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Conflit en RDC: La SADC va retirer ses troupes, plus de 700 morts après les affrontements à Goma, les rebelles accusés de graves violations des droits de l?homme

La SADC retirera ses forces de maintien de la paix de la RDC

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Le sommet d'urgence de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), qui s'est terminé dans la capitale du Zimbabwe, a annoncé la fin de la mission de maintien de la paix en République démocratique du Congo (RDC) et le retrait de ses troupes. C'est ce qui est indiqué dans un communiqué publié à l'issue du sommet.



La SADC "retire ses troupes de la RDC et a l'intention d'organiser un sommet conjoint avec la Communauté de l'Afrique de l'Est sur la situation dans ce pays", annonce le document.



Il a été décidé d'envoyer les ministres de la défense de la SADC en RDC pour évaluer la situation et préparer le retrait des troupes.



En cela, les dirigeants de la SADC "réaffirment" leur "engagement indéfectible à continuer de soutenir la RDC dans sa quête de sauvegarde de son indépendance, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale".



RDC: plus de 700 morts dans la ville de Goma, selon l’ONU

 


Au moins 700 habitants sont décédés dans la capitale de la province du Nord-Kivu, Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), et 2.800 autres ont reçu des blessures dans les combats entre troupes gouvernementales et insurgés. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, cité par l’Agence France-Presse (AFP).



"L'Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires, avec le gouvernement, ont mené une évaluation, entre le 26 janvier et hier, et rapportent que 700 personnes ont été tuées et 2.800 blessées", a-t-il constaté.



Selon lui, ces chiffres devraient encore "augmenter".



RDC: il existe un risque d’un conflit régional plus large (ONU)

 


Les insurgés du Mouvement du 23 mars (M23) sont actuellement à quelque 60 km de la capitale de la province du Sud-Kivu, Bukavu, a signalé le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU Jean-Pierre Lacroix, exprimant une préoccupation face au risque d’amplification du conflit.



"Selon mes informations, le M23 et les FDR (forces armées rwandaises) sont environ à 60 km de Bukavu et avancent vite", a pointé Jean-Pierre Lacroix lors d'une conférence de presse, craignant une éventuelle saisie de l'aéroport de Kavumu.



"Nous sommes inquiets, non seulement en ce qui concerne l'est de la RDC, mais si vous regardez le passé, cela risque de déclencher un conflit régional plus large, a-t-il pointé. C'est pour ça qu'il est de la plus haute importance que tous les efforts diplomatiques soient faits pour éviter cela et parvenir à une cessation des hostilités."



RDC: le travail d'un laboratoire biologique est impossible vu des coupures d'électricité

 


Les laboratoires biologiques standard qui étudient des échantillons de virus dangereux sont équipés d'un système de protection contre les fuites. Cependant, les coupures d’électricité augmentent les risques à cause de décongélation des réfrigérateurs, de sorte qu'il est impossible de travailler dans ce cas. C’est ce qu’a déclaré à l’agence TASS Nikolaï Nikitine, docteur en sciences biologiques, professeur au département de virologie de la faculté de biologie de l'université d'État Lomonossov de Moscou.



Plus tôt, l’agence sanitaire Rospotrebnadzor a indiqué que la situation épidémique en République démocratique du Congo (RDC) avait été prise sous contrôle compte tenu du risque de fuites d'échantillons de virus dangereux provenant d'un laboratoire de la ville de Goma. En raison du conflit armé en RDC, il y a des coupures d'électricité qui peuvent provoquer des fuites de pathogènes, estime le Comité international de la Croix-Rouge.



"Cependant, la sécurité de tout laboratoire biologique est menacée en cas de coupures d'électricité. Il est impossible d’y travailler avec des agents pathogènes, il faut sceller tous les tubes et attendre que l'alimentation électrique se stabilise […]. Le risque de fuite dans le laboratoire congolais est faible, car le personnel de laboratoire sait avec quoi il travaille et prend sûrement des mesures. Toutefois, si des tubes d'agents pathogènes étaient laissés sans surveillance et si une personne non autorisée pénétrait dans le laboratoire, des fuites pourraient se produire", a indiqué le scientifique.



Selon Rospotrebnadzor, un laboratoire de l'Institut national de recherche biomédicale de Goma, dans l'est du RDC, détient des échantillons d'agents pathogènes des fièvres hémorragiques, dont le virus Ebola.



"Le virus Ebola représente un danger majeur car lors de l’épidémie, le taux de létalité atteint 90%. Des épidémies se produisent chaque année dans les pays africains", a conclu M. Nikitine.



Situation à Goma



Plus tôt, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, cité par l’Agence France-Presse (AFP), a annoncé qu’au moins 700 habitants étaient décédés dans la capitale de la province du Nord-Kivu, Goma, dans l’est de RDC, et 2.800 autres avaient reçu des blessures dans les combats entre troupes gouvernementales et insurgés.



 


L’Afrique du Sud devrait retirer ses troupes de la République démocratique du Congo (RDC) et ne pas intervenir dans les relations entre ce pays et le Rwanda. C’est ce qu’a déclaré Julius Malema, chef du parti politique sud-africain Combattants pour la liberté économique (EFF).



"Monsieur le président Ramaphosa, ramenez nos soldats à la maison et abstenez-vous d’interférer dans les affaires de la RDC et du Rwanda", a-t-il proclamé lors d’une réunion de son parti retransmise par la radio sud-africaine SABC.



M. Malema a ajouté qu’il n’y avait rien d’honteux à retirer l’Afrique du Sud de la RDC pour sauver la vie de militaires sud-africains.



Pour rappel, le sommet d’urgence de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) avait annoncé hier la fin de la mission de maintien de la paix en RDC et le retrait de ses troupes.



1.100 militaires sud-africains sont actuellement déployés dans l’est de la RDC dans le cadre des forces de la SADC présentes dans le pays depuis fin 2023. Treize militaires sud-africains avaient été tués au cours des huit derniers jours dans les combats contre les rebelles et les forces rwandaises, portant à près d’une vingtaine le nombre total de soldats sud-africains tués en RDC. Depuis le 27 janvier, un cessez-le-feu est en vigueur entre le contingent sud-africain et les rebelles. Toutefois, le président rwandais Paul Kagame avait déclaré être prêt à affronter les forces sud-africaines dans l’est de la RDC. Outre l’Afrique du Sud, le Malawi et la Tanzanie avaient également déployé des contingents sur le sol congolais dans le cadre des forces de la SADC.



L’ONU condamne de graves violations des droits de l’homme par le M23 dans l’est de la RDC

 


L’ONU a condamné les graves violations des droits de l’homme commises par le groupe armé Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), comme l’indique le site d’informations Actualité.



Il s’agit notamment d’exécutions sommaires documentées dans les zones sous contrôle du M23, notamment à Minova dans la province du Sud-Kivu. Les rebelles auraient également occupé des écoles et des hôpitaux, expulsé de force des personnes déplacées de camps de réfugiés et soumis des civils au travail forcé.



La situation humanitaire est alarmante dans l’est de la RDC, constatent les Nations unies. La ville de Goma est privée d’accès à l’eau potable et les habitants sont forcés à puiser directement dans le lac Kivu, ce qui accroît le risque d’épidémies. Les habitants de nombreuses localités situées autour de Goma ont été contraints de quitter leur domicile. Il s’agit de plus de 300.000 personnes qui ont besoin en urgence de nourriture, d’abris, de soins médicaux et de protection.



Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) sont entrés dans la ville de Goma dans la nuit du 26 au 27 janvier. Les rebelles contrôlent désormais presque entièrement la ville, des échanges de tirs sporadiques se font encore entendre dans les quartiers nord de Goma. Les autorités de la RDC accusent le Rwanda voisin de soutenir les rebelles.



Goma compte près de 2 millions d'habitants et quelque 600.000 autres personnes déplacées d'autres régions de la RDC se trouvent dans des camps installés dans les banlieues de Goma. Goma est le plus grand centre logistique de l'est de la RDC, par lequel l'aide humanitaire internationale est acheminée. La quasi-totalité du personnel des institutions de l'ONU a quitté Goma il y a deux jours.



DCK

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