Publicité

L'écrivaine Calixthe Beyala s'oppose à la transmission monarchique du pouvoir au Cameroun

L'écrivaine la plus prolifique de l'«Afrique en miniature », multiplie les sorties pour dénoncer la préparation de la transmission du pouvoir de «gré à gré» au Cameroun.

Publicité

L'écrivaine Calixthe Beyala qui récemment encore dans une interview accordée à un journaliste français, dénonçait la boulimie des dirigeants africains notamment camerounais dont certains disposent à eux-seuls de plus de 300 maisons, a fait une nouvelle sortie tonitruante pour rappeler son opposition à une succession monarchique du pouvoir au Cameroun :



«Le Cameroun n'est ni un Royaume, ni le champ de cacao d'une famille ! Il n'y aura aucune succession de père à fils !», écrit Calixthe Beyala sur son compte facebook officiel.


calixthe_beyala_contre_gre_a_gre



Alors que l'écrivaine qui a toujours été un esprit libre réclame son droit à donner son opinion sur la marche de la cité, ses pourfendeurs l'accusent de tirer à boulets rouges sur son ancien camp qui l'aurait spolié d'un bien immobilier et de n'avoir pas tenue de promesses de nominations.



Au Cameroun, plusieurs politiques de l'opposition et des responsables de société civile soupçonnent le président Paul Biya de vouloir transmettre le pouvoir à son fils Franck Biya.



Au RDPC, le ministre du travail et secrétaire général adjoint du parti au pouvoir, Grégoire Owona, affirme que le Cameroun est une démocratie et les mécanismes de dévolution du pouvoir son connus. Seul la voie électorale permettra à un nouveau président à accéder au pouvoir selon lui.



Pour Maurice Kamto le leader de l'opposition, le président Biya prépare à coup sûr une transmission du pouvoir de "gré à gré", une opinion que partage visiblement l'écrivaine Calixthe Beyala.



Didier Cebas K.

Publicité