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Postélectorale sous tension: Anicet Ekane accus? d?insurrection, Djeukam Tchameni, Aba?a Oyono et d?autres alli?s de Tchiroma interrog?s au SED

La crise postélectorale continue de prendre une tournure judiciaire au Cameroun. Plusieurs figures de l'opposition, proches du candidat Issa Tchiroma, se retrouvent dans le viseur de la gendarmerie nationale. Parmi eux, Anicet Georges Ekane, président du MANIDEM, arrêté le 24 octobre 2025 ? Douala et transf?r? ? Yaoundé.

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Désormais détenu au Service central des recherches judiciaires (SCRJ), l’opposant a été auditionné pour la première fois ce mardi 28 octobre. Son état de santé serait préoccupant selon ses avocats, qui évoquent un homme « malade interné » mais déterminé à se défendre.



Les chefs d’accusation qui pèsent contre lui sont lourds. Hostilité envers la patrie, révolution, incitation à la révolte et appel à l’insurrection. Des accusations que l’opposant rejette catégoriquement, dénonçant un « enlèvement » suivi d’une « déportation » vers Yaoundé.



Dans la déclaration transmise par ses avocats, Me Hippolyte BT Meli et Me Emmanuel Simh, Anicet Ekane affirme qu’il reste « un nationaliste » et rappelle qu’il a déjà payé de sa liberté pour le multipartisme camerounais. Il pointe du doigt trois responsables qu’il considère comme les véritables acteurs du chaos actuel:

Le ministre de l’Administration territoriale Atanga Nji qu’il accuse de « provocation permanente »,

Le président du Conseil constitutionnel Clément Atangana pour avoir « provoqué le peuple » lors de la proclamation des résultats,

Et le président sortant Paul Biya, qualifié de « coordonnateur » de toutes ces dérives politiques.



Selon lui, l’enquête lui attribue des « pouvoirs exorbitants » qu’il juge irréalistes, à commencer par la capacité de soulever le peuple avec une simple lettre. Il refuse d’endosser de telles responsabilités dans des violences qu’il juge provoquées par le pouvoir.



Son collègue politique, le professeur Aba’a Oyono, a également été auditionné dimanche 26 octobre sans avocat. Ses avocats, menés par Me Simh, seront présents pour la reprise des interrogatoires prévue ce mercredi 29 octobre.



Me Simh a également assisté M. Djeukam Tchameni, autre militant de l’opposition interpellé dans le même contexte. Plusieurs autres personnes liées à l’opposition seraient détenues au SCRJ, dont un cadre du FSNC transféré depuis l’Extrême-Nord, selon les avocats.



Les défenseurs entendent informer l’opinion publique au fur et à mesure de l’évolution du dossier. Une affaire qui symbolise la répression grandissante contre les voix contestataires depuis la proclamation très contestée de la réélection de Paul Biya.



Le bras de fer institutionnel se double désormais d’une bataille judiciaire, alors que le Cameroun reste sous haute tension.

 




Post-election Crisis: Opposition Figures Close to Tchiroma Accused of Insurrection and Interrogated


Anicet Georges Ekane, president of MANIDEM, was arrested on October 24 in Douala and transferred to the SCRJ in Yaoundé. He faces charges of hostility against the homeland, revolution, incitement to revolt, and calling for insurrection.

He strongly denies all accusations and claims political persecution.



Lawyers have confirmed that Professor Aba’a Oyono and several other opposition figures are also being questioned in connection with the post-election unrest. More arrests of FSNC supporters reportedly continue.



The political climate remains extremely tense as the regime cracks down on disputed election opponents.



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Ange NGO

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