Le leader américain a reçu une copie dorée de la couronne du royaume de Silla ainsi que le Grand Ordre de Mugunghwa, la plus haute distinction de l’État sud-coréen. Une première pour un président des États-Unis.
Séoul explique que la couronne symbolise la paix historique dans la péninsule et espère que Washington contribuera à la restaurer. Une façon subtile de rappeler que les tensions avec Pyongyang n’ont jamais totalement disparu.
Cette cérémonie n’a toutefois pas suffi à apaiser l’atmosphère. Près de 70 manifestants sud-coréens ont tenté de forcer l’accès au Musée national de Gyeongju, lieu du sommet. Interpellés par la police, ils dénonçaient la présence du président américain, pancartes “No Trump” brandies en première ligne.
Bras de fer avec le Canada
Alors que l’Asie déroule le tapis rouge, Donald Trump reste inflexible envers Ottawa. Il a sèchement exclu toute rencontre avec le premier ministre canadien Mark Carney au sommet de l’Apec. Motif: une campagne publicitaire financée en Ontario, utilisant des extraits de discours de Ronald Reagan contre les tarifs douaniers américains.
Trump accuse le Canada de “tromperie hostile” et a déjà relevé certains droits de douane de 10%. Douze bureaux de l’ICE ont été décapités en interne, illustrant sa volonté d’intensifier la lutte contre l’immigration clandestine, qu’il estime à 25 millions d’entrées illégales avant son retour au pouvoir.
Une politique étrangère imprévisible pour les alliés
Pour de nombreux partenaires, Washington avance désormais sans boussole diplomatique. La chef de la diplomatie européenne Kaja Kallas regrette une Amérique “imprévisible” qui oblige ses alliés à se réadapter en permanence.
Trump, lui, s’en félicite. Il revendique avoir “mis fin à huit guerres en huit mois”, du Kosovo à Gaza, grâce à la pression commerciale et sans recourir à la force. Une déclaration qui suscite le scepticisme des experts internationaux.
Fierté militaire, ambitions nucléaires et rêve de 3e mandat
Devant les troupes américaines stationnées au Japon, le président républicain a vanté une supériorité militaire “incomparable”, affirmant que les États-Unis disposent d’un avantage de “25 ans” sur leurs concurrents dans le domaine des sous-marins nucléaires.
Dans le même souffle, il dit regretter l’impossibilité constitutionnelle d’un troisième mandat. Malgré les rappels du président de la Chambre, Mike Johnson, Trump maintient le suspense: “Nous verrons bien ce qu’il adviendra.”
Offensive contre Maduro et tension culturelle avec Wole Soyinka
L’Associated Press révèle que Washington a tenté de recruter un pilote de Nicolas Maduro pour détourner son avion vers une zone où il pourrait être arrêté. En parallèle, le prix Nobel nigérian Wole Soyinka s’est vu retirer son visa américain après avoir qualifié Trump d’“Idi Amin à la peau blanche”.
Tokyo promet un “nouvel âge d’or” avec Washington
Au Japon, la première ministre Sanae Takaichi a annoncé un partenariat renforcé dans la défense, les armements et les minerais critiques. Elle va même proposer Trump pour le prix Nobel de la paix. Une ironie de l’Histoire alors que le comité Nobel vient de distinguer une opposante au régime vénézuélien.
Entre récompenses royales, coups de menton diplomatiques, symboles militaires et ambitions politiques, Donald Trump s’impose à nouveau comme le centre de gravité d’un monde en mutation. Ses partenaires oscillent entre fascination, inquiétude et manifestations de rejet.
Trump in Asia: Golden Crown, Diplomatic Tensions and Show of Force
Donald Trump’s diplomatic offensive continues in Asia with a lavish reception in South Korea, renewed trade clashes with Canada, bold claims of ending world conflicts, and tough stances on immigration and military dominance.
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Ange NGO