Des manifestants en colère, déterminés à exprimer leur rejet des résultats officiels de la présidentielle du 12 octobre 2025, ont incendié le bâtiment symbole du parti au pouvoir.
Des témoins rapportent que l’armée a ouvert le feu pour tenter de disperser la foule. Les protestataires ont résisté malgré la montée du danger, poursuivant leur assaut dans un climat d’insurrection et d’incertitude.
Les scènes de violence ne se limitent plus à Mokolo. Des coups de feu ont été signalés à Bafoussam, de la zone Sapeur Kamkop, mairie rurale jusqu’au marché B où des affrontements sporadiques seraient en cours. La même situation est rapportée à Ngong où des tireurs embusqués sèment la panique.
Ces explosions de colère surviennent alors que les tensions politiques atteignent un pic depuis l’annonce de la réélection du président Paul Biya par le Conseil Constitutionnel. Une partie de la population refuse ce verdict et poursuit les manifestations, parfois au péril de sa vie.
Aucune source officielle n’a encore dressé de bilan humain ou matériel complet. Cependant, la situation laisse craindre un risque réel d’embrasement national si un apaisement politique rapide ne se dessine pas.
La rédaction poursuit la collecte d’informations pour éclairer l’évolution d’une nuit devenue critique pour la stabilité du pays.
2025 Presidential Election. Chaos in Mokolo. RDPC Headquarters Set on Fire Amid Gunfire
Tensions continue to escalate in Cameroon. On a violent night in Mokolo, Far North Region, protestors set fire to the RDPC party headquarters. Gunshots were heard as the army attempted to disperse the crowd, yet demonstrators resisted in the darkness.
Gunfire has also been reported in Bafoussam and Ngong. With the country in turmoil following the official announcement of President Paul Biya’s re-election, unrest is spreading and fears are rising of a nationwide crisis if no political solution emerges quickly.
More updates to follow as information becomes available.
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Moussa Nassourou