Dans un communiqué officiel, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, a dénoncé un acte de violence susceptible de fragiliser davantage la situation politique libyenne. Selon lui, ce crime risque de compromettre les efforts engagés pour bâtir une transition politique crédible et inclusive dans un pays encore marqué par plus d’une décennie d’instabilité.
Le responsable de l’UA a exhorté les autorités libyennes à garantir le respect de l’État de droit et à mener une enquête approfondie sur les circonstances de cet assassinat. L’objectif, insiste l’organisation panafricaine, est d’établir clairement les responsabilités afin que les auteurs répondent de leurs actes conformément à la loi.
Dans le même élan, Mahamoud Ali Youssouf a réaffirmé l’engagement de l’Union africaine à soutenir le peuple libyen et ses institutions dans la recherche d’un règlement durable à la crise politique et sécuritaire qui secoue le pays depuis 2011. Cette position s’inscrit dans la volonté affichée de l’UA de préserver la stabilité régionale face aux tensions persistantes en Libye.
La Russie a également réagi avec fermeté. Dans une déclaration, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a condamné sans ambiguïté le meurtre de Saïf al-Islam Kadhafi, exprimant l’espoir qu’une enquête complète permette d’identifier et de juger les coupables. Elle a par ailleurs adressé ses condoléances à la famille du défunt.
Les premières informations relayées par la chaîne Libya al-Ahrar ont fait état de la mort de Saïf al-Islam dans la ville de Zenten. Le procureur général libyen a confirmé le lendemain le décès de l’homme de 53 ans à la suite d’une blessure par balle. Cette disparition intervient dans un contexte politique toujours fragile, où chaque épisode de violence ravive les inquiétudes quant à la capacité du pays à stabiliser ses institutions.
Au-delà de l’émotion suscitée, cet événement remet en lumière les défis sécuritaires et judiciaires auxquels la Libye reste confrontée. Les appels internationaux à la transparence et à la justice traduisent une crainte partagée : voir la crise libyenne s’enliser davantage, au moment où les initiatives diplomatiques peinent déjà à produire un consensus durable.
Libya: Killing of Saif al-Islam Gaddafi Triggers Strong African and International Reactions
The reported killing of Saif al-Islam Gaddafi, son of former Libyan leader Muammar Gaddafi, has sparked sharp diplomatic reactions from both the African Union (AU) and Russia, with calls for a thorough investigation and accountability.
In an official statement, AU Commission Chairperson Mahamoud Ali Youssouf condemned the act, warning that such violence could further undermine efforts to establish a credible and inclusive political transition in Libya. He urged Libyan authorities to uphold the rule of law and conduct a comprehensive investigation to ensure those responsible are brought to justice.
Youssouf also reaffirmed the AU’s commitment to supporting the Libyan people and institutions in pursuing a lasting and peaceful resolution to the country’s long-running political and security crisis.
Russia echoed the condemnation. Foreign Ministry spokesperson Maria Zakharova described the killing as a serious crime and expressed hope that a full investigation would identify and prosecute those responsible. She also conveyed condolences to the victim’s family.
Initial reports from Libya al-Ahrar television indicated that Saif al-Islam died in the city of Zintan. Libya’s prosecutor general later confirmed the death of the 53-year-old following a gunshot injury. The incident adds new tension to Libya’s fragile political environment, highlighting persistent security challenges and the urgency of institutional stabilization.
Libye, Saïf al-Islam Kadhafi, Mouammar Kadhafi, Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, Russie, Maria Zakharova, crise libyenne, Zenten, politique libyenne, sécurité en Libye, diplomatie africaine, enquête judiciaire Libye, transition politique Libye
Moussa Nassourou