La «guerre» par posts interposés entre les écrivains Patrice Nganang et Calixte Beyala sur la toile a repris de plus belle.
Après une pause de quelques mois, l'invective a repris entre ces deux plumes au sommet de la littérature camerounaise, africaine, voir francophone.
La première salve a été tirée par le chef de département de litterature africaine, à l'Univesité Stony Brook de New-york, le professeur Patrice Nganang.
L'auteur de "Temps de chien" et "Empreintes de Crabe", Patrice Nganang accuse; l'auteure de "C'est le Soleil qui m'a brulée" et "Le petit prince de Belleville" , Calixte Beyala; d'être jalouse du récent prix Goncourt des Lycéens, avec "Les impatientes", Jaili Amadou Amal, dont un bâtiment d'un Lycée porte désormais le nom dans la grande métropole Douala.
L'écrivaine qui a commenté sur sa page n'être pas jalouse d'"une débutante dont le livre a été réécrit en France et petit prix des lycées décerné", répond :
«L'écrivaillon syphilitique qui voudrait exister à travers mon étoile !
Sans vouloir me vanter, ma réussite littéraire est telle que je ne saurais être jalouse d'aucun écrivain au monde !
L'écrivaillon qui ne saurait vivre sans prononcer mon nom, incapable qu'il est de produire une oeuvre de qualité, passe ses journées à épier mes propos, mes moindres sorties pour les transformer dans son cerveau syphilitique.
Pense-t-il que mon succès vienne du Cameroun ? Que j'ai besoin de mon nom sur un pauvre bâtiment dans un quartier paumé pour exister ? D'ailleurs, j'ignore de quoi il s'agit. Que mes livres qui sont déjà dans les programmes scolaires dans le monde ont besoin du Cameroun ?
Voilà plus de 25 ans, qu'il m'attaque à cause de mon nom Beti ; 25 ans de calomnie, d'injures/// Il me semble que le Cameroun en a assez de toute cette manipulation tribale.
Que cet écrivain syphilitique produise comme moi des textes qui rassemblent au lieu de parlementer sur un "chassement", concept pauvre en entendement.
Sans doute cet écrivaillon projette-t-il ses propres phantasmes sur moi ? Qu'il est lui jaloux de tout et de n'importe quoi parce qu'il est en échec ?
Bises à tous», écrit Calixte Beyala.
Patrice Nganang s'est lui aussi réservé le droit de répondre après sortie de la romancière camerounaise.
Et c'est reparti pour un nouveau ping-pong !
Viviane GEMELE
Accusée par l'écrivain Patrice Nganang d'être jalouse de la jeune écrivaine Djaili Amadou Amal, l'écrivaine Calixte Beyala répond
Dans une nouvelle sortie sur sa page facebook officielle, Calixte Beyala, qui dit être harcelée depuis près d'une trentaine d'années sort de sa réserve.