Une décision forte, présentée comme une « prescription de la haute hiérarchie », qui intervient après plusieurs incidents ayant, ces dernières années, terni l’image de cette vitrine culturelle placée sous le Haut Patronage et la Présidence de Madame la Première Dame.
Préserver l’image d’une institution nationale
Dans son communiqué signé ce 26 février 2026, le ministre Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt souligne que cette mesure vise avant tout à préserver l’image et la crédibilité d’un événement emblématique de la culture camerounaise.
Miss Cameroun n’est pas qu’un simple concours de beauté. C’est une plateforme d’expression du leadership féminin, de promotion du patrimoine culturel, de valorisation de la jeunesse et de rayonnement international. L’événement a régulièrement bénéficié du soutien financier et matériel de l’État, ce qui renforce, selon le MINAC, la légitimité de l’intervention gouvernementale.
COMICA écarté, l’État invoque son droit de préemption
La présidente de l’association « Comité d’Organisation Miss Cameroun » (COMICA) a été informée de la décision. Le ministère précise que même si la marque COMICA est enregistrée à l’OAPI — au nom d’une association dénommée ORPHEE — le concept « Miss Cameroun », au sens strict, relève d’un droit de préemption de l’État et ne peut faire l’objet d’une appropriation privative.
En clair, aucune structure privée ne pourra désormais organiser une élection sous l’appellation « Miss Cameroun », quelle que soit la dénomination utilisée.
Le MINAC désavoue formellement toute initiative parallèle visant à organiser un concours similaire sous couvert d’une association privée.
Vers une nouvelle ère pour Miss Cameroun
Les nouvelles modalités d’organisation sont actuellement en étude. Le ministère promet de communiquer « en temps opportun » sur la nouvelle architecture institutionnelle du concours.
Cette reprise en main marque un tournant majeur dans l’histoire de Miss Cameroun. Dans un contexte où les concours de beauté africains cherchent à se professionnaliser et à renforcer leur crédibilité, Yaoundé affiche clairement sa volonté de restaurer l’image et la solennité de l’événement.
Reste désormais à savoir quel nouveau visage prendra Miss Cameroun sous gestion directe de l’État. Une chose est sûre : la couronne nationale entre dans une nouvelle ère.
Miss Cameroon: Government Takes Back Control, Private Initiatives Barred
In a major development within Cameroon’s fashion and beauty pageant industry, the Ministry of Arts and Culture (MINAC) has officially reclaimed, on behalf of the Government, the “Miss Cameroon” concept and the organization of the national beauty pageant.
According to Minister Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, this decision follows repeated incidents that negatively impacted the image of the event in recent years. Miss Cameroon is held under the High Patronage and Presidency of the First Lady and has frequently benefited from state financial and material support.
The Ministry emphasized that although the COMICA brand is registered with OAPI under a private association, the “Miss Cameroon” concept itself falls under the State’s right of pre-emption and cannot be privately appropriated.
As a result, the government formally disavows any attempt by private associations to organize a beauty contest under the “Miss Cameroon” name or any similar denomination.
New organizational modalities are currently under review and will be announced in due course.
This move signals a new era for one of Cameroon’s most emblematic cultural and women-centered events.
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Viviane GEMELE