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Succession à la tête de la Chefferie Bangou : Dion Ngute désavoue Atanga Nji

Le premier ministre Chef du gouvernement s'inscrit désormais en arbitre dans le conflit qui déchire les ayants droits de la succession à la chefferie de 2e degré de Bangou.

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Les nombreux affrontements qui se multiplient dans le village Bangou après les querelles de succession au sein de sa chefferie, ne laisse plus indifférent le Chef du gouvernement.



Le ministre de l'Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, ayant échoué de conduire à bien ce dossier, le premier ministre, lui même chef de village, Chief Dr Joseph Dion Ngute, a décidé de suivre désormais la situation de prêt et instruit une enquête :



«Le Premier Ministre me charge de vous demander de rapporter les termes de votre de lettre de référence, qui ont pu être interprétés comme une partialité manifeste de l'Administration dans un conflit de succession ouvert, Pour la résolution duquel elle s'attelle pourtant à donner une réponse juste et pérenne.



En vous réitérant sa vive préoccupation quant au conflit de succession à la tête de la chefferie Bangou, notamment au regard de l'escalade de violence observable ces derniers jours dans la localité et imputable, à juste titre ou non, à la lettre querellées du 15 mars dernier.



Le chef du gouvernement vous informe par avance de la mise sur pieds sans délai d'une commission d'enquête administrative conduite par ses services et dédiée à l'examen des modalités de règlement définitif du conflit relatif à l'objet porté en marge»
, écrit le Secrétaire Général des services du premier ministre, au ministre de l'Administration Territoriale.



En rappel, le conflit à la Chefferie Bangou nait depuis la période de la lutte pour l'indépendance dans la région de l'Ouest.



Le chef Kemayou de l'époque, UPCiste convaincu comme son voisin Ngandjong de Badenkop, vont fuir leurs chefferies respectives pour aller en Exil.



Des régents considérés comme des chefs illégitimes seront installés par l'administration, dans ces villages.



Après la guerre d'indépendance, nombreux de ces chefs vont décider de retourner au pays. Mais connaitront des fortunes diverses.



A Bandenkop par exemple, le régent informé du retour du chef légitime va prendre fuite avant que celui-ci ne retourne récupérer son trône.



Cependant, A Bangou, le chef Kemayou ne retournera pas récupérer son trône. Ceux qui ont continué la régence, avec la complicité des élites locales et de notables corrompus, estiment que sa Majesté Kemayou avait refusé de retourner sur trône et ses enfants ne peuvent réclamer ce que leur père avait refusé.



Par contre les traditionalistes, la majorité de la population locale, est les fils du défunt Kemayou, réclament le trône de leur père; D'où les affrontements mortelles observés ces derniers jours à Bangou entre les deux camps.



Le dernier roi de l'époque, Sa Majesté Jean Rameau Sokoujou de Bamenjou, a déjà mis en garde ceux qui torpillent la succession à la chefferie Bangou, contre la colère des ancêtres.



Le roi Sokoujou dans sa dernière sortie laisse transparaitre en filigrane que ceux qui sont là actuellement sont des usurpateurs. Le premier ministre sifflera la fin de la récréation.



Ange NGO et Guy F. FOSSO

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