et la Russie — hypothèse encore lointaine.


Pour les consommateurs américains, la perspective est claire : même si le conflit se termine rapidement, la baisse des prix sera lente.


Répercussions en Europe : l’effet Trump fragilise ses alliés


L’onde de choc dépasse les frontières américaines. Selon Politico, l’alignement de certains dirigeants européens conservateurs sur Donald Trump pourrait fragiliser leur base électorale.


En Italie, la Première ministre Giorgia Meloni a subi un revers lors d’un référendum récent, que plusieurs observateurs relient aux tensions économiques et à la hausse des prix de l’énergie.


Au Danemark, le Parti social-démocrate a enregistré son plus mauvais score depuis 1903, même si le bloc de centre gauche a conservé le pouvoir. La Première ministre Mette Frederiksen a mobilisé son électorat en dénonçant la rhétorique américaine sur le Groenland.


Équateur : une frappe controversée fait polémique


Autre dossier sensible : en mars, une exploitation d’élevage et de production laitière en Équateur a été bombardée, les autorités pensant viser un camp de narcotrafiquants, selon une enquête du New York Times.


Des habitants affirment qu’il s’agissait d’une ferme située dans le village isolé de San Martin. L’armée américaine n’a pas mené directement l’opération, mais a fourni un hélicoptère aux forces équatoriennes.


Aucune preuve publique des stocks d’armes évoqués par les autorités équatoriennes n’a été diffusée, ce qui alimente les interrogations.


Depuis début 2025, Donald Trump a intensifié la lutte contre les cartels latino-américains, désignant plusieurs d’entre eux comme organisations terroristes et autorisant l’usage des forces armées. Plus de 40 embarcations soupçonnées de transporter de la drogue auraient été coulées en mer des Caraïbes depuis septembre 2025.


Une présidence sous pression maximale


Entre impopularité record, flambée énergétique, tensions militaires et controverses internationales, le second mandat de Donald Trump traverse une zone de turbulences majeures.


À 36% d’opinions favorables, le président américain fait face à un défi politique considérable. La question centrale demeure : la Maison-Blanche parviendra-t-elle à reprendre le contrôle du narratif économique avant que la crise énergétique ne s’enracine durablement dans le quotidien des Américains ?




United States: Trump’s Approval Falls to 36% Amid Energy Crisis and International Controversies


President Donald Trump’s approval rating has dropped to 36%, its lowest level since his inauguration on January 20, 2025, according to a Reuters/Ipsos poll conducted between March 20 and 23 among 1,272 U.S. adults.


A total of 62% disapprove of his performance, while only 36% approve. Until now, his approval had never fallen below 38% during his second term. His peak stood at 47% in January 2025.


Iran Strikes Divide Public Opinion


Only 35% of respondents view U.S. strikes against Iran positively, while 61% oppose them. Meanwhile, just 25% believe the administration is effectively tackling rising prices.


Gasoline prices have already reached their highest level since 2022.


Energy Shock Threatens U.S. Economy


According to The Wall Street Journal, disruptions linked to the U.S.-Israeli military operation against Iran could significantly impact global oil markets.


Energy analyst Helge André Martinsen warns that unless oil transit through the Strait of Hormuz is fully restored, markets could face “total panic.”


Even in a best-case scenario, fuel prices in the U.S. are expected to decline slowly.


European Political Fallout


Politico reports that right-wing European leaders aligned with Trump may face political backlash. Italy’s Prime Minister Giorgia Meloni recently suffered a referendum setback, partly attributed to economic concerns.


In Denmark, the Social Democrats posted their worst result since 1903, though the center-left bloc narrowly retained power.


Controversial Strike in Ecuador


A New York Times investigation revealed that a March airstrike in Ecuador hit a dairy farm rather than a drug trafficking camp, as initially claimed.


Although U.S. forces did not directly conduct the strike, they provided logistical support. No public evidence of weapons stockpiles has been released.


Since early 2025, Trump has escalated anti-drug operations, designating several Latin American cartels as terrorist organizations and authorizing military force.



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Ange NGO

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