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Disparition forc?e ? Dschang : le MRC accuse et exige la lib?ration immédiate du Pr Mo?se Timtchueng

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) est monté au créneau ce jeudi pour dénoncer avec vigueur ce qu?il qualifie de disparition forc?e du Professeur Mo?se Timtchueng, cadre ?minent du parti et universitaire reconnu. Dans un communiqu? de presse au ton grave, la formation politique d?opposition exprime sa profonde inqui?tude et pointe directement la responsabilit? des autorit?s.

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Un enlèvement précédé d’un climat de menace


Selon le MRC, cela fait plus d’une semaine que le Professeur Moïse Timtchueng a été enlevé à son domicile à Dschang, dans la région de l’Ouest. Le parti affirme que cet acte n’est pas survenu de manière fortuite. Pendant plusieurs jours avant sa disparition, des individus non identifiés auraient rôdé autour de sa résidence, de jour comme de nuit, instaurant un climat de harcèlement, de surveillance et de menace.


À ce jour, aucune information officielle n’a été communiquée sur son lieu de détention ou son état de santé. Sa famille, ses proches ainsi que ses conseils juridiques disent être sans nouvelles, alimentant une inquiétude grandissante.


Le MRC dénonce des méthodes “d’un autre âge”


Dans son communiqué, le MRC condamne avec la plus grande fermeté ce qu’il décrit comme des méthodes d’intimidation d’un autre âge, incompatibles avec un État de droit. Le parti exige la libération immédiate et sans condition du Professeur Timtchueng.


Plus loin, la formation politique interpelle directement le régime en place. Elle appelle le gouvernement du président Paul Biya à mettre un terme à ce qu’elle considère comme des pratiques arbitraires, comparées à des méthodes soviétiques les plus sombres, visant à réduire au silence les intellectuels, les universitaires et les voix dissidentes.


Le gouvernement tenu pour responsable


Le MRC affirme tenir le gouvernement pleinement responsable de l’intégrité physique et morale du Professeur Moïse Timtchueng. Pour le parti, cette disparition s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement du climat politique, marqué par des actes de répression ciblée contre les acteurs critiques du pouvoir.


Appel à la vigilance nationale et internationale


Face à cette situation, le MRC lance un appel solennel à la mobilisation. Il invite le peuple camerounais, les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme, ainsi que la communauté internationale, à rester vigilants face à ce qu’il décrit comme une recrudescence des disparitions forcées et de la violence politique.


« La sécurité des citoyens ne doit plus être un outil de répression politique », martèle le parti, qui affirme sa détermination à poursuivre le combat pour les libertés fondamentales et le respect des droits humains au Cameroun.


Le communiqué est signé par Mamadou Mota, Président national par intérim du MRC.




Forced Disappearance in Dschang: MRC Demands Immediate Release of Professor Moïse Timtchueng


Cameroon’s opposition party, the Cameroon Renaissance Movement (MRC), has expressed deep concern and outrage following the alleged forced disappearance of Professor Moïse Timtchueng, a senior party official and respected academic.


According to the MRC, Professor Timtchueng was abducted from his home in Dschang over a week ago, after days of intimidation marked by unidentified individuals surveilling his residence both day and night. Since his disappearance, his family, relatives, and legal counsel have received no information regarding his whereabouts.


The MRC strongly condemns what it describes as outdated and repressive intimidation methods and demands the immediate and unconditional release of Professor Timtchueng. The party directly holds the Cameroonian government responsible for his physical and moral safety, accusing the authorities of using arbitrary practices to silence dissenting voices and intellectuals.


The MRC calls on the Cameroonian people, human rights organizations, and the international community to remain vigilant in the face of what it sees as a worrying rise in political violence and enforced disappearances.
“Citizen security must not be used as a tool for political repression,” the statement concludes.


The press release is signed by Mamadou Mota, National President ai of the MRC.


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Didier Cebas K.

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