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Affaire Martinez Zogo : les révélations explosives du colonel Otoulou secouent le Tribunal militaire de Yaoundé

L'audience du 14 juillet 2026 dans l'affaire Martinez Zogo a été marquée par les déclarations du colonel Otoulou. Composition présumée du commando, éléments d'enquête, confrontations et nouveaux détails ont animé les débats devant le Tribunal militaire de Yaoundé.

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Affaire Martinez Zogo : les révélations explosives du colonel Otoulou secouent le Tribunal militaire de Yaoundé


Yaoundé, Cameroun – Nouveau tournant dans le procès de l'affaire Martinez Zogo. Lors de l'audience du 14 juillet 2026 devant le Tribunal militaire de Yaoundé, le 34e témoin, le colonel Otoulou, ancien commandant de la Légion de gendarmerie du Centre, a livré une longue déposition détaillant les premières investigations menées après l'enlèvement du journaliste, ainsi que plusieurs éléments recueillis au cours de l'enquête.


Pendant plusieurs heures, l'officier supérieur de la Gendarmerie nationale est revenu, de manière chronologique, sur les constatations effectuées après l'enlèvement de Martinez Zogo, répondant aux questions du substitut du Commissaire du Gouvernement.


Une scène d'enlèvement qui interpelle les enquêteurs


Le colonel Otoulou explique avoir immédiatement décidé de se rendre sur les lieux après avoir appris que l'enlèvement s'était déroulé à proximité d'un poste de gendarmerie.


Selon son témoignage, l'analyse du véhicule de Martinez Zogo lui aurait rapidement laissé penser que la collision n'était pas le fruit du hasard.


D'après lui, le choc observé sur le côté gauche du véhicule présentait les caractéristiques d'une manœuvre exécutée par des personnes expérimentées, visant à faire perdre le contrôle du véhicule avant l'enlèvement.


Il relève également que la zone choisie ne disposait d'aucun système de vidéosurveillance, un élément qui, selon son appréciation, traduisait une préparation minutieuse de l'opération.


Les premières investigations


Le témoin indique que les investigations se sont rapidement orientées vers plusieurs personnes mises en cause.


Au fil des auditions, plusieurs déclarations auraient permis, selon lui, d'identifier une organisation répartie en deux équipes distinctes.


Toujours selon son témoignage devant le tribunal, une première équipe aurait assuré la surveillance de la victime tandis qu'une seconde aurait participé directement à l'opération d'enlèvement.


Le colonel affirme également que le groupe aurait utilisé deux véhicules, un Toyota Prado noir et un pick-up, ce dernier ayant servi, selon les déclarations recueillies durant l'enquête, au transfert de Martinez Zogo vers Ebogo III après l'abandon du Prado considéré comme "grillé".


Des déclarations évoquant plusieurs personnalités


Au cours de son audition, le colonel Otoulou est revenu sur différentes déclarations recueillies auprès de plusieurs personnes entendues dans le cadre de l'enquête.


Il a notamment indiqué que certaines personnes mises en cause avaient évoqué les noms de Justin Ndanwé, Maxime Eko Eko, Jean-Pierre Amougou Belinga ainsi que Bruno Bidjang.


Le témoin a également expliqué qu'une confrontation avait été organisée entre certains protagonistes après l'évolution de leurs déclarations.


Selon ses propos devant le tribunal, Justin Ndanwé aurait finalement reconnu connaître Amougou Belinga après avoir, dans un premier temps, affirmé le contraire.


Le colonel Otoulou a aussi indiqué avoir recueilli différents éléments matériels au cours de l'enquête, notamment un support audio, des messages téléphoniques et des vidéos de surveillance qu'il considère comme faisant partie des indices analysés par les enquêteurs.


Les limites du témoignage


Durant son intervention, le colonel a rappelé que son travail consistait avant tout à réunir un faisceau d'indices permettant d'orienter les investigations.


Il a expliqué qu'en matière d'enquête judiciaire, l'objectif n'était pas uniquement de déterminer l'existence d'un ordre direct, mais également d'examiner l'ensemble des éléments susceptibles d'éclairer les faits.


Ces déclarations constituent le témoignage du colonel Otoulou devant le Tribunal militaire et s'inscrivent dans le cadre des débats judiciaires toujours en cours. Elles ne préjugent pas de la décision finale que rendra la juridiction.


L'audience renvoyée au mois d'août


À l'issue des débats, le Tribunal militaire de Yaoundé a décidé de renvoyer l'affaire aux 3 et 4 août 2026, à la demande de Maître Claude Assira, avocat de l'État du Cameroun et de la DGRE.


Les prochaines audiences seront consacrées à la poursuite de la contre-interrogation du colonel Otoulou ainsi qu'à la comparution annoncée du témoin Eloundou Mesmin.


L'affaire Martinez Zogo continue ainsi de retenir l'attention de l'opinion publique camerounaise, tant par les révélations successives des témoins que par les nombreuses questions encore en débat devant la justice militaire.


N.E : Les éléments rapportés dans cet article reprennent les déclarations faites publiquement par le colonel Otoulou lors de l'audience du 14 juillet 2026. Ils s'inscrivent dans le cadre d'une procédure judiciaire en cours et doivent être compris comme des allégations et témoignages examinés contradictoirement par le Tribunal militaire. Les personnes citées bénéficient de la présomption d'innocence tant qu'aucune décision de justice définitive n'a établi leur responsabilité.




Martinez Zogo Case: Colonel Otoulou's Testimony Brings New Developments at Yaoundé Military Court


Yaoundé, Cameroon – The trial in the Martinez Zogo case reached another significant stage on July 14, 2026, as Colonel Otoulou, the 34th witness and former commander of the Centre Gendarmerie Legion, testified before the Yaoundé Military Court.


During several hours of testimony, the senior gendarmerie officer described the initial investigations launched after journalist Martinez Zogo's abduction and shared details gathered during the inquiry.


According to his testimony, the collision involving Zogo's vehicle appeared to have been carried out by experienced individuals. He also pointed to the absence of surveillance cameras at the abduction site, suggesting that the location may have been deliberately selected.


The witness further stated that investigators identified what was described as a two-team operation, with one group allegedly conducting surveillance while another carried out the kidnapping. He also testified that two vehicles—a black Toyota Prado and a pickup truck—were allegedly used during the operation.


Colonel Otoulou also referred to statements made during the investigation mentioning several individuals, including Justin Ndanwé, Maxime Eko Eko, Jean-Pierre Amougou Belinga and Bruno Bidjang. He told the court that investigators examined various pieces of evidence, including audio recordings, phone messages and surveillance footage.


The colonel emphasized that his investigative approach focused on assembling a body of evidence rather than determining direct orders, explaining that investigators sought a consistent set of indications to better understand the events.


At the end of the hearing, the Military Court adjourned proceedings until August 3 and 4, 2026, when the cross-examination of Colonel Otoulou will continue and witness Eloundou Mesmin is expected to testify.


E.N: The information reported above reflects testimony presented in open court during ongoing judicial proceedings. The allegations remain subject to adversarial examination, and all individuals mentioned continue to benefit from the presumption of innocence until a final judicial decision is rendered.


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Ange NGO

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