C'est ce qu'a rapporté la station de radio congolaise Okapi.
Makanika, qui a déserté les forces armées de la RDC en 2020, a été éliminé le 19 février dans la province du Sud-Kivu lors d'une opération de l'armée de l'air nationale, a indiqué la radio. Plusieurs personnes de son entourage ont été tuées au même moment.
Twirwaneho, créé par Makanika, a coordonné ses actions dans l'est de la RDC avec le groupe rebelle Mouvement 23 mars (M23).
RDC: l'ONU appelle à une réunion urgente des chefs d'état-major de l'EAC et de la SADC
La représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC) et chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), Bintou Keita, a appelé à une réunion urgente des chefs d'état-major de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) afin de mettre en place un cessez-le-feu en RDC. C'est ce qu'elle a déclaré en commentant le retard pris dans la réalisation des décisions du sommet conjoint EAC-SADC qui a eu lieu à Dar es Salaam, en Tanzanie, les 7 et 8 février.
"Il est impératif que les dispositions du communiqué du sommet EAC-SADC relatives au rétablissement des services publics essentiels, la réouverture immédiate de l’aéroport de Goma et des principales voies de ravitaillement, y compris sur le lac Kivu, soient mises en œuvre sans délai, afin de soulager la souffrance de la population. J’encourage les chefs d’état-major des pays de l’EAC et de la SADC à se réunir incessamment, afin de définir les modalités pour la mise en œuvre du cessez-le-feu ainsi que les mesures urgentes prévues dans le communiqué. Outre la réouverture de l'aéroport de Goma, demandée par le sommet, celle de l'aéroport de Kavumu serait également essentielle", a-t-elle affirmé, citée par le portail congolais Actualité.
"Ce sommet a réaffirmé l'appel à la cessation des hostilités et à un cessez-le-feu immédiat. Le sommet a également insisté sur la reprise des négociations directes et du dialogue avec toutes les parties étatiques et non étatiques, y compris le M23, dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi. Il a en outre réaffirmé la demande de neutralisation des FDLR [Forces démocratiques de libération du Rwanda] et le retrait des troupes rwandaises du sol congolais", a souligné Mme Keita.
Plus de 42.000 personnes fuient la RDC pour se réfugier au Burundi
Au moins 42.000 personnes ont fui la République démocratique du Congo (RDC) et trouvé refuge au Burundi voisin au cours des deux dernières semaines. C'est ce qu'a rapporté l'Agence France-Presse (AFP), qui cite le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
De violents combats dans l'est de la RDC pourraient forcer au moins 58.000 personnes à devenir des réfugiés au cours des trois prochains mois, a mis en garde l'ONU. Le HCR considère que la principale raison de l'afflux de réfugiés au Burundi en provenance de la RDC est l'offensive du groupe rebelle Mouvement du 23 mars (M23), appuyé par ses alliés rwandais, la plus agressive en l’espace de ces derniers 25 ans.
Selon le HCR, le Burundi hébergeait jusqu'ici environ 90.000 réfugiés, majoritairement originaires de RDC, arrivés notamment pendant les deux guerres (1996-1997 et 1998-2003). Les réfugiés congolais transitent surtout par le poste frontière de Gatumba, près de la capitale économique burundaise Bujumbura.
Depuis le début de l’année, le M23 s’était emparé de Goma et Bukavu, capitales des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, comptant toutes les deux plus de 3 millions d’habitants.
Le Rwanda déclare que la RDC constitue une menace pour sa sécurité
Le Rwanda voit des menaces pour sa sécurité dans les activités des Forces démocratiques de libération du Rwanda dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). C'est ce qu'indique dans un communiqué l'ambassade du Rwanda au Royaume-Uni, qu’elle publie en réponse aux critiques de Londres.
Le 18 février, le ministère britannique des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur du Rwanda pour déposer une note de protestation. Le ministère a déclaré que l'avancée des forces de défense rwandaises dans l'est de la RDC constituait une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du pays et a appelé le Rwanda à retirer ses troupes.
"Les forces de défense rwandaises ont toujours pris des mesures défensives face aux véritables menaces sécuritaires le long de notre frontière. Ces menaces se sont manifestées ce 26 janvier par l’attaque visant la ville frontalière de Rubavu qui a fait 16 morts et 177 blessés au Rwanda, après la chute de Goma, est-il relaté dans le texte. Le Rwanda continue d’être confronté à une menace sécuritaire existentielle de la part des Forces démocratiques de libération, une milice génocidaire soutenue par la RDC qui a été impliquée dans le bombardement du territoire rwandais en juin 2022."
Le groupe a mené au moins 20 attaques à l’intérieur du Rwanda et "fait actuellement partie de l’armée congolaise en tant qu’allié stratégique", précise le texte.
Selon le communiqué, plusieurs suspects du génocide rwandais sont toujours en liberté au Royaume-Uni.
Auparavant, le président de la RDC, Félix Tshisekedi, avait accusé le Rwanda voisin d'ambitions expansionnistes et l'avait tenu pour responsable de la crise dans l'est de la RDC.
DCK