Publicité

Crise mondiale : l’Iran remercie l’Espagne qui tient tête aux USA, Trump menace de rompre le commerce et l’ONU dénonce les frappes contre Téhéran

La crise internationale provoquée par l’offensive militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran continue de secouer la scène diplomatique mondiale. Entre tensions transatlantiques, menaces commerciales et réactions de l’Union européenne, l’Espagne se retrouve au cœur d’un bras de fer géopolitique inattendu.

Publicité

L’Iran salue la position de l’Espagne


Le président iranien Massoud Pezechkian a publiquement remercié Madrid pour son opposition à l’opération militaire lancée contre la République islamique.


Dans un message publié sur le réseau social X, le dirigeant iranien a salué ce qu’il considère comme une position morale face au conflit.


« Le comportement responsable de l'Espagne face aux violations flagrantes des droits de l'homme et face à l'agression militaire de la coalition américano-sioniste contre plusieurs pays, dont l'Iran, démontre que la morale existe encore en Occident », a-t-il déclaré, tout en remerciant les autorités espagnoles.


L’offensive militaire qui a tout déclenché


Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une vaste opération militaire contre l’Iran. Plusieurs grandes villes, dont Téhéran, ont été ciblées par des frappes aériennes.


La Maison-Blanche affirme que cette opération visait à neutraliser une menace balistique et nucléaire iranienne.


Selon plusieurs sources, ces frappes ont entraîné la mort de l’ayatollah Ali Khamenei ainsi que d’autres hauts responsables iraniens, un événement susceptible de bouleverser l’équilibre politique dans la région.


Madrid dément toute coopération militaire


Face aux déclarations venues de Washington, le gouvernement espagnol a rapidement réagi. Le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares a démenti toute coopération militaire avec les États-Unis dans cette opération.


« Je démens catégoriquement ces allégations », a-t-il affirmé sur la radio Cadena SER, réitérant que la position de Madrid sur la guerre au Moyen-Orient et l’utilisation des bases militaires en Espagne reste inchangée.


Pourtant, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, avait affirmé que l’Espagne aurait finalement accepté de coopérer avec l’armée américaine après les pressions de Washington.


Trump brandit l’arme commerciale


Dans ce contexte explosif, Donald Trump a menacé de rompre toutes les relations commerciales avec l’Espagne.


Le président américain reproche notamment à Madrid son refus de porter ses dépenses militaires à 5 % du PIB, ainsi que son opposition à l’utilisation de bases militaires américaines situées sur le territoire espagnol pour frapper l’Iran.


Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a répondu avec fermeté :


« L’Espagne ne deviendra pas complice de quelque chose qui est mauvais pour le monde et contraire à nos valeurs, simplement par peur des représailles. »


L’Union européenne se range derrière Madrid


Les menaces américaines ont provoqué une réaction immédiate à Bruxelles. Le président du Conseil européen Antonio Costa a exprimé la solidarité totale de l’Union européenne avec l’Espagne.


La vice-présidente de la Commission européenne Teresa Ribera a également appelé à rester ferme face aux pressions américaines, comparant la situation aux précédentes menaces de Washington concernant le Groenland.


De son côté, le commissaire européen Stéphane Séjourné a estimé que les menaces contre l’Espagne représentent une menace contre toute l’Union européenne.


L’ONU dénonce une violation du droit international


La mission indépendante d’établissement des faits de l’ONU a condamné les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, estimant qu’elles violent la Charte des Nations unies, qui interdit l’usage de la force contre l’intégrité territoriale d’un État.


Dans la foulée, l’Iran a annoncé une opération de représailles. Des missiles et drones auraient été tirés vers Israël, tandis que plusieurs bases militaires américaines au Moyen-Orient — notamment à Bahreïn, au Qatar, en Jordanie, au Koweït et aux Émirats arabes unis — auraient été ciblées.


Une crise qui inquiète le monde


Entre confrontation militaire, tensions commerciales et fractures diplomatiques entre alliés occidentaux, la crise autour de l’Iran pourrait marquer un tournant majeur dans les relations internationales.


Et dans ce jeu d’équilibre fragile, l’Espagne apparaît désormais comme l’épicentre d’une nouvelle bataille diplomatique entre Washington et l’Europe.




Global crisis: Iran thanks Spain as Trump threatens trade rupture and UN condemns strikes


The international crisis triggered by the U.S. and Israeli military offensive against Iran continues to shake global diplomacy. Amid growing transatlantic tensions, trade threats, and European reactions, Spain has found itself at the center of a geopolitical confrontation.


Iranian President Massoud Pezechkian publicly thanked Spain for opposing the military operation against Iran, praising Madrid’s stance as a sign that “moral conscience still exists in the West.”


The conflict escalated after the United States and Israel launched large-scale strikes on February 28, targeting several Iranian cities including Tehran. Washington justified the attacks by citing Iran’s ballistic and nuclear threat.


According to reports, the strikes killed Ayatollah Ali Khamenei and several other senior Iranian officials, dramatically escalating tensions across the Middle East.


Spain, however, denied any cooperation with the U.S. military, with Foreign Minister José Manuel Albares rejecting claims that Spanish bases were used in the operation.


Meanwhile, U.S. President Donald Trump threatened to cut all trade relations with Spain, accusing Madrid of refusing to raise defense spending to 5% of GDP and blocking the use of U.S. military bases in Spain for the operation against Iran.


Spanish Prime Minister Pedro Sánchez responded firmly, saying Spain would not become “complicit in actions that are harmful to peace simply out of fear of retaliation.”


The European Union quickly rallied behind Spain, with European Council President Antonio Costa expressing full solidarity with Madrid. EU officials warned that threats against Spain effectively amount to pressure on the entire European Union.


At the same time, a UN independent fact-finding mission condemned the U.S. and Israeli strikes as violations of the United Nations Charter, which prohibits the use of force against the territorial integrity of states.


Iran has since announced retaliatory operations, including missile and drone attacks in the region and strikes targeting several U.S. military bases in the Middle East.


The escalating crisis now raises fears of a wider geopolitical confrontation, potentially reshaping global alliances and transatlantic relations.



Iran, Espagne Iran crise, Donald Trump Espagne commerce, frappes États-Unis Israël Iran, guerre Iran Israël États-Unis, Pedro Sanchez Espagne, Union européenne Espagne soutien, ONU frappes Iran, tensions transatlantiques, Moyen-Orient conflit, Massoud Pezechkian Espagne, bases militaires Espagne États-Unis, crise diplomatique mondiale, actualité internationale


Ange NGO

Publicité