"Le plus tôt vous serez parti, le mieux ce sera", a-t-elle lancé en promettant d’initier une motion de censure à l'encontre du nouveau gouvernement, qu’elle accuse de suivre le cap de ses prédécesseurs en élaborant un budget qui est encore pire.
Près de 60% des Français veulent la démission de Macron en cas de censure du cabinet
Presque 60% des Français sont favorables à la démission du président du pays, Emmanuel Macron, en cas de vote d'une motion de censure contre le gouvernement du premier ministre, François Bayrou. C'est ce que montrent les résultats d'un sondage réalisé par l’institut CSA pour CNews, Europe 1 et le Journal du dimanche (JDD).
Les experts ont constaté que 58% des Français souhaitent que le président quitte son poste, tandis que 41% des personnes interrogées sont opposées à sa démission. La démission du chef d’État est souhaitée le plus par les personnes interrogées âgées de 18 à 24 ans, cette part s'élevant à 74%. Les moins favorables au départ de M. Macron sont les Français de plus de 65 ans, à savoir 43%.
Le sondage a été réalisé le 14 janvier auprès de 1.000 personnes.
Plus tôt, Éric Coquerel, député du parti La France insoumise, a déclaré que l'alliance des partis de gauche Nouveau Front populaire (NFP) pourrait demander un vote de défiance à l'égard du cabinet français le 16 janvier. Un vote de défiance nécessite une résolution pertinente soutenue par 289 députés sur 577.
Bayrou va remettre "en chantier" la réforme des retraites
Dans son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale (chambre basse du parlement), le premier ministre français François Bayrou a annoncé que la réforme des retraites serait remise "en chantier avec les partenaires sociaux" vendredi.
Si les participants ne trouvent pas un consensus sur d’éventuels amendement, cette réforme, qu’il accuse de continuer de diviser le pays, restera en vigueur, constate le chef du gouvernement.
Pour rappel, en 2023, la réforme, qui a suscité des manifestations massives en France, a augmenté l'âge de la retraite de 62 à 64 ans tout en impliquant la suppression de nombreux régimes de retraite spéciaux.
La France n’a jamais été "aussi endettée", selon le premier ministre
La France n’a jamais eu une dette publique aussi importante dans toute son histoire. C'est ce qu'a déclaré le premier ministre de la République, François Bayrou, au début de son discours à l'Assemblée nationale, retransmis sur le site de l'assemblée.
"La France n'a jamais été aussi endettée dans son histoire qu'elle ne l'est aujourd'hui, a déclaré M. Bayrou. Cette dette est une épée de Damoclès au-dessus de notre pays et de notre modèle social."
Selon lui, la dette tendait à s’accroître sous la présidence de tous les chefs d’État contemporains.
Auparavant, Le Monde a annoncé que la dette publique de la France avait atteint 3.300 milliards d'euros, soit 113,7% du PIB. Sachant que la dette de la république s’élevait en 2003 à environ 1.000 milliards d’euros.
Un ministre français fait l'objet d'une enquête pour détournement de fonds publics
Le parquet national financier français a ouvert une enquête à l'encontre de Philippe Tabarot, nommé ministre des Transports en décembre dernier. Selon le journal Le Monde, il est soupçonné de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêt.
Selon le quotidien, l'enquête a débuté suite à la publication d'un rapport de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) en juillet 2021. Il y est allégué que, parallèlement à l'exercice de son mandat de sénateur du département des Alpes-Maritimes, M. Tabarot a également été "chef de projet" pour un "groupement d'intérêt public pour le développement touristique et culturel de la commune de Le Cannet", au nord de Cannes, sur la Côte d'Azur. L'homme politique lui-même a déclaré, en réponse à l'enquête du journal, qu'il était employé à un taux de 70%, sans préciser le montant des sommes gagnées. Le rapport de la HATVP, lui, affirme que de 2018 à 2020, il était directeur de l'unité et percevait 6.900 euros par mois, tandis qu'à partir de 2020, sa rémunération est tombée à 4.500 euros par mois. En parallèle, il occupait le poste de "chargé des relations publiques" à la mairie de la commune, qui lui rapportait près de 1.300 euros par mois, et celui de vice-président chargé des Transports au conseil régional.
Le parquet financier devra désormais vérifier la légalité de ce cumul de fonctions publiques. Selon Le Monde, son domicile et la mairie du Cannet ont été perquisitionnés en novembre 2022 dans le cadre de l'enquête. M. Tabarot a lui-même déclaré aux journalistes qu'il n'avait aucune information sur l'avancement de l'enquête et qu'il n'avait pas encore été interrogé dans le cadre de cette affaire.
Pour rappel, le président français Emmanuel Macron a nommé François Bayrou au poste de premier ministre le 13 décembre dernier. Le chef du Mouvement démocrate (MoDem), âgé de 73 ans, a remplacé Michel Barnier, qui avait dû démissionner, l'Assemblée nationale ayant adopté une motion de censure à l'encontre de son gouvernement, en raison de sa tentative d'adopter la dernière version du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2025 en contournant le parlement.
AN