Publicité

Dédicace, L'enquête criminelle: Le regard d?un pro

L?ouvrage du commissaire de police principal Jean-Pierre Moutassi, présenté le 22 juin dernier à Yaoundé, se penche sur une technique efficace pour la résolution des crimes.

Publicité





«Les techniques d’enquête criminelle : typologie des crimes et constatations médico-légales ». C’est le titre de l’ouvrage du commissaire de police principal Jean-Pierre Moutassi qui a attiré le 22 juin dernier à Yaoundé lors de sa dédicace, les officiers de police judiciaire, les magistrats et les avocats, les médecins légistes, entre autres corps impliqués dans les enquêtes criminelles.



Publié aux éditions L’Harmattan, l’ouvrage (Tome I) de 459 pages et 27 chapitres, outille les lecteurs sur la résolution de meurtres même les plus complexes, grâce à l’exploitation de détails retrouvés sur la scène de crime. Parmi ces solutions, figure le concept de « morpho analyse ».



Une technique qui consiste à étudier les traces de sang, éléments qui se révèlent parfois cruciaux pour élucider une affaire de meurtre. « Le temps est venu pour nous de passer de la preuve testimoniale à la preuve scientifique.



De nouvelles techniques d’enquêtes sont en vigueur dans les polices. On ne condamne plus les gens sur la base des présomptions. Ce n’est pas parce que quelqu’un avoue un crime qu’il en est forcément l’auteur. Ou parce que quelqu’un nie et que deux témoins viennent l’accabler qu’il est coupable », a confié le commissaire de police principal Jean-Pierre Moutassi.



« Avec la preuve scientifique, on ne se trompe pas. On est à l’abri des erreurs judiciaires », a-t-il poursuivi. A travers une démonstration mettant en scène l’assassinat de quatre personnes au quartier Odza à Yaoundé, l’auteur a pu donner un aperçu de sa théorie développée dans l’ouvrage. Conscient du coût de la technique de « morpho analyse », l’auteur rassure : « Nous allons nous équiper progressivement. J’ai toujours convoqué l’intelligence et la créativité des officiers de police judiciaire écrit CT.



Je leur recommande souvent, s’ils n’ont pas de poudre magnétique ou de ruban adhésif pour prélever des empreintes, d’utiliser de la farine ou du scotch ». Et à ceux qui s’interrogent sur l’ouvrage qui pourrait être la clé qu’on remet à un voleur ou à un assassin, Jean-Pierre Moutassi répond : « Il n’y a pas de crime parfait ».



Marie Christine NGONO

 

Publicité