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Groenland : Washington privilégie l'achat à la force, l'Europe monte au créneau face aux ambitions américaines

Les ambitions américaines sur le Groenland refont surface avec une intensité diplomatique rarement observ?e. Selon le Wall Street Journal, le secr?taire d?état américain Marco Rubio a inform?, ? huis clos, des membres du Congr?s que l?administration américaine privil?giait désormais l?option d?un rachat du Groenland, plut?t qu?une intervention militaire directe.

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Cette déclaration, faite lundi lors d’une réunion confidentielle, confirme les informations précédemment relayées par l’agence Reuters. Celle-ci révélait que la Maison-Blanche envisageait toutes les options, y compris l’achat pur et simple de l’île ou, en dernier recours, le recours à la force militaire.


Trump relance un dossier explosif


Le 4 janvier dernier, le président américain Donald Trump a publiquement affirmé que les États-Unis avaient besoin de contrôler le Groenland pour des raisons défensives. Selon lui, l’île revêt une importance stratégique majeure dans l’Arctique, une région où il affirme observer une présence accrue de navires russes et chinois. Trump estime par ailleurs que le Danemark ne disposerait pas des moyens suffisants pour garantir la sécurité de ce vaste territoire.


Un responsable de l’administration américaine cité par Reuters affirme que Donald Trump reste déterminé à conclure un accord durant son mandat actuel, malgré les objections exprimées par plusieurs dirigeants de l’Otan. L’acquisition du Groenland serait, selon Washington, une priorité de sécurité nationale, destinée à renforcer la dissuasion face aux puissances concurrentes dans l’Arctique.


L’Europe oppose un front diplomatique ferme


Face à ces déclarations, la réaction européenne ne s’est pas fait attendre. Le président français Emmanuel Macron a rappelé avec fermeté que le Groenland relevait de la souveraineté danoise, excluant tout scénario de violation territoriale.


« Il n’y a pas pour moi de scénario où les États-Unis d’Amérique violeraient la souveraineté danoise au Groenland », a-t-il déclaré sur France 2, avant d’insister : « Le Groenland est sous souveraineté danoise, et cela restera ainsi. »


Dans une déclaration conjointe publiée sur le compte X du cabinet du Premier ministre danois, les dirigeants de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Espagne, de la Pologne, du Royaume-Uni et du Danemark ont martelé que seuls le Danemark et le peuple groenlandais pouvaient décider de l’avenir de l’île.


Soutien britannique et tensions géopolitiques accrues


Le Premier ministre britannique Keir Starmer a également exprimé son soutien sans réserve à la cheffe du gouvernement danois, Mette Frederiksen. Pour Londres, la question de la souveraineté du Groenland ne saurait être débattue par une puissance tierce.


Mme Frederiksen, de son côté, a appelé Washington à cesser toute menace, estimant qu’il n’existait aucune justification à une prise de contrôle américaine du territoire.


L’Arctique, nouveau théâtre des rivalités mondiales


Au-delà du bras de fer transatlantique, la crise révèle une recomposition profonde des équilibres géopolitiques mondiaux. Le responsable russe Andreï Klichas a estimé que l’Union européenne devait se préparer à des scénarios où des « règles mondiales » pourraient être imposées sans sa participation, évoquant même la possibilité que le Groenland soit un jour considéré comme faisant partie de l’« hémisphère occidental », zone d’influence revendiquée par Washington.


Alors que les États-Unis ont officiellement désigné l’hémisphère occidental comme leur zone d’influence stratégique, le dossier groenlandais apparaît désormais comme un symbole des tensions croissantes entre grandes puissances, dans un monde où le droit international semble de plus en plus concurrencé par la loi du rapport de force.




Greenland: Washington Favors Purchase Over Force as Europe Pushes Back Against U.S. Ambitions


U.S. ambitions regarding Greenland have resurfaced with renewed diplomatic intensity. According to The Wall Street Journal, U.S. Secretary of State Marco Rubio told members of Congress behind closed doors that Washington now favors the option of purchasing Greenland rather than pursuing a military intervention.


This disclosure confirms earlier reports by Reuters, which cited a senior U.S. administration official stating that the White House is considering all possible options, including buying the island or, if necessary, using military force.


Former President Donald Trump recently reiterated that the United States needs to control Greenland for defensive reasons, describing the Arctic island as strategically vital amid what he claims is increased Russian and Chinese naval activity. He also argued that Denmark lacks the capacity to adequately secure the territory.


European leaders have firmly rejected these claims. French President Emmanuel Macron stressed that Greenland must remain under Danish sovereignty, while EU leaders issued a joint statement affirming that only Denmark and the people of Greenland have the right to determine the island’s future.


British Prime Minister Keir Starmer also voiced his support for Danish Prime Minister Mette Frederiksen, stating that Greenland’s sovereignty should not be questioned by any third party.


As Arctic geopolitics intensify, the Greenland issue has become a powerful symbol of global strategic rivalry, highlighting the growing tension between international law and power-based diplomacy.



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Ekanga Ekanga Fernand

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