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Cancers :Un oncopôle à l?Hôpital général de Douala

Le pôle d?oncologie est le fruit du partenariat entre cette formation hospitalière et l?association française, On Hem le Cameroun.

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Les patients de cancers se comptent de plus en plus dans nos formations hospitalières. Les chiffres de l’Hôpital général de Douala (Hgd), hôpital de première catégorie, sont alarmants. Selon les hématologues de la mission humanitaire française actuellement en cours dans cette formation hospitalière, 12 patients en moyenne sont enregistrés au quotidien pour un traitement de cancer. «Globalement, si on prend l’année 2015, il y a au moins 12 patients par jour qui viennent faire un traitement lié à une maladie cancéreuse. Certains mois, vous avez 250 et d’autres 300 patients», confie Dr Carla Araujo, présidente de l’association des médecins hématologues de l’hôpital de Bayonne en France. Le Dr Evelyne Ngouadjeu, hématologue, dresse quant à elle, un bilan du plateau technique de cet hôpital.







«Il y a quatre lits et 14 fauteuils dans cet hôpital de jour». Avec tous ces patients, l’Hôpital général de Douala n’a malheureusement pas de service hématologie. Mais, juste une unité d’hématologie. Laquelle a été aménagée, il y a quelques mois, par la mission humanitaire française. Cette unité est constituée des chambres propres où les mesures d’hygiène sont plus strictes que dans les autres chambres de l’hôpital. L’objectif étant d’accueillir des patients qui sont dans un état de faiblesse immunitaire et qui sont à risque infectieux important. «Le taux d’occupation de ces chambres protégées tourne autour de 70% cette année. L’année dernière, en 2014, c’était 100%», indique Dr Evelyne Ngouadjeu.



Mais, vu ces statistiques de l’Hgd sur le cancer, l’oncopôle est plus que jamais urgente. Le pôle d’oncologie sera une «structure digne pour recevoir de façon confortable et pas trop chère les patients qui auraient des cancers en général», expliquent les médecins français. Après huit missions humanitaires effectuées dans cet hôpital, l’oncopôle est la plus importante réalisation de l’association «On Hem le Cameroun». Ce pôle d’oncologie permettra de soigner les malades sur place et d’éviter les évacuations sanitaires vers l’étranger. Par ailleurs, les patients souffrant de lymphome malin non hodgkinien, pathologie qui atteint les enfants et les personnes âgées entre 20 et 40 ans -principal type cancer enregistré chez cette couche sociale- pourront guérir de leur maladie. Même les patients issus des couches les plus défavorisées qui ne peuvent pas disposer de 3 millions pour leur traitement pourront, grâce à ce pôle, avoir une seconde chance dans la vie. Mais, pour cela, l’association «On Hem le Cameroun» a besoin de l’aide des âmes de bonne volonté. Elle tend ainsi la main aux plus nantis pour «sauver la vie des plus démunis». C’est dans cette optique qu’une collecte de fonds est annoncée à la soirée de gala qu’elle organise ce jour à Douala.



Une fois les fonds mobilisés, l’Hgd pourra disposer de son pôle d’oncologie avec un plateau technique adéquat et des spécialistes. Car, grâce au partenariat entre l’Hgd et le centre hospitalier régional de Bayonne et le Chu de Bordeaux, le personnel paramédical et médical de la formation hospitalière camerounaise se forment en permanence. D’ailleurs, pour cette mission humanitaire, l’équipe française est composée de 11 personnes : chirurgiens, infectiologues, hygiénistes, infirmières, aides-soignants et anesthésistes. L’objectif étant le transfert de compétence. «On poursuit la formation avec les médecins hygiénistes, des infirmiers et aides-soignants qui le font en France et reproduisent cela ici et qui travaillent avec les personnels soignants de l’hôpital qui ont bien pris en charge le problème», explique Marie Cazenave. Mais, pour l’instant, seul l’Hgd bénéficiera d’un pôle d’oncologie. L’hôpital Laquintinie de Douala pourra en bénéficier plus tard.



 

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