Meurtri de voir ses filles accoucher à la maison et arrêter leurs études, S, Tedemnou, après une tentative ratée le 20 octobre, a mis fin à ses jours lundi dernier.
Sa famille pensait le pire passé. Elle se trompait. S, Tedemnou, mécanicien retraité, dont votre journal avait relaté la tentative de suicide dans son édition de vendredi dernier, a finalement mis fin à ses jours ce lundi 25 octobre chez lui à Mbanga-Pongo (arrondissement de Douala III), Dans les mêmes conditions et pour les mêmes raisons que lors de son premier essai. Pourtant, selon des informations obtenues par CT, Papa Tedemnou avait été réconforté par sa famille, et notamment ses
sœurs, après sa première tentative de suicide. Elles ont essayé de lui faire admettre qu'après avoir fait et élevé des enfants, les parents doivent comprendre qu'ils suivent leur propre chemin. Dans la foulée, le dispositif mis sur pied par le sexagénaire dans son magasin pour se pendre (le tabouret, la corde...) avait été démantelé. Cela n'a pas suffi.
Lundi, au vu du tableau macabre découvert aux alentours de 19h30, Papa Tedemnou avait cette fois utilisé une échelle, Il l'a posée contre le mur, s'est procuré une autre corde et l'a passée sur une pièce de bois au niveau de la charpente, le magasin n'étant pas plafonné.
Il s'est mis la corde au cou, puis a laissé tomber l'échelle.
En début de soirée, ce sont les aboiements persistants d'un chien du voisinage - de l'autre côté du mur mitoyen qui poussent un neveu du suicidé, prénommé Edouard à aller voir ce qui se passe. Dans le magasin, en raison du soir déjà tombé, il distingue à peine une silhouette.
Il va chercher une torche et revient. Le jeune homme tombe alors comme quelques jours plus tôt, sur le spectacle de son oncle suspendu au bout d'une corde. Sauf que cette fois, le corps ne gigote plus. Et que le cri d'effroi qui s'échappe de la gorge du témoin ne servira pas à sauver une vie.
Mais le voisinage accourt, cette fois encore. Pour constater les dégâts. Informée de la situation, une des cinq filles du défunt va alerter ses sœurs, et elles vont rappliquer à ce domicile dont elles furent chassées il y à moins d'une semaine par leur géniteur. Inconsolables, Certains voisins ont néanmoins estimé pouvoir les accuser de tout ce malheur, elles qui ont, au fil des ans, contracté des grossesses sous le toit paternel, et arrêté leurs études pour les deux premières, Le corps a été transporté dans la nuit de lundi à mardi pour le village du disparu, à l'Ouest, où il a été enterré.
Alliance NYOBIA
Il se suicide après que ses quatre filles accouchent à la maison
Le drame qui s'est déroulé à Mbanga-Pongo est rapporté par notre confrère de cameroon-tribune.