L’arbitre Kiahue Prince Ezechiel a été définitivement exclu du corps arbitral par la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) pour un acte qui n’a rien à voir avec les lois du jeu : le vol d’un téléphone portable.
Une décision lourde, ferme, et sans appel. La FIF, par ce geste, entend poser un acte fort pour redorer le blason de l’arbitrage national, souvent critiqué et mis à mal par des polémiques à répétition. En radiant Kiahue Prince Ezechiel, l’instance faîtière envoie un message clair : l’éthique et l’intégrité sont non négociables, peu importe le niveau ou l’ancienneté.
Selon nos sources, l’incident s’est rapidement retrouvé sur la place publique, amplifié par les réseaux sociaux où l’affaire a suscité une vague d’indignation. Il faut dire que dans un contexte où la confiance entre arbitres, joueurs et supporters est déjà fragile, ce type de comportement vient jeter un discrédit supplémentaire sur l’ensemble du corps arbitral.
La carrière de Kiahue, désormais ternie, s’arrête net. Un triste épilogue pour un officiel dont la mission première était de faire respecter la loi sur le rectangle vert. Mais comment demander aux joueurs de respecter les règles, si ceux chargés de les appliquer s’en écartent dans la vie quotidienne ?
Cette affaire relance également le débat sur les mécanismes de contrôle et de moralisation dans les rangs de l’arbitrage en Afrique. Car si la vigilance est de mise sur le terrain, elle l’est tout autant en dehors.
Une leçon dure, mais nécessaire. Et surtout, un rappel à tous ceux qui veulent porter le sifflet : l’arbitrage n’est pas qu’un rôle technique — c’est aussi un engagement moral.
Mouahna Divine