"On dit que nous devons nous protéger de l'Ukraine, et puis on commence à parler de la Russie. Ce sont des choses tout à fait différentes. Est-ce que nous avons l'intention de construire un nouveau mur de Berlin?", s'interroge M.de Margerie cité par les médias occidentaux.
"La Russie est notre partenaire, et nous ne devons pas perdre notre temps à nous défendre contre notre voisin. Nous devons œuvrer à ne pas être trop dépendants envers n'importe quel pays, mais cela ne concerne pas la Russie, qui nous a sauvés à plusieurs reprises", a indiqué le patron de Total.
Il a également souligné l'importance d'un fonctionnement normal du gazoduc Nord Stream et du projet South Stream pour l'approvisionnement de l'Europe en gaz naturel russe.
"Peut-on se passer du gaz russe en Europe ? La réponse est non. Et est-ce qu'on a des raisons de s'en passer ? A mon avis, et je ne défends pas les intérêts de Total en Russie, c'est non", a conclu le PDG.
Les gazoducs sous-marins Nord Stream et South Stream sont destinés à diversifier les livraisons de gaz en Europe et à réduire sa dépendance vis-à-vis des pays transitaires, en l'occurrence l'Ukraine. Ces derniers temps, l'avenir du transit de gaz russe par l'Ukraine paraît moins prévisible en raison de l'instabilité politique en Ukraine.
Le gazoduc South Stream doit passer par le fond de la mer Noire pour acheminer du gaz russe vers l'Europe du Sud en contournant l'Ukraine. La Commission européenne estime que les accords bilatéraux signés par la Russie avec les pays transitaires dont l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie et la Slovénie violent la législation communautaire.
Moscou a pour sa part engagé une procédure judiciaire au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) suite à l'application par l'UE du "Troisième paquet énergie".
Donetsk: les habitants reçoivent des SMS de menace
Les habitants de la ville de Donetsk (est de l'Ukraine) reçoivent des SMS les accusant de terrorisme, rapporte mardi le journal russe Vzgliad.
Selon le quotidien, le message est le suivant: "Vous avez été identifié comme un membre d'une organisation terroriste. Cessez de résister".
Les forces régulières ukrainiennes se préparent à établir un blocus des villes de Donetsk et de Lougansk, principaux bastions des insurgés après le retrait des brigades populaires de Slaviansk et de Kramatorsk.
Les chefs indépendantistes affichent leur détermination à livrer bataille contre les troupes gouvernementales à Donetsk, ce qui devrait selon eux "marquer un tournant" dans leur conflit avec Kiev.
Neuf navires de l'Otan en mer Noire (source)
Neuf bâtiments de guerre de l'Alliance atlantique sont à présent déployés en mer Noire, ce qui constitue un record absolu depuis la chute de l'URSS, a appris l'agence RIA Novosti auprès d'une source militaro-diplomatique.
"Neuf navires de combat de l'Otan se trouvent actuellement en mer Noire, un cas sans précédent depuis la chute de l'URSS", a indiqué la source.
Le croiseur américain USS Vella Gulf, la frégate française Surcouf et les navires de renseignement français et italien Dupuy-de-Lôme et Eltra se trouvent dans le bassin de la mer Noire. En outre, l'exercice naval Sea Breeze 2014 engageant les bâtiments du 2e Groupe de l'Otan chargé de la lutte contre les mines (SNMCMG2) se déroule près des côtes bulgares.
Le 4 juillet, la mer Noire a accueilli un exercice naval de la Marine russe engageant une vingtaine de bâtiments de guerre et de navires auxiliaires. Une source au sein du ministère russe de la Défense a fait savoir à RIA Novosti que l'aviation de la Flotte russe de la mer Noire suivait de près tous les déplacements des navires de l'Otan.
Conformément à la convention de Montreux relative au régime des détroits, les navires de pays non riverains ne peuvent pas passer plus de 21 jours consécutifs en mer Noire. Auparavant, la frégate américaine USS Taylor a violé la convention en dépassant de 11 jours la date limite de séjour en mer Noire.
La Moldavie menacée de quarantaine
Le premier ministre russe Dmitri Medvedev veut protéger le marché russe après que la Moldavie a signé un accord d’association avec l’Union européenne (UE), écrit mardi le quotidien Kommersant. Les autorités russes pourraient notamment exclure la Moldavie de la zone de libre-échange de la Communauté des États indépendants (CEI).
Selon le premier vice-premier ministre russe Igor Chouvalov, l’association de la Moldavie avec l’UE pourrait justifier l’application de la convention de Vienne sur le droit des traités. Son article 62 prévoit en effet l’annulation ou la suspension d’un accord en cas de changement radical des circonstances stratégiques pour un des signataires. D’après le ministre russe, la signature par la Moldavie de l’accord avec l’UE a changé les fondements juridiques des relations de ce pays avec l’Union douanière et la Russie, tombant ainsi sous le coup de l’article 62. Le chef du gouvernement russe Dmitri Medvedev souligne également que l’association avec l’UE modifierait l’état économique et social de la Moldavie, en accélérant notamment l’adoption de normes techniques européennes différentes de celles en vigueur au sein de l’Union douanière et en Russie. "Une réexportation vers l’Union douanière de produits européens marqués comme une production moldave serait également possible", a souligné le premier ministre russe.
Igor Chouvalov indique que le conseil de l’Union économique eurasiatique examinerait les mesures de protection de l’économie russe lors de sa réunion du 16 juillet. Si ce conseil décidait de suspendre l’accord commercial existant, l’élaboration des décrets gouvernementaux et des projets de loi en ce sens pourrait commencer dès la semaine prochaine. Valeriu Chiveri, vice-ministre moldave des Affaires étrangères, doute pourtant de l’application éventuelle de cette mesure: "Je ne pense pas que nous soyons exclus. Cette zone n’a pas été créée par la Russie mais par tous les pays de la CEI. Si on observe nos partenaires au sein de la CEI, notamment la Biélorussie et la Kazakhstan, il s’avère que leur réaction aux initiatives russes est toujours très restreinte. Quant à nous, nous menons des consultations et espérons que la raison va prévaloir".
Actuellement, plus d’un quart des exportations moldaves sont dirigées vers la Russie - principalement de vins, jus et légumes. La participation de la Moldavie à la CEI lui offre des facilités douanières: les taxes sont de 8 à 10% moins élevées que celles destinés aux pays de l’UE. Si la Moldavie quittait cette zone de libre-échange, cela provoquerait l’annulation de ces facilités et l’augmentation des prix des produits moldaves en Russie, alors même que c'est leur faible coût qui constitue aujourd’hui leur avantage compétitif principal.
La Moldavie compte entrer sur le marché de l’UE, l'un des plus importants au monde avec ses 500 millions de consommateurs. Les autorités moldaves espèrent que la Commission européenne contribuera au développement du pays et sera en mesure de résoudre les problèmes d'exportations et de chômage.
La zone de libre-échange de la CEI pourrait également revoir ses relations commerciales avec l’Ukraine et la Géorgie. Selon Dmitri Medvedev, la Russie pourrait appliquer à ces pays les mêmes mesures de protection si leurs gouvernements suivaient l’exemple de la Moldavie. Ce pays, dont le volume d’échanges est peu important pour la Russie, servira probablement de test pour les nouveaux schémas russes de travail avec l’Ukraine.
La Bulgarie bute sur le gazoduc South Stream
En pleine crise gouvernementale en Bulgarie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est rendu lundi à Sofia, écrit mardi le quotidien Rossiïskaïa gazeta. Officiellement, il devait participer aux festivités du 135e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques russo-bulgares. Mais de toute évidence le ministre a moins parlé du passé que de l'avenir, avant tout de celui du futur gazoduc South Stream qui permettrait de rétablir le calme et la stabilité en Bulgarie. Et même au-delà.
Manifestement, les opposants au projet South Stream visent son talon d'Achille: la Bulgarie. Ces dix dernières années, le pays est plongé dans une crise politique permanente et son économie est sur le fil du rasoir. Dans ces circonstances, les points vulnérables sont si nombreux que tout gouvernement bulgare n'aurait aucune réserve de résistance. Le South Stream pourrait tout à fait stabiliser la situation et apporter à la Bulgarie un grand nombre de nouveaux emplois et des recettes budgétaires importantes. Mais cet avenir prospère pour les Bulgares ne fait certainement pas partie des plans de l'Occident, qui avait promis à Sofia des montagnes d'or pour la Bulgarie si elle adhérait à l'UE et à l'Otan. Au final le pays est aujourd'hui l'un des plus pauvres de l'UE.
Dès l'approche du début de la construction du projet South Stream, les Balkans sont de nouveau entrés en ébullition. Le gazoduc russe devrait sortir de la mer Noire près de la ville bulgare de Varna et les russophobes européens et transatlantiques ont sorti l'artillerie lourde. Washington a commencé à faire pression sur la pauvre Bulgarie, aussi bien au sens propre que figuré. Le premier ministre bulgare Plamen Orecharski a annoncé la suspension des travaux sur le South Stream le 8 juin après son entretien avec des congressistes américains, dont le républicain John McCain qui a déclaré qu'il devait y avoir "moins de participation russe" dans le South Stream.
L'opposition a immédiatement profité de la confusion dans les rangs de l'élite politique bulgare. "Orecharski et son entourage ont cherché à tromper tout le monde. C'est pourquoi la Bulgarie est humiliée une fois de plus à cause de l'incapacité du gouvernement à régler la situation autour du South Stream", a déclaré l'ex-premier ministre bulgare Boïko Borissov, qui exige la démission immédiate du gouvernement. Le président bulgare Rossen Plevneliev a dû annoncer la dissolution du parlement pour le 6 août. En parallèle, les partis bulgares ont accepté d'organiser des législatives anticipées le 5 octobre.
Malgré tout, quelques jours avant l'arrivée de Sergueï Lavrov à Sofia, le ministre bulgare des Affaires étrangères Kristian Viguenine a déclaré: "Nous avons un dialogue direct et permanent avec la Commission européenne concernant la mise en œuvre de ce projet et j'espère que dans les semaines à venir nous recevrons des explications et pourrons poursuivre notre travail". Il a souligné également l'importance cruciale de ce projet dans le cadre de la sécurité énergétique de la région.
La Serbie, la Hongrie, l'Autriche, l'Italie, la Grèce, la Slovénie et la Croatie sont unanimes en ce qui concerne l'importance du projet South Stream pour le sud de l'Europe. En réalité, le seul pays de la région qui continue à critiquer ardemment la Russie sur tous les terrains (y compris la crise ukrainienne) est la Roumanie, "principal avant-poste" des intérêts de l'Occident dans la région. Mais il est facile d'expliquer la rancune explicite de Bucarest contre Moscou en regardant l'itinéraire du South Stream: le gazoduc contournera la Roumanie. Par conséquent, les Roumains seront privés des recettes de transit et bien d'autres privilèges.
Le conflit ukrainien résiste à la diplomatie
L’armée ukrainienne continuait hier son offensive contre les combattants des "républiques populaires" autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, écrit mardi le quotidien Kommersant. Les forces gouvernementales ont notamment repris un grand nombre de villes et de villages. Pour l'instant, toutes les tentatives de régler pacifiquement le conflit ont échoué. Les membres du groupe de contact ont décidé de se rencontrer à nouveau.
Les commandants de l’opération militaire à l’est de l’Ukraine ont rapporté hier leurs avancées: après avoir repoussé les séparatistes de Slaviansk et de Kramatorsk, les forces de sécurité ont pris les villes de Konstantinovka, d’Artemovsk et de Droujkovka, ainsi que le hameau de Nikolaevka et le poste de contrôle Doljanski. Les objectifs principaux de Kiev consistent à détruire les camps d’entraînement et les postes de contrôle des séparatistes, à isoler la zone du conflit, déminer les routes, les ponts et les bâtiments. Qui plus est, les forces de sécurité prévoient d’encercler bientôt Donetsk et Lougansk en coupant les voies d’approvisionnement des combattants.
"La phase "chaude" des opérations pourrait prendre fin dans quelques semaines, estime Vitali Bala, analyste politique de Kiev. Les hommes armés tenteront de quitter le territoire ukrainien avant la fermeture définitive des frontières". Les forces de sécurité sont sûres de leur victoire inévitable et soulignent qu’il faut déjà se pencher sur le rétablissement des régions de l’est. "Aujourd’hui la tâche principale est de réinstaurer une vie paisible dans les territoires libérés des terroristes", a déclaré hier Andreï Lyssenko, porte-parole du Conseil de sécurité nationale et de défense de l'Ukraine.
D’après Moscou, ces affirmations sont pourtant hypocrites. "Les forces gouvernementales détruisent leurs propres villes, emploient une tactique rarement utilisée même par des forces d’occupation sur le territoire ennemi, s'indigne le ministère russe des Affaires étrangères. Il semble inutile de répéter des appels à Kiev à arrêter les bombardements les sites civils. Les autorités sont sourdes à ces demandes de sauver des vies".
Hier, le chef de la diplomatie allemande a également souligné que ces méthodes étaient incapables de normaliser la situation à l’est de l’Ukraine. "Bien que la situation soit désormais en faveur des militaires ukrainiens, ce conflit ne peut être pas résolu seulement par la voie militaire", a souligné Frank-Walter Steinmeier, appelant à poursuivre le dialogue dans le cadre du groupe de contact réunissant l’Ukraine, la Russie et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l’Ukraine, de l’Allemagne et de la France s’étaient mis d’accord pour organiser ces pourparlers avant samedi dernier mais les parties en conflit ne sont pas arrivées à se réunir à temps. Finalement, la réunion a eu lieu dimanche soir dans un format réduit - sans représentants des régions de l’est.
Selon l’OCSE, les participants ont discuté des "conditions et des lieux des nouvelles consultations". D’après des sources à Kiev, ils ont également évoqué des garanties de sécurité pour les observateurs internationaux qui devraient contrôler la frontière, aussi bien qu’un cessez-le-feu sans regroupement de forces.
C’est pourquoi les experts ukrainiens doutent de plus un plus des perspectives de ce groupe de contact. "La participation de l’OSCE s’expliquait, à l’époque, par sa volonté d’obtenir la libération de ses observateurs. Quant à l’Ukraine et la Russie, il leur faut organiser des négociations séparées concernant tout l’éventail des problèmes bilatéraux, notamment la Crimée", affirme Konstantine Matvienko, analyste politique de Kiev.
La Russie première exportatrice mondiale de navires et de systèmes antiaériens
Dominant 27% du marché mondial, la Russie figure à la première place du classement des exportations de matériel et d'armements navals, écrit mardi 8 juillet le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Une annonce faite hier par le président russe Vladimir Poutine pendant la réunion trimestrielle de la Commission russe pour la coopération militaro-technique. Le président a suggéré d'évoquer de manière séparée les problèmes de fourniture de matériel pour la marine.
Vladimir Poutine a déclaré qu'au premier semestre 2014, la Russie avait vendu pour 5,6 milliards de dollars d'armes et de matériel militaire - sachant que le portefeuille total des commandes étrangères avoisine les 50 milliards de dollars.
La Russie demeure l'un des leaders du marché mondial des armes, à la deuxième place derrière les États-Unis. Fin 2013, le marché se répartissait de manière suivante: 29% pour les USA, 27% pour la Russie, 7% pour l'Allemagne, 6% pour la Chine et 5% pour la France.
La Russie fournit près d'un tiers des systèmes de défense antimissile en circulation dans le monde. Leur part dans les exportations russes en 2013 est passée de 13 à 20%. Plus de 70 pays utilisent des systèmes sol-air russes qui, comme tout matériel sophistiqué et novateur, sont très coûteux. Mais les guerres régionales des 20-30 dernières années ont montré la domination des moyens offensifs aériens. Par conséquent, le renforcement de la défense antiaérienne est une tendance mondiale eEt les systèmes russes S-300, S-400, Tor-M2E, Pantsir-S1 et Buk-M2 figurent parmi les meilleurs du marché en matière de performances, de fiabilité et de simplicité d'utilisation.Le président russe estime qu'il ne faut pas en rester là. "Il est important aujourd'hui d'assurer le développement progressif de l'ensemble de la coopération militaro-technique, des liens internationaux en la matière, de renforcer la présence de la Russie sur le marché mondial des armements - ce qui devrait aider les entreprises russes de l'armement à planifier l'expansion et la modernisation de la production et à créer de nouveaux emplois", a-t-il introduit. Il a proposé d'évoquer les solutions permettant d'améliorer l'efficacité de la coopération militaro-technique et en particulier, évoquer séparément les problèmes de fourniture du matériel naval.
Le président a rappelé la fin de la remise en état du porte-avions destiné à la marine indienne. Le matériel naval représente près de 15% du portefeuille des commandes étrangères de l'industrie de défense russe. Mais selon les estimations des experts, au niveau international les États auraient l'intention d'allouer près de 100 milliards de dollars au réarmement de leurs flottes. Par conséquent, la concurrence sera plus active. "Je pense qu'il est nécessaire de suivre attentivement toutes les tendances dans ce sens et j'attends des propositions concrètes de votre part, chers collègues, pour renforcer les positions de la Russie comme l'un des principaux fournisseurs de matériel naval dans le monde", a demandé Vladimir Poutine aux membres de la commission
Une attention particulière sera accordée au développement de la Compagnie unifiée de construction navale (OSK), car tous les problèmes du secteur sont liés à sa gestion, plus précisément à sa mauvaise administration, qui entraîne des retards fréquents dans la mise en œuvre des contrats d'exportation, des dépenses supplémentaires et une basse qualité de la production
Il est à noter que le président n'a pas mentionné l'aviation – un secteur central dans les exportations d'armes russes. La Compagnie aéronautique unifiée (OAK) mène effectivement avec succès ses contrats d'exportation et accroît progressivement ses livraisons. Son portefeuille de commandes est rempli à long terme.
Rasmussen dément vouloir consolider l'Otan contre la Russie
Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a démenti ses propres déclarations selon lesquelles que consolidation du système de défense collective de l'Alliance constituait une réponse à la politique de Moscou.
A la question de savoir si la présentation de la Russie sous les traits d'un ennemi contribuait au renforcement du rôle de l'Otan, M.Rasmussen a démenti l'intention de l'Alliance de "riposter" face à Moscou.
"En ce qui concerne la Russie, il n'est pas nécessaire de développer ou de créer une image donnée de Moscou pour renforcer notre Alliance. Je crois que la raison de l'existence de l'Otan est évidente. En plus de 20 ans, nous avons fait beaucoup pour le développement d'une coopération constructive avec la Russie", a indiqué M.Rasmussen à RIA Novosti.
OTAN: pays membres, forces armées, évolution
Le secrétaire général de l'Alliance avait auparavant déclaré que le renforcement de la défense collective de l'Otan était une des mesures visant la Russie. "Suite à l'agression russe menée près de nos frontières orientales, les 28 pays membres se sont engagés à assumer la consolidation de notre défense collective", a alors souligné M.Rasmussen.
Sur fond de conflit en Ukraine, l'Otan a adopté une série de mesures, arguant la nécessité de garantir la sécurité des alliés. Ainsi, l'Otan a intensifié ses patrouilles aériennes au-dessus des pays Baltes et a dépêché des renforts dans les mers Baltique et Méditerranée.
Ukraine: Hollande et Obama appellent Poutine à favoriser le dialogue
Le président français François Hollande et son homologue américain Barack Obama ont appelé le chef d'Etat russe Vladimir Poutine à pousser les insurgés ukrainiens à dialoguer avec Kiev, rapporte l'Elysée dans un communiqué.
MM Hollande et Obama ont "appelé le président Poutine à faire pression sur les séparatistes afin qu'ils acceptent le dialogue avec les autorités ukrainiennes et à renforcer le contrôle de la frontière russo-ukrainienne", lit-on sur le site officiel de la présidence française.
Ils ont également souligné l'importance de tenir une réunion du groupe de contact "le plus vite possible" avec les "éléments séparatistes" dans l'objectif d'obtenir un cessez-le-feu bilatéral. Selon les deux dirigeants, une solution durable à la crise en Ukraine "ne peut être que politique", indique l'Elysée.
Début juillet, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a reconnu que Moscou bénéficiait d'une certaine influence sur les insurgés en Ukraine et que ces derniers "prêtaient l'oreille" aux appels à la paix.
La semaine dernière, les brigades populaires opérant dans le sud-est de l'Ukraine ont quitté les villes de Slaviansk et de Kramatorsk pour se replier à Donetsk et à Lougansk. Les forces régulières envisagent d'établir un blocus de ces deux villes pour forcer les insurgés à déposer les armes.
Ukraine: la direction militaire se dégrade
Les déclarations du nouveau ministre ukrainien de la Défense Valeri Gueleteï annonçant un prochain "défilé militaire de la Victoire à Sébastopol ukrainienne" témoignent de la dégradation de la direction militaire de l'Ukraine, a déclaré lundi à Ria Novosti une source haut placée au sein du ministère russe de la Défense.
"Cette déclaration faite par un quatrième responsable nommé lors de ces six mois à ce poste très important, n'est pas surprenante et reflète la profondeur de la dégradation générale de la nouvelle direction militaire ukrainienne", a indiqué l'interlocuteur de l'agence qui a requis l'anonymat.
"La théorie de l'évolution de M.Charles Darwin appelle cela "une sélection négative", lorsque les pires individus sont sélectionnés dans toute la population. Ceux qui suppriment leur propre peuple à coups d'artillerie lourde, ne pourraient pas être appelés autrement", s'est indigné le haut responsable militaire.
Russie/UE: le partenariat stratégique saura surmonter l'actuelle étape difficile (Lavrov)
Le partenariat stratégique entre le Russie et l'Union européenne saura surmonter l'actuelle étape difficile, les mésententes ne devant pas empêcher son développement, a déclaré lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
"Nous estimons que le partenariat stratégique entre Moscou et Bruxelles doit surmonter l'actuelle étape difficile et que les mésententes qui surgissent, dont plusieurs crées artificiellement, ne doivent pas empêcher le développement progressif de relations stratégiques réalisées aux intérêts tant des Etats membres de l'UE qu'à ceux de la Russie", a indiqué le chef de la diplomatie russe en visite à Sofia à l'invitation de son homologue bulgare.
Ukraine: l'armée détruit les armes lourdes des insurgés (ministre)
Les militaires ukrainiens ont détruit une dizaine d'armes lourdes lors d'une attaque contre un convoi des insurgés en route pour Donetsk et Gorlovka (est), a annoncé lundi le ministre ukrainien de la Défense Valeri Gueleteï.
"J'estime que le noyau du convoi, c'est-à-dire une dizaine d'armes lourdes, a été neutralisé", a indiqué le ministre dans une interview accordée à la chaîne de télévision locale TSN.
Samedi 5 juillet, près de 2.000 membres des brigades populaires opérant dans le sud-est de l'Ukraine ont quitté les villes de Slaviansk et Kramatorsk dans le nord de la région de Donetsk.
Par la suite, l'armée ukrainienne a pris le contrôle des villes d'Artëmovsk et de Droujkovka de la même région. Le président ukrainien Piotr Porochenko a ordonné d'entamer la reconstruction de l'infrastructure de la ville et d'assurer la livraison de l'eau potable et des denrées alimentaires dans ces agglomérations.
Ukraine: Slaviansk et Kramatorsk passent sous le contrôle de Kiev
Les autorités de Kiev ont annoncé samedi avoir établi leur contrôle sur les villes de Slaviansk et de Kramatorsk abandonnées par les forces d'autodéfense du Donbass, a annoncé un communiqué mis en ligne sur le site des informations officielles ukrainiennes.
Le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a chargé le gouverneur de Donetsk Sergueï Tarouta de rétablir en 24 heures les systèmes d'approvisionnement de ces villes en ressources nécessaires à la vie de la population.
Le chef du gouvernement a en outre ordonné de rétablir le fonctionnement de la police, des organes judiciaires et des établissements médicaux.
Un poste-frontière russe attaqué par les troupes ukrainiennes (FSB)
Une dizaine de munitions ont explosé samedi près d'un poste-frontière sur le territoire russe, a annoncé Vassili Malaïev, porte-parole du Service de protection des frontières de la région de Rostov-sur-le-Don.
"Au total une dizaine de munitions ont explosé dans la zone attenante au poste de passage frontalier", a déclaré M. Malaïev, ajoutant qu'une cinquantaine de personnes se trouvaient à ce moment près du poste. Elles ont été immédiatement évacuées de la zone dangereuse. Le poste-frontière est actuellement fermé.
Ce n'est pas la première fois que le territoire russe est attaqué par les forces armées ukrainiennes. Vendredi, ce même poste de passage a subi un bombardement d'artillerie. Quand une équipe d'enquête russe est arrivée sur les lieux, elle a été prise pour cible par des militaires ukrainiens. Au moins huit obus à sous-munitions ont été tirés sur les enquêteurs qui se trouvaient sur le territoire russe à environ 300-400 mètres de la frontière ukrainienne.
Cette attaque n'a heureusement pas fait de victimes.
Kiev: des inconnus masqués attaquent la rédaction d'un journal
Samedi matin, un groupe de personnes masquées a attaqué la rédaction du quotidien ukrainien Vesti, située au centre de Kiev, et a roué de coups un gardien de l'établissement, a annoncé Grigori Grine, rédacteur de la version électronique du journal, qui se trouvait à ce moment dans la rédaction.
"Au départ, j'ai entendu plusieurs coups de feu tirés visiblement avec un pistolet à balles en caoutchouc. Puis, des pierres et des cocktails Molotov ont été jetés dans des fenêtres du rez-de-chaussée et du premier étage. Ensuite, on a lancé des gaz lacrymogènes qui se sont propagés rapidement dans toute la rédaction, rendant l'air irrespirable. Un des gardiens, a été passé à tabac après avoir tenté d'opposer une riposte aux bandits", a déclaré M. Grine cité par le site internet du quotidien.
Selon lui, ce n'est pas la première fois que le journal Vesti fait l'objet d'une attaque.
Le quotidien considère cet incident comme une tentative d'intimider son équipe rédactionnelle et demande aux autorités ukrainiennes de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des journalistes.
Selon la police de Kiev, la rédaction a été attaquée par une cinquantaine de personnes. Aucune piste n'est pour le moment privilégiée par l'instruction.
Ukraine: Moscou et Berlin appellent à réunir le groupe de contact
Lors d'un entretien téléphonique, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier ont insisté sur la convocation la plus rapide possible d'une réunion du groupe de contact sur l'Ukraine, rapporte vendredi la diplomatie russe.
"Vendredi 4 juillet, les chefs de diplomatie russe et allemand Sergueï Lavrov et Frank-Walter Steinmeier ont évoqué par téléphone l'évolution de la crise en Ukraine (…). Les deux ministres ont insisté sur la tenue la plus rapide possible d'une réunion du Groupe de contact international en vue de convenir d'un cessez-le-feu et du lancement de négociations sur le règlement de la crise", lit-on dans le communiqué.
Est de l'Ukraine: Kiev encouragé par Washington (Moscou)
La rhétorique intransigeante de Kiev et l'opération militaire dans l'est de l'Ukraine ont redoublé après des entretiens entre les dirigeants ukrainiens et les représentants de l'administration américaine, constate vendredi le ministère russe des Affaires étrangères.
"On note la rhétorique dure des autorités à Kiev et l'intensification de l'opération militaire dans l'est de l'Ukraine après l'entretien téléphonique du 3 juillet dernier entre le président ukrainien Piotr Porochenko et le vice-président américain Joe Biden, et celui du ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavel Klimkine avec le secrétaire au Foreign Office britannique William Hague, qui ont pratiquement soutenu les actions de Kiev", lit-on dans le communiqué.
Ukraine: Moscou appelle Washington à encourager un règlement pacifique
L'administration américaine doit pousser Kiev à avancer vers une résolution pacifique de la crise en Ukraine, a estimé vendredi à RIA Novosti le secrétaire du Conseil de sécurité de Russie Nikolaï Patrouchev, ajoutant que l'Europe était pour un règlement pacifique.
"Une résolution politico-diplomatique de la crise en Ukraine est possible. Il importe que cela soit soutenue par l'administration américaine et qu'elle incite ses protégés à Kiev à s'engager sur la voie du règlement pacifique de la crise", a déclaré M.Patrouchev.
Et de souligner que l'Europe était favorable à un règlement pacifique en Ukraine.
"Autant que je sache, cette approche trouve des soutiens en Europe", a conclu le secrétaire du Conseil de sécurité russe.
Les USA ferment les yeux sur les morts en Ukraine
La politique américaine ressemble à Thémis. Elle est silencieuse, les yeux bandés et porte la balance de la Justice, écrit vendredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.
Combien de civils et d'enfants doivent mourir en Ukraine, combien de réfugiés doivent fuir en Russie pour que Washington réfléchisse aux conséquences du génocide organisé par le gouvernement de Kiev contre son propre peuple? La semaine dernière, immédiatement après le raid de l'aviation ukrainienne contre le village de Louganskaïa, où il n'y avait aucun indépendantiste mais uniquement des civils pacifiques, la porte-parole du secrétaire d'État Jen Psaki, connue pour ses "perles", a affirmé que les opérations de Kiev étaient "modérées" et "retenues". La diva américaine, vivant à des milliers de kilomètres des lieux, a ajouté que les autorités ukrainiennes entreprenaient "des mesures pour maintenir le calme dans leur propre pays". Psaki n'a pas remarqué la destruction de sites vitaux de grandes villes au cours de cette opération ni la chute de bombes sur des maisons résidentielles. Alors qu'on compte par centaines les preuves vidéo des crimes commis par l'armée ukrainienne.
De la même manière, la Maison blanche n'a pas voulu croire les informations de l'Onu rapportant des dizaines de milliers de réfugiés ukrainiens traversant la frontière russe. Les représentants américains ont déclaré qu'il s'agissait de grand-mères ukrainiennes qui rendaient visite à leurs proches…
De toute évidence, aucune image ne pourra persuader les "taupes" américaines pour les forcer à adopter un regard impartial sur le génocide perpétré en Ukraine. Après tout, ne voir dans les événements internationaux que ce qu'il faut est aussi un art. Et Psaki le maîtrise à la perfection.
Quand Washington justifie les meurtres de civils commis par les militaires ukrainiens et qualifie l'opération de "retenue", on se demande qui est vraiment responsable de ce génocide.
Le président ukrainien Piotr Porochenko avec ses discours mielleux, devenu depuis longtemps une marionnette de son entourage "orange-maïdan"? Ou les dirigeants américains qui contrôlent tous les acteurs sans exception dans le gouvernement ukrainien? Qui a donné l'ordre au pilote de bombarder Louganskaïa – les généraux ukrainiens ou les conseillers américains?
L'est de l'Ukraine après les bombardements
Après les négociations entre les ministres des Affaires étrangères russe, français, allemand et ukrainien à Berlin mercredi dernier, Kiev a mentionné la possibilité d'un cessez-le-feu, bien qu'il ait refusé de le prolonger plus tôt, de manière ostentatoire. Mais pourquoi dialoguer avec les politiciens de Kiev, manipulés depuis l'autre côté de l'océan? Il serait peut-être plus utile de parler directement avec la Maison blanche.
Comment réagiraient les États-Unis si l'armée mexicaine attaquait les postes frontaliers américains? Les obus tirés par l'armée syrienne à la frontière israélienne tombent parfois sur le territoire de l'État hébreu. Israël riposte et l'Occident ne conteste d'aucune manière son droit à protéger ses citoyens. Mais pourquoi, alors, l'Europe attend que la Russie fasse preuve de tolérance lorsque les militaires ukrainiens tirent au lance-roquettes sur les postes de contrôle russes?
Sanctions, une nouvelle arme offensive de Washington (Moscou)
Les Etats-Unis ont transformé le mécanisme de sanctions en une nouvelle arme offensive, estime le ministre adjoint russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.
"On a l'impression que les autorités de Washington ont conclu qu'il était plus simple et moins cher de recourir aux sanctions que d'employer une force militaire contre qui que ce soit. C'est-à-dire, il s'agit de facto d'une nouvelle arme offensive", a déclaré M.Riabkov dans une interview accordée au quotidien Kommersant.
Selon lui, la Russie ne compte pas riposter à toute sanction imposée à son encontre.
"Pourtant, nous nous voyons obligés de chercher un antidote. Pour toute arme offensive il faut une arme défensive. C'est de quoi nous allons nous occuper", a indiqué le vice-chef de la diplomatie russe.
Suite au rattachement de l'ex-république ukrainienne de Crimée à la Fédération de Russie, considéré comme une annexion par les nouvelles autorités de Kiev, les Etats-Unis et l'Union européenne ont adopté des sanctions à l'encontre de plusieurs responsables, hommes d'affaires et entreprises russes.
Les dirigeants des pays du G7 se sont également déclarés prêts à imposer de nouvelles sanctions contre la Russie en cas d'escalade ultérieure du conflit en Ukraine.
Ukraine: l'armée bloque un village près de Slaviansk (TV)
Les militaires ukrainiens ont annoncé avoir bloqué le village de Nikolaïevka dans les environs de Slaviansk (est), rapporte vendredi la chaîne de télévision ukrainienne TSN.
"Les troupes régulières sont parvenues à resserrer l'étau autour de Nikolaïevka", a annoncé la chaîne.
Comme l'ont indiqué auparavant des sources au sein des forces d'autodéfense, la prise de Nikolaïevka permettrait aux forces pro-Kiev de bloquer la ville de Slaviansk.
Les autorités de Kiev mènent depuis le 15 avril dernier une opération spéciale d'envergure visant à réprimer la révolte qui a éclaté dans le sud-est de l'Ukraine en réaction au coup d'Etat du 22 février. Les forces armées ukrainiennes utilisent des blindés et des avions.
Les événements ont pris une tournure particulièrement dramatique à Slaviansk (nord de la région de Donetsk), ainsi qu'à Lougansk, Kramatorsk et Marioupol.
Moscou qualifie cette opération militaire de punitive et exhorte Kiev à y mettre un terme immédiatement.
Ukraine: Porochenko prêt à décréter une nouvelle trêve
Lors d'un entretien téléphonique avec le vice-président américain Joseph Biden, le président ukrainien Piotr Porochenko s'est déclaré prêt à décréter un nouveau cessez-le-feu à condition que ce dernier soit respecté par les deux parties en conflit, indique un communiqué mis en ligne sur le site du chef de l'Etat ukrainien.
"Piotr Porochenko a déclaré qu'il était prêt à revenir au régime de cessez-le-feu dès qu'aura été reçue la confirmation que la trêve sera respectée au format bilatéral, que tous les otages auront été libérés et que la ligne d'affrontement entre les parties sera placée sous contrôle et supervisée par l'OSCE. Le chef de l'Etat a souligné qu'il était prêt à engager des négociations politiques constructives sans aucune condition supplémentaire", lit-on dans le communiqué.
Réunis mercredi à Berlin, les ministres des Affaires étrangères russe, français, allemand et ukrainien ont convenu des conditions d'un nouveau cessez-le-feu en Ukraine: Moscou autorisera la présence de gardes-frontières ukrainiens et de représentants de l'OSCE à la douane russe, tandis que le groupe de contact reprendra son travail.
Deux rounds de consultations entre les représentants du Donbass et de Kiev se sont déjà déroulés dans le cadre du groupe de contact tripartite pour le règlement de la situation en Ukraine. Ces rencontres ont réuni l'ambassadeur de Russie en Ukraine Mikhaïl Zourabov, deux représentants de l'OSCE, l'ex-président ukrainien Leonid Koutchma, le chef de l'ONG Choix ukrainien Viktor Medvedtchouk, le premier ministre de la République populaire de Donetsk Alexandre Borodaï et le co-président du mouvement politique Front national de Novorossia Oleg Tsarev.
Ukraine: les insurgés réclament des corridors humanitaires
Le nouveau cessez-le-feu doit être établi en Ukraine parallèlement à la mise en place de "corridors humanitaires", a déclaré jeudi à RIA Novosti le vice-premier ministre de la république autoproclamée de Donetsk Andreï Pourguine.
"Slaviansk étant assiégée, Igor Strelkov [chef des forces d'autodéfense, ndlr] est contraint d'organiser des corridors ne serait-ce que pour faire venir des denrées alimentaires dans la ville", a déclaré M. Pourguine.
"La mise en place d'un cessez-le-feu est impossible sans la création de corridors humanitaires", a ajouté le responsable de la république de Donetsk.
Concernant l'échange de prisonniers, l'interlocuteur de l'agence a rappelé que les républiques autoproclamées de Lougansk et de Donetsk avaient proposé d'échanger tous les prisonniers qu'elles détenaient contre tous ceux détenus par l'armée ukrainienne.
M. Pourguine a en outre souligné que les insurgés avaient également proposé d'autoriser la mise en place d'une mission de 300 à 400 observateurs dans les régions sud-est et de déployer ces derniers dans les points de contact entre les belligérants à la frontière russo-ukrainienne.
Frontière Russie-Ukraine/observateurs: l'UE salue le feu vert de Moscou
L'Union européenne apprécie la disposition de la Russie à admettre des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à sa frontière avec l'Ukraine et à influer sur les insurgés, a indiqué jeudi le représentant de l'UE à Moscou Vygaudas Ušackas.
"Nous évaluons comme positive la disposition exprimée hier par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à admettre tant des gardes-frontières ukrainiens que des représentants de l'OSCE aux postes de frontière et à influer sur les insurgés. Il importe évidemment que ces intentions soient réalisées sur le terrain", a déclaré le diplomate européen devant les journalistes à Moscou.
Ukraine: un chef insurgé sceptique sur les négociations avec Kiev
Le président de la république autoproclamée de Donetsk Denis Pouchiline doute de l'efficacité d'un troisième round de consultations avec Kiev.
"La situation est très tendue. Hier, nous avons subi des frappes aériennes. De nombreuses personnes ont été tuées et des maisons ont été détruites. Les frappes ont endommagé la conduite d'eau qui alimentait Slaviansk, ce qui n'a pas tardé à aggraver la situation humanitaire. Un troisième round de négociations avec Kiev - je les appellerais plutôt consultations - est prévu, mais je doute de son efficacité. Kiev n'appuie pas ses paroles par des actes", a déclaré M. Pouchiline dans une interview à la radio lettone Baltkom.
Deux rounds de consultations entre les représentants du Donbass et de Kiev se sont déjà déroulés dans le cadre du groupe de contact tripartite pour le règlement de la situation en Ukraine. Ces rencontres ont réuni l'ambassadeur de Russie en Ukraine Mikhaïl Zourabov, deux représentants de l'OSCE, l'ex-président ukrainien Leonid Koutchma, le chef de l'ONG Choix ukrainien Viktor Medvedtchouk, le premier ministre de la République populaire de Donetsk Alexandre Borodaï et le co-président du mouvement politique Front national de Novorossia Oleg Tsarev.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine a confié jeudi à RIA Novosti que la date et le lieu du troisième round de consultations n'étaient pas encore définis. Cependant, a-t-il ajouté, Moscou estime que ces rencontres doivent se tenir sur le territoire ukrainien.
Ukraine: la Russie pourrait inviter les pays voisins à accueillir des réfugiés
La commission des affaires étrangères du Conseil de la Fédération (sénat russe) envisage d'appeler les pays voisins de l'Ukraine à ouvrir leurs portes aux réfugiés, a fait savoir jeudi le vice-président de la commission, Vladimir Djabarov.
"Pourquoi les autres pays limitrophes avec l'Ukraine, dont la Slovaquie et la Pologne, ne proposent-ils pas leur concours? Ceci les aiderait, peut-être, à croire dans le fait qu'il y a des réfugiés, des gens tentant de quitter le sud-est du pays", a poursuivi l'homme politique avant de préciser qu'à ce jour, la Russie avait déjà accueilli sur son sol quelque 500.000 citoyens ukrainiens.
Le Conseil de la Fédération avait antérieurement exprimé son indignation face à la déclaration de Washington affirmant n'être pas informé de l'existence des réfugiés ukrainiens. La porte-parole du Département d'Etat américain Marie Harf a récemment déclaré que les gens affluant quotidiennement vers la Russie ne fuyaient pas la guerre, mais venaient rendre visite à "leur grand-mère".
Ukraine: Porochenko prêt à décréter une nouvelle trêve
Lors d'un entretien téléphonique avec le vice-président américain Joseph Biden, le président ukrainien Piotr Porochenko s'est déclaré prêt à décréter un nouveau cessez-le-feu à condition que ce dernier soit respecté par les deux parties en conflit, indique un communiqué mis en ligne sur le site du chef de l'Etat ukrainien.
"Piotr Porochenko a déclaré qu'il était prêt à revenir au régime de cessez-le-feu dès qu'aura été reçue la confirmation que la trêve sera respectée au format bilatéral, que tous les otages auront été libérés et que la ligne d'affrontement entre les parties sera placée sous contrôle et supervisée par l'OSCE. Le chef de l'Etat a souligné qu'il était prêt à engager des négociations politiques constructives sans aucune condition supplémentaire", lit-on dans le communiqué.
Réunis mercredi à Berlin, les ministres des Affaires étrangères russe, français, allemand et ukrainien ont convenu des conditions d'un nouveau cessez-le-feu en Ukraine: Moscou autorisera la présence de gardes-frontières ukrainiens et de représentants de l'OSCE à la douane russe, tandis que le groupe de contact reprendra son travail.
Deux rounds de consultations entre les représentants du Donbass et de Kiev se sont déjà déroulés dans le cadre du groupe de contact tripartite pour le règlement de la situation en Ukraine. Ces rencontres ont réuni l'ambassadeur de Russie en Ukraine Mikhaïl Zourabov, deux représentants de l'OSCE, l'ex-président ukrainien Leonid Koutchma, le chef de l'ONG Choix ukrainien Viktor Medvedtchouk, le premier ministre de la République populaire de Donetsk Alexandre Borodaï et le co-président du mouvement politique Front national de Novorossia Oleg Tsarev.
Rétablissement de la trêve dans l'est de l'Ukraine
Les ministres des Affaires étrangères ukrainien, russe, français et allemand ont convenu d'une déclaration commune sur le cessez-le-feu en Ukraine: Moscou autorisera la présence de gardes-frontières ukrainiens et de représentants de l'OSCE à la douane russe, tandis que le groupe de contact reprendra son travail, écrit jeudi le quotidien Vedomosti.
"Nous avons défini à Berlin l'ensemble des mesures qui permettront de rétablir la trêve dans l'est de l'Ukraine", a annoncé le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier à l'issue de cette réunion de quatre heures.
"Une trêve stable et urgente doit être instaurée afin de mettre un terme à la violence en Ukraine", annonce la déclaration commune des ministres.
Selon eux, le groupe de contact sur l'Ukraine doit reprendre ses pourparlers d'ici le 5 juillet, et le régime du cessez-le-feu être supervisé par une mission spéciale de l'OSCE. Ce groupe de contact inclut la Russie, l'Ukraine et l'OSCE. "A l'heure actuelle, ce groupe de contact est l'unique mécanisme où sont à la fois représentés les autorités de Kiev, les indépendantistes par leurs leaders, l'OSCE et l'ambassadeur de Russie", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
"Nous continuons d'appeler à ce que toutes les parties impliquées dans le conflit s'assoient à la table des négociations et règlent leurs problèmes par le dialogue. Nous le faisons publiquement. Nous réitérons aujourd'hui notre souhait dans cette déclaration commune avec nos collègues ukrainiens, allemands et français", a-t-il poursuivi.
"D'ailleurs, les représentants des indépendantistes, notamment Alexandre Borodaï
(premier ministre de la République populaire de Donetsk autoproclamée), ont déjà déclaré publiquement qu'ils étaient prêts à des consultations afin de convenir des conditions de la trêve", a ajouté Lavrov.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavel Klimkine a déclaré à son tour que les autorités de Kiev n'accepteraient qu'un cessez-le-feu bilatéral. "Nous avons perdu beaucoup de temps et de nombreuses vies pendant le cessez-le-feu unilatéral des forces ukrainiennes.
Cette fois, nous devons parvenir à un cessez-le-feu bilatéral qui serait supervisé par l'OSCE",
a-t-il déclaré.
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a noté, pour sa part, que l'accord convenu sur le règlement de la crise en Ukraine était un "pas dans la bonne direction".
"Il pose les bases d'un cessez-le-feu bilatéral et du retour de la stabilité", a souligné le ministre en ajoutant: "C’est donc un pas en avant significatif vers notre objectif de désescalade, qui reste à mettre en œuvre".
Ukraine: Medvedev prédit une crise gazière majeure cet automne
Commentant mercredi la situation en Ukraine, le premier ministre russe Dmitri Medvedev a prévenu qu'en cas de poursuite du litige gazier entre Moscou et Kiev, une "crise gazière majeure" ne manquerait pas d'éclater d'ici l'automne prochain.
"L'Ukraine ne paie pas le gaz. Son endettement est énorme. Ils (les Ukrainiens, ndlr) puisent du gaz dans les réservoirs souterrains. Une crise gazière plein format éclatera d'ici l'automne", a écrit le chef du gouvernement russe sur sa page Facebook.
Le groupe russe Gazprom a instauré un système de prépaiement pour les livraisons de gaz pour l'Ukraine, la dette du groupe ukrainien Naftogaz pour le gaz russe livré à l'Ukraine s'élevant à 4,458 milliards de dollars. Gazprom affirme toutefois que cette décision sera sans incidence sur les exportations de gaz russe vers l'Europe.
Association Ukraine-UE: la Russie protégera son marché (Moscou)
Moscou analyse la situation résultant de la signature de l'accord d'association entre l'Ukraine et l'UE afin de prendre les mesures nécessaires pour protéger le marché intérieur russe, a annoncé mercredi le premier ministre Dmitri Medvedev.
"C'est le droit de l'Ukraine [de signer un accord d'association avec l'UE]. La Russie a pour sa part le droit de passer à de nouvelles conditions de travail avec ce pays et de protéger son propre marché", a indiqué le chef du gouvernement russe sur sa page Facebook.
"La décision concernant les mesures de protection sera adoptée après consultations. Le gouvernement russe procède à l'analyse de la situation. Il élabore également les actions de la Russie dans le cadre de l'accord de libre-échange au sein de la CEI et des règles de l'OMC", a ajouté le premier ministre.
La Russie a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude au sujet de la mise en place d'une zone de libre-échange entre l'Ukraine et l'Union européenne. Selon Moscou, cette démarche pourrait entraîner un afflux incontrôlé de marchandises sur le marché russe. La Russie a déjà fait savoir qu'elle prendrait les dispositions nécessaires pour protéger son marché.
Ukraine/rupture de la trêve: "erreur dramatique" de Porochenko (Medvedev)
Le président ukrainien Piotr Porochenko a commis une erreur dramatique en rompant la trêve, et il sera personnellement responsable des victimes causées par une telle décision, a estimé mercredi le premier ministre russe Dmitri Medvedev.
"En rompant la trêve, le président Porochenko a commis une erreur dramatique. Elle apportera de nouvelles victimes. Et désormais, il en répond personnellement", a écrit le chef du gouvernement russe sur sa page Facebook.
Le président ukrainien Piotr Porochenko a annoncé lundi la levée du cessez-le-feu et la reprise de l'opération "antiterroriste" dans l'est du pays. Immédiatement, les militaires ont pilonné le centre des villes de Slaviansk et de Kramatorsk, ainsi que d'autres villes et villages.
Les autorités de Kiev mènent depuis le 15 avril une opération spéciale d'envergure visant à réprimer la révolte qui a éclaté dans le sud-est de l'Ukraine suite au renversement du régime du président Ianoukovitch le 22 février dernier. La Russie qualifie cette opération de "punitive" et appelle les dirigeants ukrainiens à y mettre fin immédiatement.
Ukraine: l'Otan tente de justifier la violation de la trêve par Kiev
Moscou considère que la décla