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Fin du fact-checking chez Meta : La décision qui fait réagir les politiques

Des représentants de l'administration du président américain Joe Biden ont contacté Meta et ont demandé de manière grossière de supprimer certaines publications, en particulier celles liées à la pandémie de Covid-19, sur les plateformes appartenant à l'entreprise.

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 C'est ce qu'a déclaré le directeur général de Meta* Mark Zuckerberg.



Selon lui, les appels de la Maison-Blanche portaient, entre autres, sur des publications sur les effets secondaires des vaccins ainsi que des contenus satiriques sur la pandémie. "À un moment donné, nous avons commencé à leur répondre: "Non, nous n'allons pas supprimer des choses qui sont vraies. C'est ridicule", a indiqué M. Zuckerberg sur le podcast de l'humoriste et animateur américain Joe Rogan.



Lula da Silva et Macron ont discuté de la fin du fact-checking chez Meta

 


Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a déclaré avoir discuté avec le dirigeant français Emmanuel Macron du changement de politique de Meta en matière de modération de contenu et des efforts pour lutter contre la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux.



"J'ai reçu un appel téléphonique du président français Emmanuel Macron pour discuter des relations entre les pays. Lors de cet appel téléphonique, nous avons également discuté de la décision de Meta de réduire le fact-checking et du travail commun que nous pouvons faire pour empêcher la propagation de mensonges qui mettent en péril la souveraineté des pays et nos démocraties", a-t-il écrit sur le réseau social X.



Auparavant, Lula da Silva avait tenu une réunion avec des membres du gouvernement pour discuter de la nouvelle politique de Meta. Suite aux résultats de cette réunion, les autorités brésiliennes ont décidé de demander à la société américaine d'expliquer ces changements, qui pourraient être en contradiction avec la législation locale sur la protection de l'enfance, dans un délai de 72 heures.



Plus tôt, Mark Zuckerberg, PDG de Meta, avait annoncé son intention de mettre fin au fact-checking du service et d'assouplir les règles de modération des contenus. Selon lui, cette mesure est nécessaire pour "revenir aux sources, se concentrer sur la réduction des erreurs, simplifier les règles et rétablir la liberté d'expression sur les plateformes".



En 2024, Mark Zuckerberg avait envoyé une lettre à la commission judiciaire de la Chambre des représentants (chambre basse du parlement des États-Unis), indiquant qu'il avait subi des pressions de la part de l'administration du président américain Joe Biden, notamment en ce qui concerne le contenu lié au Covid-19 et le contenu à caractère satirique.



AN

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