Des chefs Sawa manifestement opposé à un projet hôtelier d'envergure à Bali, un quartier huppé de Douala, capitale économique du Cameroun, ont appelé hier dans des tracts à manifester ce matin :
«Ce vendredi 19/Nov/2021 tous les fils et filles Sawa sont attendus à 6h00, à Bali tous de noir vêtus, RDV. Alimentation Koumassi à Bali, Nos terres sont en DANGER, DEBOUT COMME UN SEUL HOMME », lit-on dans un tract abondamment relayés dans les groupes Sawa, une ethnie du Cameroun.
Des jeunes et des femmes de cette communauté qui ont massivement répondu à l'appel ont été dispersé ce matin par la police à coup de gaz lacrymogènes et matraques, qui a jugé cette manifestation non déclarée illégale.
Pendant que la Police chargeait à Bali, d'autres petits sont apparus à Nkondodo Newbell, Bepanda et Bonaberi. Ils ont aussitôt subit le traitement que ceux de Bali-Koumassi.
Au moment de mettre sous presse, des camions lance-eaux de la police étaient toujours positionnés sur les lieux manifestations et les manifestants dispersés en petits groupes qui entendent poursuivre leur mouvement.
Un promoteur immobilier qui a acquis de l’État du Cameroun un espace en location pendant 50 ans, à Bali, pour construire un complexe hôtelier 5 étoiles, voit aujourd'hui ses travaux arrêtés par les autochtones Sawa.
Ces derniers qui estiment qu'ils ont des titres fonciers sur ces terres n’entendent pas déguerpir les lieux.
Le Sous-préfet qui estime qu'ils ont déjà été indemnisé de son côté, entend les déloger par force.
Viviane GEMELE