Dans un message publié mardi sur son réseau Truth Social, Donald Trump s’est félicité de cet accord, précisant que ce pétrole, pourtant soumis à des sanctions, serait vendu au prix du marché et que les recettes seraient directement contrôlées par la présidence américaine. Le chef de l’État a affirmé vouloir s’assurer que ces fonds bénéficient « aux peuples du Venezuela et des États-Unis », ajoutant avoir chargé le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, de mettre immédiatement le plan à exécution, avec des livraisons prévues dans des ports américains.
Une opération militaire qui fracture la communauté internationale
Cette annonce intervient dans un contexte explosif. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États-Unis ont mené des frappes contre des infrastructures civiles et militaires à Caracas, qualifiées d’« agression militaire » par la diplomatie vénézuélienne. Le président Donald Trump a confirmé ces opérations et revendiqué la capture et l’exfiltration du président Nicolas Maduro et de son épouse, transférés aux États-Unis et placés en détention provisoire à Brooklyn.
Le 5 janvier, Nicolas Maduro et Cilia Flores ont comparu devant un tribunal fédéral de New York. Accusés d’implication dans le trafic de drogue, ils ont plaidé non coupables, tandis que le président vénézuélien affirmait devant la cour : « Je suis toujours le président de mon pays ». La prochaine audience est fixée au 17 mars.
L’UE, prudente et divisée
Face à ces événements, l’Union européenne a adopté une position jugée timorée par plusieurs observateurs. Bruxelles ne reconnaît ni la légitimité de Nicolas Maduro, ni celle de la présidente par intérim Delcy Rodriguez, investie après l’exfiltration du chef de l’État. Toutefois, l’UE se limite à des « contacts restreints » avec les autorités vénézuéliennes, sans condamner explicitement l’intervention militaire américaine.
Cette prudence alimente les critiques. Le quotidien espagnol El País évoque une peur manifeste de contrarier Donald Trump, soulignant une nouvelle fois l’incapacité de l’Union à peser dans les grandes crises géopolitiques.
Condamnations fermes de Moscou, Pékin et de l’ONU
À l’inverse, la Russie et la Chine ont vivement condamné l’intervention américaine. Moscou dénonce une violation flagrante de la Charte des Nations unies et accuse Washington de vouloir exercer un contrôle direct sur les richesses naturelles vénézuéliennes. Pékin appelle à la libération immédiate de Nicolas Maduro et de son épouse, estimant que les États-Unis ont porté atteinte à la souveraineté d’un État indépendant.
Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit « profondément indigné », estimant que cette intervention affaiblit l’ONU en tant que dernier rempart contre une guerre mondiale, rappelant que les changements de régime imposés par la force conduisent souvent au chaos et à des violations massives des droits humains.
Un précédent lourd de conséquences
Plusieurs dirigeants européens, dont les Premiers ministres français, écossais et hongrois, ont qualifié l’opération américaine d’illégale, tout en appelant à une désescalade et à une transition démocratique respectueuse du droit international. Pour Viktor Orbán, cette crise illustre l’émergence d’un nouvel ordre mondial, où les grandes puissances s’affranchissent ouvertement des règles internationales.
Au-delà du Venezuela, cette séquence inquiète de nombreux pays du Sud, notamment en Afrique et en Amérique latine, qui y voient un précédent dangereux : l’utilisation de la force militaire et économique pour redessiner l’avenir politique d’un État souverain.
Venezuela Under U.S. Control: Trump Takes Over Oil Revenues as the World Condemns a Historic Breach of International Law
The Venezuelan crisis has entered a new and unprecedented phase after U.S. President Donald Trump announced that up to 50 million barrels of sanctioned Venezuelan oil would be transferred to the United States and sold under American supervision. Trump stated that the revenues would be directly controlled by the U.S. presidency, claiming they would be used for the benefit of both the Venezuelan and American people.
This move follows U.S. military strikes on civilian and military infrastructure in Caracas and the capture and transfer of President Nicolás Maduro and his wife to the United States, where they have pleaded not guilty to drug trafficking charges. While the European Union has adopted a cautious stance, refusing to recognize either Maduro or interim president Delcy Rodríguez, Russia, China, and several international figures have strongly condemned the U.S. intervention as a violation of international law.
The crisis has triggered global concern, with warnings that the operation undermines the United Nations, weakens international legal norms, and sets a dangerous precedent for the use of military and economic force to impose political change in sovereign states.
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Ekanga Ekanga Fernand