Ce camp a abrité pendant 30 jours, la formation des jeunes au service civique obligatoire. Selon Clément Nguelé coordonnateur régional du service civique, c’est la fin d’un long processus qui a commencé avec la mobilisation puis, la sélection de 100 appelés issus du système scolaire et extra scolaire. Il a été question pour ces jeunes dont l’âge varie entre 17 et 21 ans d’être formés en régime d’internat en éducation civique, un réarmement et résilience. Ce qui les permettra de développer les compétences de vie associatives, et les civilités de la vie courante.
Emmener ces jeunes à comprendre les spécificités de leur génération ainsi que le rôle qu’ils sont appelés à jouer pour le développement de leur pays. Les inculquer les notions de civisme, du respect des emblèmes et symboles nationaux, la culture de la paix, la dignité au travail, la tolérance, la solidarité et l’intégration nationale.
Afin de facilité leur prise en main des notions de solidarité, le camp a été organisé en 5 groupes de 20 jeunes par groupe. Ils ont ainsi bénéficié de l’encadrement de 13 formateurs dans les modules variés. Il s’agit de la formation civique, sociale, de la protection de l’environnement et du développement durable, le secourisme, la protection civile, l’éducation physique et sportive sans oublier la santé de reproduction et la solidarité. Ces jeunes appelés en ont bénéficiés de l’encadrement de 8 militaires, 8 civiles et d’une dizaine d’animateurs pédagogiques. Afin d’atteindre ces objectifs de la formation, un projet pédagogique adapté à la cible a été adopté par l’ensemble de l’équipe, puis déployé pendant le camp.
Pour Pierre Sezodé inspecteur général des services du gouverneur représentant celui-ci, le gouvernement est conscient de l’encadrement de cette jeunesse. Il est donc question de la mobilisation de cette jeunesse pour la contribution à la construction nationale car, les années 70 nous révélaient déjà l’existence du service civique national de participation au développement. L’objectif étant de fédérer les énergies et de s’atteler à la formation d’une jeunesse dynamique et responsable capable de prendre en main le devenir de la nation. Les actes d’incivisme ont gagné la sphère de toute la société, ils constituent autant d’atteinte à la moralité publique. Ce qui traduit la délinquance des valeurs éthiques et patriotiques, a gravement hypothéqué le développement d’une conscience nationale. Face donc à cette dégradation des valeurs morales et sociales, le Chef de l’état ne cesse d’inviter les jeunes à inventer une nouvelle forme de patriotisme, qui consiste à promouvoir chez tous les citoyens, le sentiment national ainsi que la tolérance et la paix.
Le but visé est d’intégrer tous les camerounais dans une vaste communauté de destin habité par la même foi, en un peuple rayonnant sur le plan national et international. Une question de développer des valeurs qui favorisent l’édification d’un « cameroon spirit ». Pour Jean Alain Mvondo l’un des appelés de cette 4ème cuvée, le séjour a été inoubliable pour tous ses camarades du camp, il s’est agi d’un apprentissage réel du vivre ensemble. Il a été édifié au secourisme et bien d’autres ateliers de formation, il ne reste pour lui qu’à sensibiliser de retour dans son milieu habituel de vie, les jeunes aux actions citoyennes et républicaines. Il s’agit maintenant pour eux, d’en faire du Cameroun, un modèle en phase avec les évolutions et projections de développement du pays. Un engagement à leur niveau respectif à la réussite des grands chantiers de construction nationale.