Publicité

Opération "Nettoyage" dans les mines : le MINMIDT lance l'assaut contre l'exploitation minière illégale et serre la vis aux opérateurs

Cameroun : Le gouvernement déclare la guerre aux sites miniers ill?gaux et impose de nouvelles règles strictes au secteur semi-m?canis?.

Publicité

L'heure de la mise en ordre a sonné pour le secteur minier artisanal semi-mécanisé camerounais. Dans un communiqué sans équivoque, le ministre des Mines, de l'Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT) a annoncé le déploiement immédiat d'équipes de contrôle sur le terrain. Leur mission : traquer, arrêter les activités et fermer sans délai tous les sites opérant sans l'autorisation requise. Une opération coup de poing qui marque le début d'une vaste campagne de régularisation.


Le ton est péremptoire. Le ministre s'appuie sur les nouvelles dispositions du Code minier (Loi n°2023/014) et de ses textes d'application pour rappeler l'interdiction formelle d'exploiter, même avec une autorisation, à l'intérieur des périmètres de permis de recherche détenus par des tiers. Toute infraction à cette règle sera sévèrement sanctionnée.


Un délai de grâce sous conditions


La mesure la plus significative concerne les opérateurs déjà en règle. Le ministre leur adresse un ultimatum : ils disposent désormais d'un délai de grâce de neuf (09) mois pour se mettre en conformité avec une obligation cruciale : la transformation sur place du gravier minéralisé.


Concrètement, tout détenteur d'une autorisation valide doit, au choix :



  •     Construire son propre système de traitement en vase clos (évitant ainsi la pollution aux produits chimiques comme le mercure).

  •     Présenter un contrat de partenariat avec un opérateur disposant déjà d'un tel système.


À défaut de satisfaire à l'une de ces conditions à l'échéance, les autorisations en cours seront purement et simplement retirées, en vertu de l'article 168 de la loi minière.


Le mot d'ordre : Traçabilité et optimisation des recettes


Cette offensive réglementaire n'est pas qu'une simple chasse aux illégaux. Elle vise un objectif triple, clairement assumé par le ministère :



  •     Protéger l'environnement en généralisant des techniques d'extraction et de traitement moins polluantes.

  •     Garantir la traçabilité de l'or produit au Cameroun, un enjeu majeur pour lutter contre la fraude et intégrer les marchés internationaux.

  •     Optimiser les recettes de l'État en formalisant la chaîne de valeur et en s'assurant que les revenus miniers contribuent pleinement à l'économie nationale.


Les délégués régionaux et départementaux du MINMIDT ont reçu pour instruction de veiller au grain, en s'assurant notamment que toutes les activités artisanales se déroulent en dehors des permis de recherche, sauf dérogation très encadrée.


Le message est clair : le Cameroun veut reprendre le contrôle de son sous-sol. La période de tolérance est révolue. Les acteurs du secteur semi-mécanisé, longtemps perçu comme informel, doivent désormais jouer le jeu de la transparence totale et des investissements structurants, sous peine de disparaître de la carte minière nationale.




Cameroon Cracks Down on Illegal Mining, Imposes Strict New Rules on Semi-Mechanized Sector


The Cameroonian government has declared war on illegal mining sites and launched a major cleanup operation in the semi-mechanized artisanal mining sector. In an unequivocal press release, the Minister of Mines, Industry and Technological Development (MINMIDT) announced the immediate deployment of inspection teams in the field. Their mission: to hunt down, halt operations, and shut down any site operating without the required authorization. This crackdown marks the start of a vast regularization campaign.


The tone is peremptory. The Minister is invoking the new provisions of the Mining Code (Law No. 2023/014) and its implementing texts to reiterate the formal prohibition of mining, even with authorization, within the perimeters of exploration permits held by third parties. Any breach of this rule will be severely punished.


A Conditional Grace Period


The most significant measure concerns operators already in compliance. The Minister has issued an ultimatum: they now have a grace period of nine (9) months to comply with a crucial requirement: the on-site processing of mineralized gravel.


Specifically, every holder of a valid authorization must choose one of two options:


    Build their own closed-circuit processing system (avoiding pollution from chemicals like mercury).


    Present a partnership contract with an operator already possessing such a system.


Failure to meet one of these conditions by the deadline will result in the outright revocation of current authorizations, under Article 168 of the mining law.


The Watchwords: Traceability and Revenue Optimization


This regulatory offensive is not just a hunt for illegal miners. It aims for a triple objective, clearly stated by the ministry:


    Protecting the environment by?? less polluting extraction and processing techniques.


    Guaranteeing the traceability of gold produced in Cameroon, a major challenge to combat fraud and integrate international markets.


    Optimizing State revenue by formalizing the value chain and ensuring mining revenues fully contribute to the national economy.


Regional and departmental delegates of the MINMIDT have been instructed to enforce these measures rigorously, ensuring all artisanal activities occur outside exploration permit areas, with very limited exceptions.


The message is clear: Cameroon is reclaiming control of its subsoil. The period of tolerance is over. Actors in the semi-mechanized sector, long perceived as informal, must now commit to total transparency and structured investments, or risk disappearing from the national mining map.


Cameroun, mines, exploitation minière artisanale semi-mécanisée, MINMIDT, Code minier 2023, or, site minier illégal, fermeture de sites, autorisation minière, traçabilité de l'or, traitement en vase clos, gravier minéralisé, pollution minière, mercure, permis de recherche, formalisation du secteur minier, recettes de l'État, environnement, régularisation, investissement minier, Afrique centrale.


Ange NGO

Publicité