Publicité

Le BCAH alerte sur le risque de décès de plus de 500.000 enfants tchadiens à cause de la malnutrition

Plus de 2 millions d'enfants au Tchad souffrent de malnutrition.

Publicité

Plus de 500.000 d'entre eux risquent de mourir dans les mois à venir, a averti le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (BCAH), qui a appelé la communauté internationale à engager des fonds d'ici la fin du mois de mars en faveur d'un plan de réponse humanitaire dans le pays.



Le BCAH a attiré l'attention sur les conclusions des experts du Cadre harmonisé, une plateforme régionale d'analyse alimentaire, selon lesquelles quelque 2,4 millions de Tchadiens sont actuellement confrontés à l'insécurité alimentaire. "Ce nombre devrait augmenter à 3,7 millions, soit 20% de la population, au cours de la prochaine période d'inter-récolte, qui s'étend de juin à août", est-il indiqué.



"Qui plus est, plus de 2 millions d'enfants de moins de 5 ans sont actuellement sous-alimentés, dont plus de 500.000 enfants souffrant de malnutrition aiguë et risquant de mourir dans les mois à venir en l'absence d'un traitement adéquat", apprend-on. La malnutrition aiguë touche également "environ 300.000 femmes enceintes et allaitantes".



Selon le BCAH, les organisations humanitaires estiment que la crise actuelle "est causée par des chocs, y compris des catastrophes naturelles, telles que des inondations qui ont détruit des terres arables, ainsi que par la hausse des prix des produits de base". Les difficultés d'approvisionnement alimentaire sont également liées à l'arrivée de plus de 750.000 réfugiés au Tchad. Quelque 215.000 Tchadiens sont rentrés chez eux depuis le Soudan.



Le plan d'intervention humanitaire de 1,45 milliard de dollars au Tchad n'a reçu qu'une partie des fonds nécessaires. Ce plan vise à fournir une aide alimentaire et à améliorer les conditions de vie de 3 millions de personnes, entre autres. "L'ONU et ses partenaires préviennent que si un financement significatif n'est pas reçu d'ici la fin du mois de mars, il n'y aura pas de temps pour prévenir une crise de sécurité alimentaire et de nutrition à grande échelle", a averti le BCAH.



DCK

Publicité