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SUD,Ebolowa : Même mort, Don Bosco rayonne toujours à travers ses ?uvres

Cela se démontre à travers la gigantesque ?uvre de la congrégation Salésienne de Don Bosco dans la ville d?Ebolowa depuis 1982.

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 Amoureux de la cause des jeunes désœuvrés, en quête d’un repère, ce prête italien depuis plus d’un siècle a su leurs redonner espoir à des vagues de jeunes par un apprentissage aux métiers à travers le monde. La présence de son action non seulement à Ebolowa mais aussi dans d’autres villes camerounaises, parlent d’elles mêmes, à voir seulement les structures scolaires portant son nom à Douala, Yaoundé, dans le grand-nord et à Ebolowa, on aimerait demeurer dans cette continuité. Ainsi donc, pour ces qualités, la communauté Salésienne à travers le monde entier s’en souvient chaque 31 janvier de l’année comme c’est le cas à Ebolowa. Une semaine d’activités bigarrées qui se soldent par une grande messe de clôture dite par le directeur de cette communauté dans la ville d’Ebolowa où la présence de Don Bosco est marquée, par une paroisse catholique « Notre dame de Fatima » de Nko’ovos, un institut technique offrant au jeunes plusieurs types de formations. A l’occasion de l’apothéose de ce 31 janvier, nous voulions comprendre la vie du prêtre Don Bosco et l’apport de son œuvre aujourd’hui dans la vie des désœuvrés. Notre guide est celui qui l’a étudié et qui vit son rêve au quotidien, c’est le père directeur de la communauté salésienne à Ebolowa.



Réaction

Père Pierre Célestin Ona Zué

Directeur de la communauté salésienne à Ebolowa  




Qui est Don Bosco et comment en est-il arrivé à cette œuvre qu’on qualifierait de sociale, d’humanitaire ?

Don Bosco est bien ce prêtre italien qui vécu de 1815 à 1888 à Turin en Italie. Né d’une famille  très pauvre, il est orphelin de père à l’âge de 02 ans. Avec sa mère, il s’est battu pour devenir prêtre tel qu’il l’avait toujours lui-même pensé. Devenu prêtre, il a vu la misère des jeunes dans la rue, dans les prisons et en a fait de l’amélioration de leurs conditions, un objectif qu’il a soutenu dura sa vie.  Sa vision était d’encadrer ces jeunes et de leur donner un apprentissage sur la laideur du péché, et un  métier pour leur avenir. La rencontre avec les jeunes de la rue tous les dimanches constitua le déclic pour la mise en œuvre de son rêve. Il prend alors pour modèle saint François Dessales qui avait beaucoup de douceur dans sa manière de faire et une bonté affectueuse. D’où la naissance de la congrégation salésienne qui envoya ses premiers missionnaires partout dans le monde, jusqu’à Ebolowa en 1982. Ainsi, l’œuvre s’est implanté alors dans la région du Sud, avec le même objectif c'est-à-dire s’occuper de la jeunesse défavorisée en leur donnant un avenir spirituel pour qu’ils deviennent non seulement de bons chrétiens mais aussi d’honnêtes citoyens ayant un métier et vivant des valeurs citoyennes.



Pourquoi en célébrer ?

Mort un 31 janvier 1888, dans l’église catholique traditionnellement, on célèbre les saints le jour de leur mort. Car, le jour où nous mourront sur terre, nous naissons au ciel pour une vie qui est infinie. Chaque année, la congrégation salésienne le fête et cette année 2018 constitue le 130 ème anniversaire de sa mort. La ville d’Ebolowa ne saurait se départir de Don Bosco car, il fait partie de l’histoire de la ville depuis 1982 date de son implantation. Perceptibles, au cœur de la ville, la paroisse « Notre dame de Fatima » à Nko’ovos, des écoles primaires et secondaires. A cela, s’est ajouté l’institut technique à cycle complet qui forme les jeunes aux métiers variés. La radio communautaire de développement de la Mvila (Rcdm) qui a vu passer plusieurs dinosaures de la scène médiatique au Cameroun en son sein. Ce complexe est encadré par la communauté salésienne qui abrite également le pré noviciat de l’Afrique tropicale et équatoriale.




Que dire aux populations d’Ebolowa par rapport à cette présence salésienne ?   

Don Bosco est arrivé par les missionnaires italiens, il est devenu africain maintenant il est d’Ebolowa. Qu’elles s’approprient non seulement le charisme, mais qu’elles sachent que Don Bosco doit continuer à vivre et à œuvrer pour son rayonnement. Pour les jeunes, qu’ils sachent que la communauté est à leur disposition il y a des problèmes que vivent les jeunes aujourd’hui. On peut énumérer la drogue, l’amour de la facilité, la sous scolarisation tout ceci demande un encadrement en vue d’éviter les déperditions.




Où en est-on avec le projet de la fondation Don Bosco ?

La fondation c’est une manière pour nous d’africaniser l’œuvre de Don Bosco. Les missionnaires italiens, ceux-ci ont soutenus les jeunes à travers l’octroi des bourses scolaires et des formations aux métiers divers. Aujourd’hui, d’autres ont réussi à trouver une place au soleil à travers la fondation,  que ceux là puissent apporter leurs soutiens à celles  des personnes qui en ont grandement besoin. Qu’ils deviennent des bienfaiteurs comme Don Bosco se saisissait de ces bienfaiteurs pour faire avancer cette œuvre. Il est question de capitaliser cette action en vue de soutenir la fondation Don Bosco pour le développement. C’est en sorte, une culture qu’on voudrait voir pérenniser pour le bien-être des couches défavorisées. Car, l’église doit s’adapter à son environnement aujourd’hui.




Propos recueillis par Jacques Pierre SEH

 

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