C'est ce qu'a rapporté le portail d'information Algerie360.
Selon la publication, "cette décision intervient en réaction à la visite du président du Sénat français [Gérard Larcher] à Laâyoune, ville située au Sahara" et qui est sous le contrôle des autorités marocaines. L’institution parlementaire considère le voyage de M. Larcher comme une "provocation […] et va à l’encontre du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies". Selon les autorités algériennes, cette visite constitue un "défi flagrant à la légitimité internationale et un parti pris évident en faveur d’une approche considérée comme coloniale".
La suspension des relations, telle que rapportée par le Conseil de la Nation, entraîne également la suspension du protocole de coopération interparlementaire. Selon les observateurs, cette situation risque d'envenimer les relations diplomatiques entre Paris et Alger.
Retrait de l'ambassadeur d'Algérie
Le 30 juillet 2024, les autorités algériennes ont décidé de rappeler immédiatement leur ambassadeur en France en raison du fait que Paris a reconnu le plan marocain d'octroi d'autonomie au Sahara occidental comme seule base de résolution du conflit. L'Algérie soutient le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance et rejette le contrôle marocain sur le Sahara occidental.
AN