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Cnc :Peter Essoka, MistCnc :Peter Essoka, Mister President !er President !

Sa confirmation à ce poste arrive dans un contexte de bras de fer avec le Mincom.

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Depuis vendredi dernier, Peter Essoka est le président du Conseil national de la communication (Cnc) du Cameroun. C’est à la suite d’un décret du président de la République, Paul Biya, qui vient ainsi mettre fin à ses fonctions de président par intérim. Peter Essoka n’est pas le seul à avoir été promu vendredi dernier. Joseph Janvier René Mvoto Obounou a été nommé vice-président de cette instance. Ce dernier occupait le poste de directeur du développement des médias privés et de la publicité au ministère de la Communication. Il aura fallu 18 mois pour que Peter Essoka, l’ancien journaliste de la Crtv prenne véritablement les rênes du Cnc. Son magistère débute en juin 2014 avec le décès de Mgr Joseph Befe Ateba. On le savait assis sur un fauteuil éjectable après le désaccord qui l’a récemment opposé à Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication (Mincom), au sujet de l’affaire «Afrique Media». Pour certains observateurs, il s’agit d’un « désaveu » pour le «porte-parole du gouvernement».







En rappel, c’est au mois de juin dernier que Peter Essoka, alors vice-président et président par intérim avait rendu publique une annonce de suspension de certains medias et de certains journalistes camerounais. Cette sanction avait pris effet le jeudi 6 août 2015, avec la pose des scellés par le sous-préfet de Yaoundé II sur les portes de la chaîne de télévision Afrique Média. Le Mincom demandera plus tard au président du Cnc de procéder à la levée de suspension de la chaîne de télévision «panafricaine». Une instruction restée lettre morte, au motif que «le ministère de la Communication n’est pas la tutelle du Cnc».



Le 02 octobre dernier en effet, le Mincom faisait savoir au président du Cnc dans un courrier officiel que : « J’attire votre attention sur les suites pouvant résulter d’une situation de non-droit créée par le maintien du dispositif d’exécution forcée de votre décision, au-delà de la période normalement requise… une situation de non-droit qui pourrait vous être préjudiciable à l’avenir». Tout compte fait, les scellés posés sur la chaine panafricaine n’ont pas bougé d’un pouce jusqu’à ce jour.



 

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