Dans leur demande, ils expliquent qu'ils considèrent comme illégal le fait d'utiliser leurs œuvres pour développer un modèle d'IA.
"Ayant constaté la présence de nombreux ouvrages publiés par des membres du Syndicat national de l'édition dans la base de données utilisée par Meta, nous saisissons le tribunal pour faire reconnaître la violation du droit d'auteur et le parasitisme. La création d'un marché de l'IA ne peut se faire au détriment du secteur culturel", a déclaré le président du Syndicat national de l'édition.
Outre ce dernier, la Société des travailleurs littéraires et le Syndicat national des auteurs et compositeurs se sont également opposés à Meta. Ils rappellent que selon la réglementation européenne, les entreprises impliquées dans le développement de l'IA générative doivent respecter les droits d'auteur et assurer la transparence des sources utilisées pour développer les modèles. Les représentants des associations d'écrivains ont souligné qu'ils voulaient protéger les auteurs contre la menace d'une intelligence artificielle "qui vole leurs œuvres" pour les développer et produire ensuite de "faux livres" qui concurrencent les œuvres des vrais auteurs.
Comme le précise l'Agence France-Presse (AFP), Meta a utilisé la base de données Books3 contenant le texte de près de 200.000 livres, dont certains en français, pour améliorer son modèle linguistique Llama jusqu'en 2023, violant ainsi les droits d'auteur. En janvier 2024, Meta l'a elle-même reconnu dans le cadre d'un procès intenté aux États-Unis par des auteurs dont les livres figuraient dans la base de données. Le montant des réclamations financières à l'encontre de Meta n'est pas précisé.
AN